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Le 08-07-08 : Un grand bonheur : revoir les Bains-Romains . . .

Bonsoir,

Il y a très longtemps que j'en avais envie. Lorsque ma soeur m'a fait découvrir votre site où j'ai retrouvé les souvenirs de mon enfance, le projet s'est affiné. Rendez-vous a été pris et nous sommes partis tous les deux, en octobre 2007. Les 4 jours passés à Alger, Bab-el-oued, Belcourt ... ont été extraordinaires.
Merci à notre chauffeur car il nous a facilité la vie. Je vous envoie le diaporama sur Bains romains, c'était pour revoir la plage Martin, la plage Campello, la bosse du chameau, le rocher des rats ... que j'ai fait ce voyage. J'ai reconnu le bruit des vagues.

C'était que du bonheur, ... mais on partait pour ça !

Jean-Charles PIRANI




Le 30-06-08 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 28 JUIN 2008

RETROUVAILLES 2008, Informations sur les nouveaux participants.

Nous serons combien cette fois, 300, 400 voire plus ?

Je ne sais pas au juste mais ce que je sais c’est qu’il y aura des têtes nouvelles et pas des moindres.
À commencer par la plus célèbre d’entre nouz’autes, je veux parler d’Héda Frost qui a failli m’engueuler lorsque l’année dernière je lui ai parlé de ces retrouvailles annuelles de tous les Saint-Eugènois, sans l’y avoir conviée !
Notre championne de France de l’époque des 100, 200, 400 et 1500 mètres nage libre en sera, elle me l’a sinon promis du moins assuré. Une autre figure du Landerneau saint-eugènois, le Docteur Jean-Claude Thiodet, que j’avais vainement tenté de convaincre l’an dernier m’annonce aussi sa venue.
Figure du payage de notre enfance s’il en est, il est aussi l’époux de l’aînée des sœurs Chanlon qui habitaient comme chacun sait à la mairie de Saint-Eugène. La villa sous laquelle il y avait un moutchou ( un mozabite ) chez qui la maternelle nous contraignait, pédibus corpus, à aller chercher le beurre arabe ranci, absolument indispensable, pour apprécier le couscous dans son kès-kès.
Depuis quelques semaines, on se débat pour mettre à jour un annuaire de tous ceux qui seraient censés être à La Londe-les-Maures, le samedi 28 juin prochain, sous les ombrages de la pinède de la plage de l’Argentière et au jour d’aujourd’hui, ne craignons pas les pléonasmes, on compte quelque 434 lignes ou patronymes et cela sans compter les conjoints ! Alors imaginez un peu, si tous se décidaient vraiment à venir, comme à Sidi-Ferruch dans le temps, humer l’air marin de La Londe-les-Maures, sous ladite pinède qui meurt littéralement sur la plage, la cohue que cela provoquerait. Il en manquera c’est sûr mais qu’ils soient le moins nombreux possible. Et que, surtout, l’ambiance soit aussi conviviale et chaleureuse que les deux premières fois car on n’en est déjà à la troisième édition. Alors c’est d’accord ? À ce fameux samedi 28 juin 2008, à l’Argentière !


Gérard STAGLIANO




Le 30-06-08 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 28 JUIN 2008

LA LONDE SAMEDI 28 JUIN 2008.

Pour la troisième fois, France et Serge DOMENECH et leurs amis Saint-Eugenois, organisent le grand rassemblement des anciens de la commune : Saint-Eugène, Deux Moulins, Pointe-Pescade, Miramar, Bains-Romains, Baïnem, etc . . . le samedi 28 juin 2008, « Journée Pique-nique » à Londe les Maures, sur la plage de l’Argentière sous les pins, à partir de 9 heures (comme à Sidi-Ferruch . . . . .). Nous sommes tous (Bainrominois, Baïnemois, Pointus, amis et gens de la côte), cordialement invités à participer à ce rassemblement, à ces retrouvailles, à cette cure de souvenirs de jeunesse qui ne peut être que bénéfique.
Un grand apéritif sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer. Bien entendu pas « de feu ».

Serge et France DOMENECH Les Pennes Mirabeau, 17 Avril 2008
La Voilerie
1, Rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél. : 04.42.02.60.04 – 06.16.46.14.61
e-mail : franceserge.domenech@free.fr.

Chers Amis Saint-Eugénois,

Pour la troisième fois nous allons réunir tous les St Eugénois
Le Samedi 28 Juin 2008
à La Londe les Maures

Le rassemblement des anciens de la Commune (St Eugène, Deux Moulins Pointe Pescade, Bains Romains, Baïnem, etc…) se tiendra sur la plage de l’Argentière sous les pins (comme à Sidi Ferruch…).

RENDEZ-VOUS A PARTIR DE 9 HEURES

« JOURNEE PIQUE-NIQUE »

Aidés de Lucette GATT-LARCIER et des locaux Dédé TURC et Alain HANANA, nous espérons que cette réunion des anciens de notre belle commune d’ALGER sera une réussite et vous invitons à y participer.

Un grand apéritif (avec beaucoup de kémia) sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer.
Bien entendu pas « de feu ».

Pour ceux et celles venant de loin (train…), pas d’inquiétude : ils mangeront avec les amis présents.
Si vous souhaitez dormir sur place, nous avons pris contact avec la résidence hôtelière l’AGELONDE –très proche du lieu de la réunion- (bulletin de réservation joint à nous retourner). Merci par avance.

Les Associations des anciens de Bains Romains et de Pointe Pescade, ont décidé de se joindre à nos retrouvailles et nous pensons réunir cette année 300 à 400 personnes. Beaucoup d’entre nous ne s’étant pas revus depuis notre départ d’Algérie, il est souhaitable que chaque participant porte un badge avec son nom (de jeune fille pour les dames) et son quartier afin de se faire reconnaître.
Nous sommes tous sur le chemin du retour et une petite cure de souvenirs de jeunesse (non remboursée par la Sécu) ne peut faire que du bien !
Alors ! Soyez nombreux à nous rejoindre le 28 Juin
POUR UNE BONNE ORGANISATION ET UNE BONNE GESTION MERCI DE NOUS CONFIRMER VOTRE PARTICIPATION

Le Dimanche 29 Juin –tous ceux venant de loin… et même les autres… pourront se retrouver sur la plage pour une journée détente..

Amitiés nostalgériques de France et Serge DOMENECH

P.J. – Bulletin réservation pour AGELONDE – Plan Agelonde -





(cliquez pour lire la suite ...)





Le 29-05-08 : ET SI C'ETAIT VRAI . . . . .

LA BABOUCHE ET LE PIED

Il était un petit Pied Noir,
Qui logeait dans une babouche
Tous deux faisaient plaisir à voir
Marchant du matin jusqu'au soir
La babouche autour du Pied Noir
Et le Pied Noir dans la babouche

La babouche un jour dit "Pourquoi
Traîner ce Pied Noir avec moi?
Marcher ensemble quel calvaire!
Il est lourd...Moi je suis légére
S'il voulait libérer les lieux
Seule je marcherais mieux

Dés lors la babouche travaille
Pour blesser le Pied, le tenaille
Le comprime, fait tant d'efforts
Que le Pied Noir ayant un cor
Et prenant brusquement la mouche
Se retire de la babouche

Le Pied Noir lui s'est replié
Bien sûr dans ses petits souliers
Mais il a poursuivi sa route
Et la plus étonnée sans doute
Fût la babouche qui n'a pas compris mais vu
Que sans Pied Noir elle ne marche plus

Jacques NUSBAUMER




Le 15-05-08 : La Déchirure . . . .

Comme tous les ans, je suis allé à la messe du Mémorial de Notre Dame d'Afrique à Théoule sur Mer le premier mai 2008. Et là, comme chaque année, j'ai assisté non seulement à l'office religieux mais aussi aux dépôts de gerbes aux différentes associations patriotiques ou militaires. Comme chaque fois, on y a joué d'abord une "Marseillaise", qui a été suivie par l'inévitable sonnerie aux morts. Je suis très sensible à ces deux partitions musicales et le son quelque peu lancinant de la seconde me transporte brutalement sur la Plage Martin aux Bains-Romains. Sur celle-ci, je revois alors un jeune homme en pleine santé, très bronzé, un peu taciturne, très poli et qui donc m'a toujours salué d'un petit bonjour ou d'un sourire complice chaque fois que j'ai eu l'occasion de le croiser. Ce jeune homme, je l'ai apprécié comme il se doit en essayant de me rendre aussi ouvert que possible. Nous avions quasiment le même âge. Il était d'avril 1938, je suis de fin octobre 1936. Nous n'avions que 18 mois de différence. Il avait tout pour réussir une vie promise à un avenir souriant. Il était sympathique, il était sportif, il avait fait des études et aussi convaincu que moi, il avait tout fait pour être cadre de l'armée. Parce qu'à l'époque, je suis obligé de le rappeler, sévissaient "les opérations de maintien de l'ordre en Algérie", qui faisaient que nos classes d'âges ont sacrifié à la Nation de 24 à 37 mois pour les moins chanceux. Depuis ce "Maintien" a pris le nom plus évocateur de "Guerre d'Algérie". Alors chacun de notre côté, nous sommes partis pour le djebel. En tant qu'originaires du département d'Alger,et en tant que sous-lieutenants, nous n'avions droit ni l'un, ni l'autre à l'Algérois. Lui a choisi, ou peut-être n'a-t-il plus eu d'autre choix, le département de Constantine, moi plus chanceux ai choisi celui d'Oran. J'ai donc crapahuté tant et tant dans les oueds et les montagnes de Relizane, Zône Nord Oranais, au sein du Commando de Chasse du Secteur. J'étais "Journalier Violet 4 "Autorité" et je bouffais des kilomètres de djebel à longueur de journées et de nuit. Le décor était superbe et la chasse exaltante pour des jeunes de notre âge, convaincus du bien fondé de notre devoir.
Pendant ce temps les galets et le sable de la plage Martin brûlaient d'autres pieds que les nôtres et la Méditerranée cristalline rafraîchissait aussi d'autres corps. Et un jour la très mauvaise nouvelle est arrivée.
Georges JEAN, car c'est de lui que je parle, sous-lieutenant de l'armée française, était "tombé", comme on dit, en Algérie. Ce fut pour moi une véritable déchirure. Un bout de ferraille avait fauché cette jeune vie pendant le somptueux automne maghrébin. Il est mort le 29 octobre 1960 sur cette terre qui nous avait vu naître et qui ne serait plus jamais la nôtre quelque 17 mois plus tard. Il n'avait que 22 ans et quelques mois. A-t-on le droit de mourir à cet âge ?
Je ne le crois pas ! J'entends à nouveau le sifflement sinistre des balles qui passèrent un jour pas très loin de ma tête et j'ai encore dans les oreilles les supplications d'un adjudant d'artillerie, qui me demandait de me laisser. Je revois tous ces moments dangereux à investir un douar, une mechta, pour vérifier que rien d'anormal ne s’y trouvait. Je repense à tous ces jeunes corps couverts de transpiration sous les coups de boutoir de Phoebus, qui ne nous épargnait pas. Je nous imagine à nouveau entrant tout habillés dans l'oued boueux, bouche ouverte, arme en l'air, pour déguster cette eau réparatrice des huit ou neuf heures de "gourde vide", qui avaient précédé. Et surtout, surtout je l'imagine lui, face contre terre, versant son jeune sang dans la poussière du djebel pour le résultat que nous allions récolté nous, les pieds noirs, une poignée de mois plus tard. Depuis chaque fois que retentit la sonnerie aux morts, Georges JEAN surgit devant moi et traverse d'un pas tranquille la Plage Martin. Et moi, j'ai cette déchirure qui me perturbe, je ne supporte pas l'idée de sa mort et surtout l'injustice de cette mort. Et quelque fois je me surprends à penser que lui au moins n'aura pas vu sur les quais de Marseille la jolie banderole que nous réservaient les marseillais et le socialiste Gaston Defferre : "Les Pieds-Noirs à la mer", ou les cantines,dont la mienne, pillées de tous nos vêtements civils, ou les conteneurs de meubles que les dockers marseillais faisaient tomber "malencontreusement" à la mer.

Salut à toi Georges ! Veille sur nous du haut de ton petit nuage.


Marc STAGLIANO




Le 14-04-08 : GRAND RASSEMBLEMENT LE 13 MAI 2008, à MARSEILLE.

MOBILISATION GENERALE MANIFESTATION de MARSEILLE 13 MAI 2008....

Chers Amis,
Il n'est pas trop tard pour rejoindre le "COLLECTIF 13 MAI" mis en place et complété chaque jour( voir dernière édition suite à notre réunion d'AIX EN PROVENCE du 12 avril..)
La dernière réunion d'organisation se tiendra le mardi 22 avril 2008 à 10 heures à:
Salle de L'UNION NAUTIQUE MARSEILLAISE
34 Bd Livon
13007 Marseille,
Repas : 20 euros
S'inscrire auprés de SErge DOMENECH si intéressé pour notre Collectif
franceserge.domenech@free.fr tel 04 42 02 60 04 ou 06 16 46 14 61

Il est inutile de vous rappeler de vous rappeler combien cette MANIFESTATION est IMPORTANTE..Nous avons là une opportunité unique (Cinquantenaire ) pour marquer la TRAHISON d'un certain général, et la faire connaître,en ce JOUR de DEUIL, à nos concitoyens français,désinformés depuis 1958.

INFORMEZ AU MIEUX autour de vous ! Parents,Amis,Présidents d'amicales PN, sans oublier nos frères Harkis,les Anciens Combattants UNC,UNP,CNC,ASAF,Armée d'Afrique etc..qui ont partagé notre drame,en y laissant souvent des plumes

ORGANISEZ des CARS,pour ceux qui viendront de loin.Des responsables sont déjà en piste depuis TOULOUSE,PERPIGNAN,BEZIERS,MONTPELLIER, LYON, NICE..
André LORE Coordinateur de la Manif. pourra vous informer,ou tout autre membre du Collectif.Voir ses coordonnées...
Dés les derniers éléments fixés .( lieu exact de rassemblement,heure,tenue noire de rigueur,porte drapeaux etc.),nous reprendrons contact avec vous..
Toutes suggestions,néanmoins,sont les bienvenues !
MERCI pour le "Coup de rein" à donner, nous vieillissons tous,mais nous avons ce DEVOIR DE MEMOIRE à accomplir et nous allons TOUS ENSEMBLE l'accomplir, avec courage.!

Amicalement Votre

Jean Paul SELLES - Collectif 13 Mai.




Le 09-04-08 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : Dimanche 18 Mai 2008, repas avec l'Amicale des Enfants d'Hussein Dey.

Le dimanche 18 mai 2008, l'Amicale des Enfants d'Hussein Dey organise un repas au restaurant "Les Palmiers" à Nice, invite les Bainrominois et leurs Amis autour de leur table pour partager l'ambiance et l'amitié pied-noire.
Une agréable et merveilleuse journée à ne pas manquer.

Inscription avant le 20 Avril 2008 (cliquez)
.

A très bientôt,

Jean-Louis GARCIA




Le 09-04-08 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : Pélerinage au MEMORIAL DE NOTRE DAME D'AFRIQUE, jeudi 1er mai 2008, à THEOULE sur MER

JEUDI 1er MAI 2008, Pélerinage au MEMORIAL DE NOTRE DAME D'AFRIQUE,
à THEOULE sur MER.

Programme du Pélerinage,
Accès et Itinéraire,
Repas et Restauration,
Hébergement et Hôtellerie.
(cliquez)
.




Le 28-03-08 : AU REVOIR JEAN . . . .

Bonjour au petit monde Bainrominois.

Notre ciel s'est voilé aujourd 'hui. Je viens d'apprendre le départ de Jean. À ceux d'entre nous qui l'ont suivi durant sa maladie, Jean a toujours montré une grande force de caractère, et nous sommes certains qu'il se sera battu avec courage, avant d'être emporté. Je l'ai très peu connu, mais je garde de lui un visage rayonnant et malicieux. Jean n'était pas en reste d'humour, de cet humour qui vient facilement à ceux qui, comme lui, ont connu ce beau pays, qui était notre Algérie. Jean, comme chacun de nous a fait parti du cercle des nostalgiques. Aujourd'hui, il peut aller à sa guise revoir Baïnem ou les Bains Romains si le coeur lui en dit ,qui sont un peu comme le salon et la salle à manger, il y a juste une porte à passer.
Comme à tout bon ami, je lui souhaite un bon voyage.

Yves MARCHAIS




Le 28-03-08 : AU REVOIR JEAN . . . .

C'est avec une pronfonde tritesse que nous apprenons le décès le lundi 12 mars, de Jean TRIMOULINARD. (photo souvenir de Versailles 2006).,
Jean, nostalgique de Baïnem, présent au repas des retrouvailles à Versailles en mars 2006, avec son épouse, est vite devenu notre ami, notre copain d'enfance avec qui nous partagions ses histoires, ses souvenirs de là-bas, avec joie et humour.
Nous le retrouvons sur le site "bainromains.com" de Chounet avec qui il échangait des idées, des réflexions, des anecdectes, des souvenirs.
A Danièle, son épouse, à ses enfants, nous adressons nos plus sincères condoléances.

Jean-Louis GARCIA




Le 27-03-08 : SOUVENIRS SOUVENIRS . . . . . . . La Lettre de ma mère

Lettre écrite par Suzanne BERNARDO à Bordeaux, quelques temps après son arrivée en Métropole, alors qu’elle était hébergée avec sa mère Catherine, gratuitement, par une famille qui accueillait les rapatriés à leur arrivée à l’aéroport.

Algérie

Pour se souvenir de toi… Terre bien aimée, frappée et martelée par nos pas, devenant de générations en générations notre berceau familial au prix de sacrifices, tu nous as donné le fruit de tes entrailles.

Témoin de nos joies et de nos peines, tu récompensais notre labeur. Nous espérions faire de toi notre tombe jusqu’à la fin des temps.

Ravagés par un front politique, nous dûmes te dire un adieu sans lendemain. Ce fut la bénédiction de tes enfants, emportant dans leurs cœurs ton image à jamais gravée.

Baigné de nos larmes, ton visage attristé ce 12 juin 1962 par un peu de soleil, semblait comprendre notre destin. Nous te disons un Adieu sans retour, notre dernier regard faisant de toi notre grand orgueil et un passé à jamais gravé dans la profondeur de nos cœurs,.

Pères et Mères défunts, jalousement gardés par Toi, rendaient notre mal encore plus grand.

Notre jour viendra de rejoindre ceux que tu as déjà reçus, mais dans une tombe exilée.

Porte ton oreille à notre dernier Adieu, Terre bien Aimée. (Fin 62)


Garry GARRIGOS




Le 25-03-08 : Le masque et les palmes


Ma vie, à la Pointe Pescade, changea du tout au tout, le jour où mon père m'offrit un masque et des palmes pour mon anniversaire !
A compter de ce jour, il y eut comme un avant et un après ! Mes 10 ans marquèrent ainsi le début d'une période de découvertes merveilleuses pour le petit poisson de Méditerranée que j'étais déjà.
Bien sûr, avant cette date bénie, je passais pas mal de temps sous l'eau. J'adorais observer la vie sous-marine les yeux grand ouverts, mais je gardais une vague méfiance et une certaine inquiétude envers les fonds sous-marins, notamment les coins de rochers sombres et encaissés. Je craignais de mettre les pieds sur des oursins mais aussi de tomber nez à nez avec une pieuvre, un gros poisson, des méduses ou même tout simplement des algues un peu collantes.
Enfin, j'étais assez craintive et je dois bien avouer, pas très aventureuse !

Le masque bleu et les palmes assorties eurent vite fait de changer tout cela, je partis explorer immédiatement tous les recoins qui m'avaient paru jusqu'ici un peu inquiétants. Cela peut faire sourire mais ce fut une découverte et un véritable bonheur ! Désormais, on ne me vit plus en surface que pour reprendre mon souffle et hop, une brève apparition de mes petites fesses en maillot bleu au-dessus des vagues, je filais vers le fond, telle la sirène que j'ambitionnais d'être !
La vitesse que me donnaient les palmes rendait enfin accessibles des endroits un peu éloignés et magnifiques, des passages étroits entre deux rochers et des profondeurs peu importantes mais jusque-là hors d'atteinte pour moi.
L'effet de loupe du masque me permettait d'observer les détails de la vie sous-marine comme les petits poissons cachés dans les anfractuosités. Je pouvais enfin apprécier les mouvements gracieux des algues que je craignais tant auparavant.

Quand nous allions dans notre crique, la Baie des Anges, je me mettais à explorer la partie gauche près de la falaise qui m'avait toujours paru très menaçante car elle était vite gagnée par l'ombre. Les rochers coupants, affleuraient à peine à la surface de l'eau, obligeant les nageurs à les éviter pour ne pas se blesser. Ces rochers, tout déchiquetés recouverts d'arapèdes étaient le refuge de petits racaos et de crabes, j'y vis même un hippocampe ! Quelle chance aussi de pouvoir observer un petit poulpe parmi les petits tentacules des orties de mer ! Mais quelle frustration aussi la plupart du temps de devoir remonter respirer et de perdre de vue le mouvement furtif et prometteur des poissons de roche qui sortaient la tête de leur trou sans pouvoir en retrouver la trace ensuite !

Quand nos baignades nous amenaient à la petite plage Chachouin,en bas de la villa de ma grand-mère, j'osais maintenant explorer tous les côtés de la petite anse dont le fond était tapissé de galets et de petits cailloux et aussi passer de l'autre côté du petit rocher allongé qui nous servait de plongeoir. Je découvris une merveille derrière ce rocher, le fond remontait en pente douce vers une petite plage de sable fin à 2 mètres de profondeur environ, encadrée de jolis rochers plats et accueillants recouverts d'algues multicolores qui dansaient au gré du ressac en un ballet féerique découvrant parfois le miroitement d'une famille de girelles. En observant cette masse ondulante je pus apercevoir tout ce que ces algues abritaient, des oursins, des cabotes et aussi de jolies étoiles de mer. J'aurais voulu rester allongée au fond de cet espace de rêve et je dépensais beaucoup d'énergie pour rester au fond et regarder les rayons du soleil à travers la surface de la mer. Je maudissais mon sort de fille de l'air qui me faisait toujours remonter à la surface malgré mes coups de palme énergiques et qui, bien entendu, m'obligeait à remonter respirer régulièrement.
A l'époque, je n'imaginais pas qu'il pouvait exister des ceintures de plomb et des bouteilles d'oxygène car mes parents lors de chasse sous-marine étaient seulement munis de palmes et de masques, un tuba et un fusil-harpon complétant leur équipement.

Enfin, cette plage idyllique qui se situait sous l'eau, cette langue de sable fin découverte par hasard faisait mon bonheur et j'y pensais chaque nuit en m'endormant. Rien d'étonnant à ce que je m'y retrouve encore souvent dans mes rêves en compagnie de girelles multicolores….

Solange CARAYOL




Le 16-03-08 : ETOILE DE MER : URGENT QUI PEUT REPONDRE A . . . . .

Marie Bignon : marie_bignon@yahoo.fr

Bonjour,

Bravo pour votre site qui m'a apporté de précieux renseignements sur les étoiles de mer.
Aujourd'hui, nous étions à Fort-Mahon puis à Quend-Plage dans la Somme, et nous avons été fort surpris de découvrir au bord de l'eau sur des kilomètres, énormément d'étoiles de mer échouées (et mortes). Nous sommes d'Amiens dans la Somme et donc près de la mer et connaissons bien la mer du Nord mon conjoint et moi-même et de toute notre vie 30 et 40 ans, nous avons du voir une ou deux étoiles de mer échouée chacun dans cette région, nous pensons que c'est peut etre du aux forts vents qu'il y a eu sur plusieurs jours ces derniers temps, on peu même parler de tempêtes...
Comme il y en avait de belles c'est a dire en bon état et de toute façon mortes, j'en ai ramené quelques unes chez moi afin de les faire sécher, mais nous avons pu constater (nous les avons ramené aujourd'hui) que çà sentait très fort et une odeur désagréable et nous sommes malheureusement en appartement, il y en a certaines qui sont assez grosses et je me demande si çà sèche vite, si l'odeur reste longtemps, je n'ai pas de planches ni de clous de vitrier ou autre, y aurait-il un autre moyen pour les faire sécher? Nous avons tout de même un garage, où
nous pourrions les mettre. Mais vu le temps qu'il fait en ce moment, pas de soleil mais bcp de vent et de pluie, je me demande si elles vont sécher ou pourrir....
Pourriez-vous me conseiller?
Merci

Marie-Hélène BIGNON




Le 09-03-08 : Définition des mots : BAFFAGNE et BOLDA

A mes compatriotes nostalgiques des Bains Romains ou d'ailleurs,

Baffagne : En effet coup de vent violent et assez court. Quant à savoir ( ou saouar) d'où il vient, cela dépend du coin où l'on se trouve. Mais en général il suit automatiquement un coup de chaleur ou même de sirocco, tout comme sur terre les orages.
A Lapérouse (désolé pour les Baniromains?) la baffagne venait d'ouest et souvent du sud, levant une mer écailleuse et hargneuse. La pêche au harpon juste avant qu'elle ne se lève était fabuleuse.

Bolda : Je n'utilisais personnellement que la bolda en plomb, petit anneau d'une dizaine de cm. Comme indiqué, elle servait surtout à libérer les hameçons engagés sous un touffe d'algues ou sous un rocher.
Il fallait d'abord couper la ligne, enfiler le bas de ligne dans l'anneau lui-même relié à une autre ligne et rattacher la ligne de pêche. Puis on laissait filer la bolda jusqu'à l'endroit de l'accrochage tout en tirant et lâchant la bolda jusqu'à décrochage (!) . On remontait la bolda par sa propre ligne.
Pour ce qui est des mérous, dites-vous bien qu'une bête de 10 kg ou souvent plus se fichait pas mal de la bolda de plomb ou de ciment. J'ai cassé maints ardillons d'acier inoxydable sans pour autant pouvoir sortir un mérou qui s'était mis à trou... alors une bolda, même de dix kilos!
Mais il est vrai qu'elle était utilisée pour sortir un mérou.
Dans ce cas précis, on attachait à la bolda un petit sachet de sulfate de cuivre, le même qui mis dans une vieille chaussette, servait à faire sortir les vers à pattes . Affolé par le poison qui se dégageait à la fonte du sulfate, le mérou giclait de son trou. Attention aux casses ou aux mains entaillées à ce moment précis!

Dans un bouquin en gestation et prêt d'accoucher (Lapérouse ou le Temps des cigales), je décris ces méthodes ... écologiques .

Le Temps des cigales fera d'ailleurs suite à mon premier livre paru fin décembre chez Dualpha.com : Alger-Blues. Hélas à un prix prohibitif mais je n'y suis pour rien. Si vos lecteurs étaient intéressés, j'accorde une remise de 20% sur le prix Dualpha, port en sus ou sans le port pour ceux qui auraient le courage d'aller au rendez-vous annuel d'Uzès.
Mais pour cela, il faudrait m'écrire ou m'envoyer un mail de réservation.

Ne m'en veuillez pas de me faire un peu de pub, je ne peux compter sur nos chers médias plus enclins à faire la promo des livres sortis sur Carla et autres people ou politiquement corrects.

Merci de m'avoir prêté attention.

Salutations, GDdlG

PS : Je me suis souvent baigné aux Bains Romains ou au parc aux huîtres évidemment... puis j'ai connu Lapérouse.

Guy Dupuy de la Grandrive - 12 rue Emile Mazuc 34300 - AGDE
guy.dupuygdrive@free.fr




Le 27-02-08 : Recherche d'enfants et de familles Guynemer


ENFANTS METROPOLITAINS DES CENTRES GUYNEMER
ACCUEILLIS PAR DES FAMILLES
EN ALGERIE ET EN TUNISIE DE 1940 À 1945


Nous sommes en quête d'informations relatives aux centaines d'enfants métropolitains et aux familles qui, entre 1941 et 1945, les ont accueillis bénévolement en Algérie et Tunisie au sein des Centres Georges Guynemer, - sous l'égide de la Croix Rouge et de la Nonciature Apostolique – en les soustrayant aux méfaits de la guerre.
Aidez-nous à compléter nos recherches par plus de témoignages, récits, détails, anecdotes, photos, et surtout documents officiels émanant des organismes concernés. Les originaux que vous voudriez bien nous confier vous seront retournés après avoir été reproduits.
Cet appel concerne plus spécialement les régions Nord-Pas de Calais, Picardie, Normandie, Ardennes, Pays de la Loire, Ile de France, Lyon, Marseille.
Nous vous remercions d'avance de votre collaboration.

Pierre ANGLADE "panglade1@club-internet.fr"

Claude RAYMOND "claude.raymond@club-internet.fr"

Pierre ANGLADE et Claude RAYMOND




Le 17-02-08 : Une lointaine anecdote : la naïveté enfantine . . . . . . La SINGE

À force de la solliciter, la mémoire restitue certains souvenirs. Cette petite
histoire qui vient en ligne droite des Bains Romains en est l'illustration.
J'en fus à la fois témoin et acteur. Je devais avoir à l'époque cinq ou six ans. Un
jour où je ressortais avec Maman de la poste, située rue Benoît Bernardo, c'est à
dire à deux pas de notre habitation, Maman rencontra une dame, avec qui elle engagea
la conversation. Vint à passer devant nous une dame très âgée, que la fée en charge
de la beauté avait de toute évidence boudée. Dès que cette dernière se fut éloignée,
la personne qui conversait avec Maman lui glissa "la pauvre, elle est laide comme un
singe". Évidemment cette remarque ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Quelques
jours plus tard, la même vieille dame repassa rue Benoît Bernardo . Vous devinez la
suite !? La voyant venir, je la pointais du doigt en criant à haute et intelligible
voix "Maman... viens voir ...la SINGE"
C'était, je crois, la seconde fois que ma mère me reniait. Je lui en ai tant fait
voir étant gosse, qu'elle a gagné son paradis avant que je n'aie dix ans.
C'était le bon temps.

Pour l' A.B.B.R , du diocèse d'Alger

Yves MARCHAIS




Le 07-02-08 : DE NOUVELLES ET MAGNIFIQUES PHOTOS I

De nouvelles et magnifiques photos sur l'ilôt de MIRAMAR, la forêt de BAINEM, POINTE-PESCADE. . . . . offertes par HANAFI

Magnifique coucher de soleil sur l'ilôt clicquez.,

Magnifique coucher de soleil sur l'ilôt clicquez.,

Magnifique coucher de soleil sur l'ilôt clicquez.,

Miramar, l'ilôt crachant son écume clicquez.,

La suite à la rubrique PHOTOGRAPHIES : collection Miramar Hanafi.




Le 04-02-08 : LA VERITE, AGREABLE A LIRE ET A ENTENDRE . . . . . . .

Sur l’enseignement pendant la période française :

"S'il est, en Algérie, un domaine où l'effort de la France ne se discute pas, c'est bien celui de l'enseignement. On doit dire que l'école a été un succès certain.
Les vieux maîtres, les premiers instituteurs, ont apporté toute leur foi pédagogique, sans arrière-pensée, et leur influence a été extrêmement heureuse."

Abderrhamane FARES

"La scolarisation française en Algérie a fait faire aux Arabes un bond de mille ans."

Belkacem Ibazizen


Sur les bienfaits de la colonisation :

"En un siècle, à force de bras, les colons ont, d'un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux.
Seul, l'amour pouvait oser pareil défi... Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants."

Boualem Sansal

"A son indépendance, nul pays extérieur au monde ccidental,
Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d'une infrastructure aussi développée que celle de l'Algérie."

Bachir Ben Yamed (Directeur de "Jeune Afrique")

"L'oeuvre de la France est admirable ! Si la France était restée vingt ans de plus, elle aurait fait de l'Algérie l'équivalent d'un pays européen."

Propos d'un homme d'Etat syrien raportés par Fherat Abbas

Sur ces misérables Pieds Noirs suceurs de burnous et pilleurs de leurs richesses.


"Si les Pieds Noirs n'étaient pas partis en masse, l''Algérie ne serait peut-être pas dans l'état désastreux dans lequel elle se trouve..."

Malika Boussouf (Journaliste)

"Trente ans après l'indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d'habitants et plus de rapetoux qu'il n'abritait de colons. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs, s'ils étaient restés, nous aurions, peut-être, évité cette tragédie."

Boualem Sansal


Le clou, pour terminer :

"LA FRANCE A COMMIS UN CRIME : ELLE A LIVRE LE PEUPLE ALGERIEN AUX TUEURS ET AUX ASSASSINS !"

Ferhat Abbas (ex-leader du FLN)


Je ne me lasse pas de ce genre de lecture, je crois même rêver et je vous conseille donc d'en profiter et d'en faire profiter vos proches et amis !
Nostalgériquement vôtre…


Gérard CSTAGLIANO




Le 02-02-08 : SOUVENIRS SOUVENIRS . . . . . . .

En parcourant les différents messages du site j'ai retrouvé des noms que je croyais oubliés et qui ont fait resurgir des images dans ma tête.
En espérant ne pas me tromper en voila deux :

Le nom de MILETO m a fait retrouver une photo où je suis avec ROBERT MILETO et JEAN-MARIE X? sur le rocher que l'on appelait: LA CRIQUE plage MARTIN, il me semble que ROBERT avait une soeur dont j'ai oublié le prénom mais qui je crois ressemblait à l actrice : MIREILLE DARC.
Quelqu'un peut-il me confirmer la chose?

Le nom de DURY m a fait rire en me faisant revivre une anecdote.
Un jour que nous étions en train de manger sous la véranda, nous avons entendu du bruit dans le jardin derrière la maison. Il s'agissait de trois ou quatre gamins qui étaient en train de dérober des fruits (oranges ou pêches je ne sais plus). Il est bien connu que les fruits sont toujours meilleurs chez le voisin.
J'ai fait le tour de la maison par la rue et mon père par le jardin. Nous avons attrapé le moins rapide à fuire. Il s'agissait du fils DURY, qui devait avoir 9 ou 10 ans. Mon père a fait semblant d'être très en colère et l'a attaché aprés un tronc d'oranger avec une corde en lui disant : tu aimes les fruits, et bien tu vas rester là.
Puis il est descendu au café RIPOLL où il a averti Mr.DURY que son fils était ligoté dans notre jardin, celui-ci venant le délivrer un bon bout de temps aprés. Je vous laisse imaginer la tête du gamin,
J espère qu'il ne nous a pas trop détesté.

Voila de vieilles histoires qui me reviennent en tête
Bonjour à tous les anciens de BAINS ROMAINS
A BIENTOT

Serge CHRISTOL.




Le 29-01-08 : MERVEILLEUX . . . .

En effet, c'est merveilleux de retrouver tous ces témoignages, toutes ces photos, j'ai reconnu sur des photos de classes de Pointe Pescade CFE 1950/51 des copines et copains, moi j'y suis rentrée en décembre 1950, donc je ne suis pas sur cette photo, mais j'y suis restée jusqu'en 1952.
Je suis émerveillée de parcourir tout ces sîtes et de revoir toutes ces vues de notre beau pays.
J'y suis retournée en novembre 2007, la maison de mes parents à BOU AMAR à côté du chateau, a été rasée. Ce fut un très grand choc, bien qu'étant prévenue.
Par contre la ville d'ALGER a été bien préservée.
Continuez votre oeuvre, c'est magnifique et très pationnant.

Josiane MORANA




Le 23-01-08 : Qui se souvient de la plage pertusse à MIRAMAR ? . . . .

Admirez cette magnifique photo . . . .

La Plage clicquez.,

prise en janvier 2008 et offerte par Miramar Hanifa.




Le 22-01-08 : Ma Grand-Mère et la Villa Gras

Bonjour et merci de votre réponse,

Merci également de m'aider dans mes recherches, j'espère que d'autres internautes liront mon message et pourront me donner d'autres informations sur cette maison, je vais scanner les photos dont je dispose afin que vous puissiez enrichir votre site qui est déjà très bien documenté,

Etes vous retourné aux bains romains après 1962 ? Savez vous comment est le village ? et si on s'y rend facilement ?
Merci encore,

Amicalement

sabatierceline@yahoo.fr

Céline SABATIER




Le 16-01-08 : Poissons et fonds marins

Bonjour,
Il est impossible d'aller sur Internet chercher une doc sur un poisson sans tomber sur l'incontournable "Bains Romains" ce site magnifique, tout de sensibilité, d'histoire, de passions et...de parties de chasses sous marines
J'étais en train de chercher Girellier pour mon prochain livre "Le Scaphandrier du Brusc" où je vais parler de mes jeunes années et découverte du Var dans ce port de pêche charmant à l'époque. J'y suis allé ce matin, "c'est plus pareil !"
Partant du girellier je tombe sur la Tchelba. Ce nom je le connaissais bien mon ami Chatord originaire d'Alger, m'en parlais avec dédain chaque fois que l'on croisait l'un de ces nombreux bancs de saupe.
Des fois je tirais dans le tas, et si j'attrapais c'était pour faire les filets pour mon chien.
J'ai vu sur un port voisin vendre ce poisson à des touristes et la brave provençale dire "C'est pas de la dorade, c'est de la dorée, c'est tout comme !"
Une fois retour de chasse je n'avais rien pris quand soudain elles passent au détour d'un rocher et j'en mets deux sur la flèche
Nous les avons mangé, même fraîche,ma femme m'a dit "on dirait du poulet du Casino"
Content d'avoir repris le contact avec l'équipe de Bains Romains et navré de savoir que Chounet a disparu. je crois que c'est avec lui que j'avais eu des échanges...non ?
En fichiers joints, mes deux derniers livres dont "Jacques de Porquerolles" nos années 50, quand vous chassiez à Bains Romains et nous à Porquerolles.
Ensuite Plongées au GERS mes aventures dans la Marine Nationale.
Vous pouvez les mettre sur votre site, j'en serais heureux. déjà vous aviez fait paraître mon "A Table Scaphandriers"
Je les vends avec une dédicace personalisée pour chacun.
Et le prochain pour 2003
@micalement
loridon.gerard@wanadoo.fr

Pour lire mes livres :
http://monsite.orange.fr/livresduscaphandrier

Et mes aventures de scaphandrier :
http://monsite.orange.fr/scaphandrier



Gérard LORIDON




Le 16-01-08 : Ma Grand-Mère et la villa Gras

Bonjour,

En cherchant des informations sur les Bains-Romains, je suis tombée par hasard sur votre site.
Ma grand mère Hélène Gras est née et a vécu aux Bains-Romains, dans la villa Gras, je présume, mais je ne suis pas sûre car je ne dispose que de bribes d'informations et de souvenirs racontés, j'ai également quelques photos que je pourrais vous envoyer.

Je sais que ma grand mère adorait cet endroit, elle me racontais les histoires de son enfance, les pêches fabuleuses, la douceur de vivre, les odeurs, et la lumière pour m'endormir le soir. Tout ceci devait être un peu romancé, mais ces "bribes" ont bercé mon enfance et moi aussi j'éprouve cette nostalgie alors même que je n'y suis jamais allée, et que j'ai découvert ce soir, en naviguant sur le site les premières images de cet endroit magique. Ma mère y est née, mais elle en garde très peu de souvenirs, elle est partie en 1962 et jamais revenue.

Ma grand mère nous a quitté il y a presque trois ans maintenant, je l'aimais très tendrement et votre site me replonge dans de doux souvenirs ;

Savez vous si ce que vous appelez la villa Gras appartenait vraiment à la famille Gras (de l'anisette du même nom), avez vous connu ma grand mère ou la famille Gras ? et cette maison qu'elle aimait tant ? savez vous ce que la maison est devenue ? et si elle existe toujours ? mon frère et moi avons le projet d'emmener ma mère re-découvrir les lieux de son enfance oubliée, mais je ne veux pas me lancer dans ce projet sans savoir un peu avant comment tout a évolué ? je sais que parfois, il est difficile de confronter ses souvenirs à la réalité, c'est pourquoi toute information m'aidera dans ce projet

Vous en remerçiant par avance,

Bien amicalement,

Céline Sabatier (petite fille d'Hélène Gras, arrière petite fille de Christina et Léandre Gras)


Céline Sabatier




Le 28-12-07 : BONNE ANNEE

Chers Amis,
A l'occasion de cette fin d'année 2007, je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noêl et de Nouvel An, qu'accompagnent mes voeux les plus sincères de santé, bonheur et prospérité pour vous, votre famille et tous ceux qui vous sont chers.

Amitiés Bainrominoises,
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008.,

Jean-Louis GARCIA




Le 20-12-07 : Pourquoi « Pied-Noir » ?

Nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur cette définition de « nous autres », Français natifs d’Algérie.
L’idée la plus répandue est que les soldats de la Conquête portaient des godillots noirs. Or, il semblerait selon Jeanne Duclos (dictionnaire du français d’Algérie, éditions Bonneton 1992) que cette expression n’est apparue que pendant les « événements ». Son origine, dit-elle, est très controversée. Elle en donne une autre : « pieds noirs des premiers colons qui pataugent dans les marais ».
Claude Garcia, sur son site : http://piedsnoirs.viabloga.com/ fait l’inventaire de toutes les hypothèses. A celles que je viens de citer, il ajoute :

« - Les premiers colons qui plantèrent de la vigne foulaient le raisin aux pieds et lorsqu'ils sortaient des cuves, ils avaient les pieds teintés de sombre par le raisin.
-En novembre 1942, les troupes américaines, nouvellement débarquées en Algérie, auraient assimilé les Français d'Algérie aux indiens « Blackfeet » (Pieds noirs), en
voie de disparition en Amérique.
- Après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942, et à l'occasion des cérémonies de l'armistice du 11 novembre 1918, auxquelles assistait le Général Clarck, commandant la 8° Division blindée américaine, le célèbre général, après avoir constaté le travail qu'avaient effectué les Français sur cette terre ( la transformation du marécage en terre fertile, les vignobles, les orangeraies, etc.) avait prononcé ces mots : « You are pioneers »(vous êtes des Pionniers), or « Pioneer » en américain se prononce « PIENOUAR Ce terme nous serait resté.
- Selon certains, le terme PN est né au Maroc. C'était le nom donné aux soldats français originaires d'Algérie par les Français du Maroc.
-Une moisissure, le champignon « pied noir » joue un rôle dans la fonte de semis. On observe, au collet et à la base des tiges des plantules malades, des plages nécrotiques, parfois ponctuées de noir (pycnides) qui évoluent vers une nécrose et une pourriture brune chez les plantes adultes. (peu probable)
- Les chauffeurs et soutiers dans les bateaux à vapeurs étaient traités de « pieds noirs, » car ils étaient indésirables dans les parties nobles du bateau, c'était donc des « parias ». Cette explication est très plausible - Un oiseau, le Pied-noir ou « Ped negre », est un petit passereau migrateur, grand chasseur d'insectes qui émigre de France vers l'Afrique du Nord, à l'automne. Plausible !
- Une autre explication animale, le "Furet Pied noir » (Mustela nigripes) autrefois appelé "Putois pied-noir". »

Voici le point de vue de notre ami bainrominois et angliciste Pierre Clinquart:

« -Pioneer ? Non, impossible, ou bien très déformé par des oreilles peu musiciennes ! prononcé [-ai-'nir] - à peu près, car les symboles phonétiques ne passent pas la rampe électronique.
-Soutiers dans les bateaux traités de « pieds noirs »? Mais qui l’a entendue appliquée à nous autres avant 1953, cette étiquette ?
-Putois pied-noir ? Vraisemblable : espèce menacée poussant des cris assourdissants !

C’est un serpent de mer. Personnellement, je n’aime pas employer ce mot, sinon avec des guillemets (« on » nous a donné ce nom-là, je ne sais pas qui c’est, mais ça ne se disait pas chez nous autres). Je préfère dire que je suis un Français d’Algérie. Tout ce qu’on sait, c’est que l’invention est tardive. Je joins des contributions intéressantes, mais sans doute pas décisives ; en tout cas, elles sont astucieuses et bien argumentées, et puis la caution du maître André Lanly leur donne beaucoup de crédibilité. »

Les contributions intéressantes dont parle Pierre sont des articles piochés dans la revue « l’Algérianiste ».
Dans le n° 95 de l’année 2003, Eric Guerrier nous livre son opinion. L’expression viendrait du Maroc, plus particulièrement de Casablanca où elle définissait une bande dans un quartier populaire et « chaud ». Cette bande, sans doute férue de westerns, s’était ainsi autoproclamée. Elle avait violemment manifesté début 53 contre le terrorisme et le projet d’indépendance. Un quotidien marocain avait alors publié à la Une en gros titre : « Les Pieds-Noirs passent à l’attaque ».
Eric Guerrier cite aussi André Lanly, qui fut professeur à la faculté des Lettres et Sciences Humaines d’Alger (Thèse des « godillots noirs » in Le français d’Afrique du Nord , éditions Bordas, 1970) et Germaine Tillion (Chauffeurs indigènes pieds nus dans le charbon des soutes de la Marine in Les ennemis complémentaires , Editions de Minuit, 1960).

Personnellement, cette appellation ne m’a jamais dérangée ni complexée. Elle me relie à une communauté (la « Mélanopodie » comme dit Pierre). Elle me « situe » tout de suite auprès de mes interlocuteurs. Elle a parfois suscité un étonnement révélateur d’a priori chez les « Français de France » : « Tiens, on ne dirait pas… », à cause de mon teint pâle qui ne révèle pas la petite goutte de sang espagnol ou peut-être parce que j’ai perdu l’accent.

Camille Delpla-Desgoffe




Le 28-10-07 : Scooter RUMI

Objet: joindre un correspondant
De: Claude Crochard "crochard@univ-metz.fr"

Bonsoir,

En cherchant tout ce que je peux trouver concernant le scooter Rumi, je suis tombé sur votre site et plus particulièrement sur une communication signée bideaux.gerard@neuf.fr
Merci d'avance.
Gérard BIDEAUX
ps: Photos de mon Rumi

J'ai essayé de communiquer avec la personne, mais c'est impossible (vraisemblablement pour cause de changement de fournisseur d'accès). Il est possible que vous ayiez une adresse qui marche pour cette personne, on ne sait jamais....
Si c'était le cas, pourriez-vous lui faire suivre le texte suivant (qui m'a donc été retourné), accompagné du fichier que je vous joins. Ou, à défaut, me fournir cette nouvelle adresse. Ou alors... tant pis.

Merci pour ce que vous pourrez faire.
Bonne soirée


(cliquez pour lire la suite ...)


Claude CROCHARD




Le 27-10-07 : Scooter RUMI

Bonjour,

Mon père vend son scooter et m'a demandé de faire passer des annonces sur internet. Je vous ai trouvé par ce biais.
Les détails qu'il m'a fournis sont : Scooter Rumi 1958. 2 cylindres à plat. 125 cc. 4 vitesses au pied. 2 selles. Peinture jaune poussin en excellent état. Photo jointe.
Carte grise française. Mécanique légèrement à suivre mais en bon état de marche. Prix : 5.500 euros.

Peut-être avez-vous des conseils?

Vous pouvez le joindre au 06 11 42 35 65. Il s'appelle Jean-Claude.

Merci de vore aide et bien cordialement,

l_mirailles@yahoo.fr

Laurence MIRALLES




Le 26-10-07 : EXPRESSION et LAMPARO

Bonjour

Parmi les expressions il me semble qu' il y en manque au moins une : lorsque l' on dit d' une personne qui marche au soleil sans rien sur la tête ( Vé il marche au soleil la tête a pied nue )

Je profite du contact pour savoir comment faire et où s' adresser pour avoir un plan pour monter une maquette d' un " LAMPRO " le bateau des Année 50 qui pécher la Sardine qui fut remplacer plus tard par des chalutiers

Par avance merci amitiés à plus
"rouaux.claude@neuf.fr"


Claude ROUAUX




Le 22-10-07 : ANNIVERSAIRE, SOUVENIR, UN AN DEJA . . . .

Georges, mon ami.

Installé sur ton nuage, douillettement,
Tu nous regardes, sereinement,
Nous agiter en tous sens,
Jamais contents,
Toujours courant.

Ton cœur est léger
Car tu as été aimé.

Un souffle vient caresser ma joue,
Et j’entends dans ma tête
Ton rire chaleureux.
Alors, je sais que tu es heureux.

Jocelyne MAS




Le 22-10-07 : ANNIVERSAIRE, SOUVENIR, UN AN DEJA . . . .

Un an déjà…
Le 22 Octobre 2006 tu nous quittais, Chounet, nous laissant hébétés, comme orphelins, après le bonheur que tu avais permis en créant « bainsromains.com ».
Il paraît qu’avant de mourir, on revoit sa vie en accéléré. Que d’oursins tu as dû déguster et de mérous ou « mérots » tu as dû chasser au fin fond de tes pensées avant de rejoindre cette Lumière de l’après-vie dont même le soleil couchant sur l’horizon méditerranéen ne nous donne l’idée.
Tu nous a quittés, et pourtant, tu surgis à l’improviste dans nos pensées. Une paire de palmes sur une plage, un rocher en forme de « bosse de chameau » et te voilà ! Tu nous accompagnes aussi quand nous essayons de faire aussi bien que toi avec « bains-romains.org ».
Continue à nous inspirer Chounet.



Camille DELPLA




Le 22-10-07 : ANNIVERSAIRE, SOUVENIR, UN AN DEJA . . . .

Mon bon Chounet,

Depuis un an déjà , tu voyages parmi les étoiles . Pour nous , Bainrominois qui sommes restés ici-bas , le temps a passé plus ou moins vite . Comme tu l'auras constaté d'en haut , nous avons essayé de maintenir ton flambeau allumé . Difficile de suivre le maître . Il faut dire que tu auras profité de la plus grosse partie de la manne que constituait nos souvenirs --- Il doit bien en rester un peu diras-tu ; oui mais ... il faudrait que nous nous appliquions la formule " aide toi , et le ciel t'aidera " ET OUI !! Comme au temps où tu lançais un débat sur les nèfles , je fais appel aux souvenirs des uns et des autres . Que chantait -on aux Bains Romains lorsque nous étions minos . De ma naissance à Alger en 39 , à notre départ des Bains Romains en 1946 , j'ai gravé dans ma mémoire des mélodies qui , lorsque je les entends , aujourd'hui encore , me ramène invariablement à Alger ou à cet angle de rue qui portait le nom de Bernardo . Je les aime , comme j'ai aimé ce morceau de ma petite enfance ; bien qu'il n'y ait pas toujours eu que des moments gais . Pour ne rien cacher , je ne me souviens pas qu'il y ait eu à la maison un poste de T.S.F. Le mot radio ne devait pas être en vogue à l'époque . Je ne revois pas non plus de phono , bien que je l'entende encore . Petite prédominance de l'ouie sur la vue , vraisemblablement . Combien de fois ai-je dit à ma moitié " ça me rappel Alger " en entendant " A Honolulu " " la prière à zumba " " j'attendrai " et bien d'autres , parmi lesquelles s'est glissée une chanson un tantinet osée , intitulée " ouvre la fenêtre , qu' on respire un peu " . Grâce à internet , j'ai même pu en retrouver le texte entier . HEureux temps où le modernisme n'envahissait pas tout , où le bon vieux Teppaz lui même attendait d'être lancé sur le marché . Il y a même eu durant la guerre une parodie du texte " bel ami " qui disait grosso modo " non Hitler tu n'gagras pas la guerre (bis)... car le dimanche matin tous les copains sont réunis aux Bains Romains .....une bande de fadas......nous voila tous repartis " --- Y aura -t-il un ancien pour se souvenir de cet arrangement , que maman m'a fredonné, plus d'une fois .
Par la même occasion , si il y a parmi nous un fana de Tino Rossi , peut-être pourra -t-il me communiquer les paroles de " sous les amandiers du jardin " que mon père adorait .
Voila Chounet , j'ai fait un petit pas dans le sens que tu souhaitais .

Pensées d'ici bas

Yves MARCHAIS




Le 22-09-07 : . . . A LIRE . . . « CHEZ NOUS EN ALGERIE …. LA MEDITERRANEE ETAIT AU NORD »

Propos de l’auteur :

Dans ce livre, je veux montrer l’Algérie heureuse, un beau et magnifique pays que nous avons passionnément aimé. Son souvenir reste à jamais gravé dans nos cœurs.
Comme les baleines bleues de l’Antarctique, notre peuple est en voie de disparition. Nous sommes la dernière génération à avoir vécu sur le sol de notre chère Algérie Française.

Je laisse aux politiques et aux historiens le soin de développer un sujet aussi dramatique qu’une guerre. C’est là un sujet parfois tendancieux, subjectif, susceptible de différentes interprétations.

Moi, je ne veux vous parler que de faits et d’évènements réels et vécus. Certains de ces faits tragiques sont entrés dans l’Histoire.

Ce livre a eu plusieurs prix littéraires, que je dédie à tous nos parents et grands-parents. Car sans eux, sans leur travail acharné, sans leur dévouement, leur courage et leur ténacité, nous n’aurions jamais connu ce merveilleux pays.

J’espère que nos enfants et petits-enfants apprendront à travers ces lignes à aimer cette terre, à respecter le travail des générations qui les ont précédé et qu’ils seront fiers d’être des enfants de Pieds-Noirs.

Pour se procurer les livres : Jocelyne MAS 06 20 78 74 53 ou voir Site Internet : http://www.jocelynemas.com
adresse email : jocelyne.mas@gmail.com

(cliquez pour lire la suite ...)


Jocelyne MAS




Le 20-08-07 : BAINS-ROMAINS : son créateur Joseph BERNARDO.

La descendance de Joseph Bernardo, créateur des Bains-Romains vu par son arrière petit-fils, Gary.

Ce qui suit s’adresse à tous les descendants de BERNARDO qui a créé les Bains Romains dans les années 1875. Je suis un de ses arrière petits fils par Joseph Bernardo chez qui j’ai passé toute mon enfance au Belvédère face à l'école des Bains Romains suite au divorce de ma mère d’avec Joseph Garrigos, négociant en céréales à Guyotville.

Bernardo était arrivé de son pays natal, la Pantéléria, petite île de 54 km carrés située entre la Tunisie et la Sicile, à bord d’une balancelle, sorte de bateau de pêche à voile. Ils étaient plusieurs à bord, mais je n’ai pas souvenance que mon grand père m’ait parlé des autres immigrants, lui-même ne les ayant sans doute pas connus dans son enfance.

A son arrivée sur la plage, qui deviendra par la suite la plage de l'Ile de France, (j’expliquerai plus loin pourquoi ce nom), en cet endroit existaient déjà les familles Zitouni et Ben Mérabet sur le lieu qui deviendra les Bains Romains, et Miramar. Pour gagner sa vie il se mit « carbonari » (charbonnier), il vendait son charbon à Alger. Au bout de quelques temps, il acheta un lopin de terrain recouvert de broussailles à l’endroit même où j’ai passé mon enfance, pour la somme de 850 francs de l’époque. J’ai perdu les actes de propriété dans la grande mouvance de juin 62.

Je vais essayer de recréer « l’arbre généalogique » de ma famille.

De ce mariage devaient naître 6 garçons et 2 filles. Veuillez me pardonner si je ne respecte pas l’ordre de leur naissance, mais ma mémoire commence à s’émousser. Pardonnez-moi aussi si j’oublie quelques descendants mais je n’ai aucun document écrit pour m’aider.

Les garçons :
- Pons, dit Poncet, soit « petit Pons », en réalité un colosse, le plus costaud de tous les fils, avait une campagne au Palmarium, vers le cap Caxine, le phare.
- Benoit qui a donné son nom à la rue Benoit Bernardo pour être resté 25 ans conseiller municipal de Saint-Eugène, avec Raymond Laquière, Maire, futur président de l’Assemblée Algérienne.
- François qui avait une campagne à Villa Bains.
- Thomas, on l’appelait « Thomas de la Forêt », il avait sa campagne au bord de la forêt de Baïnem.
- Pierre avait une campagne à Chéragas. Après avoir été maçon, il s’était spécialisé dans l’élevage des vaches et des cochons.
- Joseph, mon grand-père, qui avait sa campagne face à l’école des Bains Romains et d’un terrain qui deviendra plus tard le lotissement du Belvédère.

Les Filles :
- Clarisse
- Victorine

Je vais maintenant essayer de donner les noms des descendants. Je vous redemande de me pardonner si j’en oublie.
Campagne était le nom qu’on donnait aux petites propriétés agricoles des maraîchers. Mon arrière grand-père en avait laissé une à chacun de ses fils, dont mon grand-père.

Les descendants :

- Poncet a eu 1 fille (prénom ?) devenue plus tard Madame Sabia, mariée à un maraîcher de Guyotville et qui a eu 2 filles et 1 garçon, François, qui a eu lui-même 1 garçon, Gilbert, et une fille.
- Benoît a eu une fille, Gilette, et un garçon, handicapé hélas dont je ne me souviens plus du prénom.
- Thomas (de la forêt), les arabes le surnommaient « Bou Chlarame », les mostaches, à cause de sa paire de bacchantes, a eu 2 fils, Thomas et Jean dit Jeannot du Maxim. Il avait un bar à Alger, rue Dumont d’Urville, qui s’appelait le Maxim . . . Thomas a eu 2 enfants, Thomas et Micheline. Jeannot a eu 2 filles, Jeanine, future Miss des Bains Romains et Michèle. Il habitait rue Benoit Bernardo aux Bains Romains, au dessus de l’épicerie Gruber.
- Pierre a eu 1 fils.
- Joseph, sans descendant, dit Joseph de Chéragas, pour ne pas confondre avec Joseph fils de Joseph des Bains Romains. Dans le temps on donnait les prénoms des anciens aux enfants, je ne vous dis pas l’embrouille !!!!!!
- Joseph a eu une fille, Suzanne, ma mère et un fils, Joseph, sans descendant. J’ai moi-même 1 fils et 2 petits enfants.
- Clarisse, mariée à Mazella à Maison Carrée, a eu 1 fille, Marie-Louise, et 1 fils (j’ai oublié le nom).
- Victorine, mariée à Barthélémy Zagamé, le scaphandrier du port d’Alger, a eu 1 fils et 1 petit fils. Le fils, René Zagamé, a été président la Chambre de Commerce d’Alger. En 1954, il voulait lancer une promotion immobilière sur la propriété de ma grand-mère au Belvédère. Ma grand-mère n’avait pas voulu vendre pour garder en l’état le bien de mon grand-père, décédé. Ironie de la vie, aujourd’hui 540 logements ont été construits sur cette terre.

Peut être que ce qui précède intéressera les amoureux de BAINS ROMAINS. C’est ce que je souhaite de tout mon cœur.

Gary GARRIGOS




Le 10-07-07 : La Londe, samedi 30 juin 2007 : les commentaires

Le bonheur était sous les pins.

Et sur le sable sable blanc de l’Argentière, pour ce deuxième rassemblement St-Eugénois.
Il faut dire que France et Serge avaient fait en conséquence. Les petits plats avaient été mis dans les grands. Le soleil accroché à la bonne place ; la température juste à point ; deux vrais pieds-noirs pour rappeler à ceux qui se seraient fourvoyés sous ces ombrages, qu’il s’agissait d’une réunion de famille ; et puis apéros et kémias tendaient leurs bras à tous ceux qui s’approchaient du bar de la pointe. Le tout, bien entendu, baignant dans la bonne humeur générale, où le verbe et le geste trouvent tout leur pouvoir de séduction. Monsieur le Maire de La Londe des Maures et son épouse honoraient de leur présence ce pique-nique auquel nous nous étions préparés depuis un moment déjà. Enfin, presque. Je dis cela parce que, pour nous, gens du Nord ( de la France maintenant ) nous pique niquons pas loin d’une fois pas an, au beau jour. Et ouais, nous n’avons pas les moyens de faire plus. Pensant que les choses se feraient de la même manière dans le sud, nous avions redescendu en marche arrière les tomates d’Espagne, du pâté breton (je jure) , des madeleines de Commercy, du melon quasiment apatride puisque sa carte d’identité était tombée quelque part. En plus nous avions oublié à quelques kilomètres de là les blocs réfrigérants, chez les parents de notre belle-fille. Si si !
Donc, avant de prendre un vrai cours de pique-nique pieds-noirs, nous avons sacrifié au rituel de la photo de famille. Pour faire rentrer tout ce gentil monde dans son appareil, le reporter a du prendre du champs, pour ne pas dire un morceau de plage supplémentaire. Le tirage grand format sera de rigueur pour s’y retrouver. Toutes les bobines étant sur la bobine, Claudine et moi avons assisté au déballage du pique nique. Bains Rominois. Mon Dieu, le rouge de la honte y nous est monté à la figure. Là , rien que du produit pieds-noirs.- Soubressade et boudins dont nous tairons la provenance pour ne pas faire de pub trop appuyée, mais Monsieur Pons se reconnaîtra au passage. Pâtés à la soubressade, cocas aux blettes et frita faites par les sœurs de Jean-Louis, pissaladière, taboulé, omelette et gâteau concoctés par Arlette, montécaos, mounas, etc…Provenant d’autres tables, nous avons pu dégusté, poulet au citron, sardines en escabèche, un soupçon de corne de gazelle que J.L. avait échangé contre des tranches de mouna. Mais là, il y avait tant d’amateurs qu’il aurait fallu un prodige pour satisfaire tous les gourmands du coin. En tout cas, bravo les les filles , tout était vraiment excellent. Comme aurait pu le dire Chounet, on en redemande.
Parmi les mots entendus sur place nous avons retenu à propos du soleil « il n’est pas encore tout à fait mûr » Une dame , au sujet de la mer « elle est encore un peu fraîche pour la saison » à priori, c’était banal en diable, mais avec sa mimique et son accent on pouvait dire qu’il manquait cinq, voire six degrés à notre grande bleue pour qu’elle y soit à l’aise. Et puis, il y a eu ce morceau d’anthologie dont nom de l’auteur ne sera pas divulgué : face à un compatriote qui avait peut-être envie de lui poser une question, mais qui n’avait pas encore ouvert la bouche, la réponse fusa « ne me pose pas la question, je connais pas la réponse » inutile de dire que tous ceux qui ont entendu la formule ont pouffé de rire. Là , J.L. , tu as fait fort. Si tu en as d’autres comme celle là dans ton sac, sois gentil , fais profiter tes amis. Si bien rire, équivaut à un bon repas, alors, nous avons du gagner une paire de kg cet après-midi là.
Quels bons moments nous avons passés ce samedi 30 juin 2007 . Ceci est d’autant plus vrai pour moi, que trois fois vingt ans après, j’ai pu retrouver une petite fille d’alors avec qui j’ai joué rue Benoît Bernardo . Arlette , j’ai vraiment été heureux de te revoir et de faire la connaissance de Georges.
Pour l’an prochain, et si Dieu le veut, nous serons de nouveau partants.

Yves et Claudine MARCHAIS.


La Londe-les-Maures, le samedi 30 juin 2007, vu par un Bainrominois.

Comme l’an passé, nous avons mis à peu près 2 heures pour relier Cagnes sur mer à la Londe. Nous étions les mêmes, non une de plus : Christiane et Gaby Dury, Odette et Annie Garcia, Brigitte et Jean-Louis Garcia. Nous étions heureux à l’idée de retrouver, peut être, des amis des Bains-Romains que nous n’avions pas revus depuis notre exode. La veille, Odette, ma soeur aînée, sur mes conseils, avait préparé l’essentiel de notre pique-nique, des spécialités pied-noires, recettes familiales : cocas aux blettes, cocas à la frita, pâtés à la soubressade, pissaladière, pizza, mantécaos et mounas, de quoi nourrir un régiment, en plus salade composée de Christiane et poulet rôti de Brigitte et quelques kilos de charcuterie de chez Pons (soubressade, boudin à la viande, à l’oignon et aux épices et des bliblis, pois chiches grillés) enfin des victuailles pour tenir le temps d’une guerre.
La guerre n’a pas eu lieu, mais la fête, la bonne humeur, la joie des retrouvailles, l’amitié, OUI , tout cela était présent.
Nous sommes arrivés vers les 10 heures. Quelques volontaires, toujours les mêmes, France et Serge Domenech et 2 ou 3 personnes, délimitaient l’emplacement réservé à notre manifestation et dressaient les tables pour l’apéro. Après les congratulations de bienvenue et la joie de nous retrouver, nous avons choisi notre emplacement pour le déjeuner, pas trop au soleil, moitié sous la pinède. C’est un endroit aussi beau et à l’identique de Sidi-Ferruch. C’est pour cela, je pense, que France et Serge l’on choisi.
Une fois tables, chaises, paniers déposés, je proposais mes services à France pour l’installation du buffet apéritif. Les Saint-Eugénois arrivaient par saccades, certains venaient de proximité (Toulon, Aix, Marseille) mais d’autres venaient de plus loin (Paris, Lyon, Grenoble . . . ) Je gardais un œil sur le parking, au cas où j’apercevrais la venue d’un ou plusieurs Bainrominois. Des groupes se formaient, heureux de se retrouver et d’échanger les nouvelles des uns et des autres. Maryse, ma cousine de Pointe Pescade et Marcel son mari de Bab el Oued, en vacances dans la région, nous rejoint dans l’espoir de revoir des Pointus. Nous avions donné rendez-vous à tous ceux que l’on a pu contacter, soit par téléphone arabe, soit par Internet, aussi nous espérions l’affluence. Vers 11heures 30 nous avons eu la joie de voir arriver Arlette Dahlen-Sanglar, amie d’enfance de ma sœur Odette, notre star et pin-up de B.R, avec Georges son mari. Ce fut une grande joie de nous revoir avec cette fameuse phrase « Oh tu n’as pas changé, toujours la même ! « Tu parles après 50 ans . . . .
Et puis il y a eu l’arrivée d’Yves et Claudine Marchais venant de la Somme tout en haut vers le Nord. Surprise et joie d’Yves de rencontrer Arlette avec qui il avait souvenir d’avoir partagé quelques parties de ballon et jeux d’enfant. Naturellement et bla bla bla et bla bla bla . . . . Tout le monde parlait en même temps, impossible de suivre une conversation, ça débitait dans tous les sens. A l’arrivée du Maire de la Londe des Maures et son épouse, une blidéenne, Serge nous convia autour du buffet apéritif pour le discours de bienvenue et de remerciements.
Vint ensuite l’heure de l’anisette. Comme l’an dernier, France et Serge nous avaient concocté une kémia magnifique : pois chiches au cumin, fèves au cumin, tomates sèches à l’huile d’olive avec pain grillé, . . . . Cela a duré 2 heures et il en restait pour le soir.
Vers 14 heures, chacun de nous regagna son cabasset et dressa le couvert. Les victuailles apparurent sur les tables. Inutile de vous dire que comme nous, tout le monde avait prévu un casse-croûte gargantuesque. Nous nous sommes regroupés, nous les Bainrominois, avec les Pointus. La soubressade et les cocas ont attiré les gourmands dont Monsieur le Maire et son épouse qui se sont installés à notre table et nous ont accompagnés jusqu’à la fin du repas. Des échanges entre cocas et sardines à l’escabèche, entre mantécaos et cornes de gazelle nous ont permis de goûter à tous les spécialités, et donné l’occasion d’évoquer histoires et souvenirs d’antan.
Pour un début d’été, le temps était frais. Un vent d’Est ou d’Ouest soufflait et l’eau n’était qu’à 17°. Il n’y avait pas eu beaucoup de candidats à la baignade. Nous préférions réchauffer nos cœurs avec nos souvenirs.
Malheureusement tout a une fin. Vers 18 heures nous avons quitté nos amis Saint-Eugénois , Pointus et Bainrominois en nous promettant de nous revoir très bientôt, au plus tard dans un an au même endroit.
Un grand merci à France et Serge Domenech, organisateurs de la journée, et à leurs amis pour nous avoir accueillis parmi les Saint-Eugenois, en rassemblant ainsi une grande famille fraternelle et nostalgique.

Jean-Louis GARCIA


La Londe-les-Maures, le samedi 30 juin 2007, vu par un Saint-Eugénois

Nous étions presque aussi nombreux, ce samedi 30 juin 2007, qu'un an auparavant le dimanche 4 juin 2006 de Pentecôte, sous la pinède de la plage de l'Argentière à La Londe-les-Maures, nous les Saint-Eugènois.
Sans vouloir mettre à tout prix un bémol sur ces réunions des plus rafraîchissantes, on peut regretter d'abord les nombreuses défections d'une année sur l'autre, notamment pour ceux du Plateau. Ils manquaient les Nivière, Podesta, Gallea pourtant dûment invités à venir nous rejoindre, sans compter les nouveaux retrouvés sur le net tels que les frères Blanchet, Claude Berget, seul parmi ceux-ci Michel di-Siena est venu en compagnie de sa sœur Arlette, épouse Belin, qui habite tout près, à Sanary. Même s'ils ont été remplacés par les Paya, Wassong, Lapoule, Marquetti, Gonalons (prononcez Gognalons), Jacqueline Dahan, épouse Auchère, qui avait, cette fois, accompagné sa sœur Hélène, et la tribu des Gomila (les 7 enfants et la mère, du haut de ses 95 printemps, pour la première fois réunis depuis l'Algérie quittée en 1962. Difficile de faire mieux) et autres Cortès ou Delalande, nous en avons ressenti une légère frustration.
De Saint-Eugène centre, il y avait aussi Gérard Bavois que l'on n'avait pas revu depuis quelques années, et bien d'autres. Le grand mérite en revient aux deux organisateurs, France et Serge Domenech, et à leurs deux complices, Alain Hanana et Dédé Turc, lesquels deux habitent la localité et avaient incité les Domenech à situer depuis 2006 la réunion dans ce lieu si ressemblant à Sidi-Ferruch, au vent près. On pensait en effet que le temps serait beaucoup clément que l'an dernier, où déjà ce vent, avait quelque peu rafraîchi les enthousiasmes, une grande partie de la matinée, et propulsé les présents sur le sable de la plage… au soleil. Là nous étions un mois plus tard ou presque et en plein été, nous pensions suffoquer, mais Éole en décida autrement. Pour autant la réunion était toujours aussi sympathique et la preuve en est que, pour les plus assidus, elle se prolongea même tout le dimanche 1er juillet. On en redemande.
L'apéro, avec le maire de la commune et sa Blidéenne d'épouse, reçut comme l'an dernier un franc succès, et chacun de s'extasier sur la variété et la quantité de la "Kémia", mais sait-on seulement que ce sont les deux organisateurs, France et Serge, qui mettent la main à la pâte sans que personne ne paie quoi que ce soit. Rien que pour ce geste je vous demande un hip, hip, hip hourrah énorme à l'endroit de nos deux amis.

Gérard STAGLIANO.




Le 10-06-07 : Le Rassemblement d'UZES, certains étaient absents, nous avons pensé à vous.

Aux Echos de l’Amicale des Enfants de l’Algérois, on nous rappelle que le 2ème Dimanche de Juin, c'est-à-dire :

DIMANCHE 10 JUIN 2007., c’est le Grand Rassemblement National et ‘même’ International des Enfants de l’Algérois, au Camping du Val de l’Eure à UZES dans le Gard.


Pour la première fois de ma vie, j’ai participé à ce grand rassemblement pied-noir : le rendez-vous traditionnel de l’Amicale des Echos d’Alger que préside Francette Mendoza. Il a toujours lieu le 2ème dimanche de Juin, et, cette année, l’association fêtait son quarantième anniversaire. (vue générale).
Le site est plaisant : le camping municipal d’Uzès, vide de toute installation à cette date, situé dans un large vallon ombragé par des platanes centenaires . Des petits ponts de bois et de cordes enjambent une rivière. De l’autre côté, s’étend un vaste pré ensoleillé .

Nous sommes arrivés à quatre : Solange, Marylise, Gérard et moi, tous quatre anciens élèves de l’école de la rue Roland de Bussy.
Je connais Solange depuis la Maternelle et l’ai suivie jusqu’en 5ème. Nous ne nous sommes jamais perdues de vue. Marylise, je l’ai retrouvée par le biais d’Hervé Cuesta et de son site http://tournantsrovigo.fr en Janvier dernier.
Coïncidence, j’ai appris qu’elle avait une maison de vacances à 4 km de mon domicile. Depuis, nous nous voyons souvent.
Gérard, lui, était dans notre classe en Maternelle, seule classe mixte avec le CP peut-être, dans cette école catholique. Nous ne nous sommes pas revus depuis 53 ans !

Des centaines de personnes arrivent peu à peu, des familles de toutes générations, des groupes d’amis.
Nous repérons le panneau des Tournants Rovigo., saluons Hervé Cuesta et Bernard Venis aux jambes tatouées. Hervé nous présente son épouse. Puis, Solange et moi, nous allons voir les panneaux de Pointe Pescade et de Bains Romains.
Si pendant l’année scolaire j’habitais la rue Roland de Bussy à Alger, en bas des Tournants Rovigo, les dimanches et l’été, je les passais chez mon arrière grand-mère aux Bains Romains et Solange, chez sa grand-mère à la Pointe. Hélas, personne de ces lieux enchanteurs n’était là.
Nous échangeons quelques mots avec une dame des Horizons Bleus. Elle fréquentait l’école de la Pointe, est retournée deux fois là-bas et a toujours été bien accueillie.

Nous repérons des stands de bonnes victuailles comme là-bas : soubressade , cocas, mounas, makrouds, cornes de gazelle… nous faisons nos emplettes pour le pique-nique. Puis, la messe commence en plein air. Une centaine de volontaires y assiste. Le prêtre qui officie, le Père Garcia, est natif d’Oran. Il est curé de Carqueyranne, dans le Var.
La bannière de Notre Dame d'Afrique est dressée sur le côté de l’estrade.
Se recueillir pour savourer ces retrouvailles, intérioriser le bonheur d’être là, tout simplement avec ces amis du fond des temps. Le monde n’est pas qu’à feu et à sang. Les instants magiques comme celui-ci sont milliers.

Je photographie Solange et Gérard avec la bannière de Notre-Dame d’Afrique. La Basilique, nous l’avons bien connue. Nous y sommes montés le jour de notre « communion solennelle ».On y fait encore à l’heure actuelle, oui, en 2007, sa première communion.

Nous retrouvons enfin les deux Monique., arrivées la veille à Uzès, toutes deux avec de la famille. On tchatche, on écoute, on ne sait plus par où commencer. Nous parlons de notre école.
Fondée par les Sœurs de la Congrégation de la Doctrine Chrétienne, elle existe toujours, et s’appelle « l’Assomption » comme autrefois, traduit bien sûr en arabe. Cependant, les Sœurs l’ont quittée en 1976 pour rejoindre leur maison-mère à Nancy. Elles ont laissé derrière elles une école qui fonctionne bien et accueille maintenant 700 élèves, en primaire uniquement.
Avant 62, les filles pouvaient y étudier de la Maternelle à la Terminale. Mais nous n’étions que 400 élèves environ.
L’école a été agrandie. Une aile supplémentaire a été construite à l’emplacement du petit jardin, entre la rue et la cour. Le Portail d’entrée se trouve maintenant en haut de la rue Boubzari (ex- rue Roland de Bussy), à l’angle avec la rue Mogador. La chapelle est toujours au premier étage, mais est désaffectée.

Je tiens ces informations d’un ancien voisin algérien qui est allé interviewer le Directeur. Celui-ci reçoit, paraît-il, la visite d’anciennes élèves de temps à autre.

Tout le monde s’attable par-ci, par-là, ou bien s’assoit par terre. Certains sont venus avec leurs camping-cars et font table commune avec leurs voisins. Gérard qualifie ce campement de « Casbah mobile ».

L’après-midi, Stéphane Petit, le sosie de Florent Pagny, et Jean-Paul Gavino chantent. Un bal est donné. D’autres font des concours de pétanque ou de belote. Nous, nous bavardons. Je me promène aussi en cherchant des têtes connues. Je ne reconnais que Françoise Mesquida dont la photo figure sur les livres qu’elle a écrits. J’entends avec délectation l’accent pied-noir, contemple un tatouage étonnant sur les bons biceps d’un ancien de Belcourt, le quartier d’Albert Camus et de l’une de mes grands-mères.
De gentils voisins de pique-nique nous font goûter un peu de Sélecto, potion magique qui nous fait retomber en enfance…
Mais il faut repartir prendre le train…déjà. Il nous reste les nombreuses photos pour revivre cette belle journée et internet pour ne pas se re-perdre de vue.
Mille mercis aux organisateurs, à Francette Mendoza, à Hervé Cuesta qui nous a si bien accueillis et à ceux qui nous ont offert l’anisette.
Stand des Armoiries de l'Algérois.

Camille Dumont-Desgoffe (ép. Delpla)




Le 05-06-07 : Vous en souvient-il ?

Tout de suite après la guerre, je parle de 1939-1945, il y avait à Saint-Eugène, un marchand de poissons ambulant qui parcourait de la mairie aux Deux-Moulins, toute l'avenue Maréchal-Foch, et revenait par le boulevard Pitolet pour vendre ses poissons. Ma mère surveillait son passage, toujours bruyant pour attirer le chaland bien évidemment. Quand il arrivait sous l'immeuble de Pierre Portelli, au 166 bis, où nous habitions, il déposait son cageot par terre, mais la marchandise était dissimulée sous un linge humide, un sac de jute imbibé d'eau, pour que le ou les poissons ne souffrent pas trop de la canicule. Ma mère sortait la tête et le haranguait de la fenêtre de sa chambre, depuis le 3e étage : "Qu'est-ce que tu as de bon aujourd'hui ?" Pour n'obtenir que la même et lancinante réponse, péremptoire de surcroît : " Descends !".
Le plus souvent, il avait de grosses crevettes rouges *, la maternelle en prenait 1,500 kilo pour deux francs six sous, qu'elle nous préparait de deux manières, avec les grosses têtes et leurs pattes qu'elle écrasait dans un gros pilon de marbre gris, elle faisait une soupe de poissons très odorante, mais moins que celle qu'elle faisait avec les crabes que nous attrapions sur les rochers de la plage de l'Indépendance, les crabes à poils jaunâtres ou « Ériphia Verrago » **. Quant aux belles queues, elle nous les préparait en court-bouillon mayonnaise.
D'autre fois, elle faisait les crevettes, entières, à la sauce armoricaine avec des pâtes, le plus souvent des spaghetti qui avaient la prédilection paternelle. D'autres fois, c'était un cageot entier de rougets de vase, les plus goûteux, comme chacun sait, qu'elle faisait frire légèrement farinés et qu'elle présentait à table en montagne, toujours pour deux francs six sous. Si d'aventures, nous rechignions à les dévorer, c'était mauvais signe. Et à la fin du repas, on avait droit au thermomètre au trou du pet, l'histoire de vérifier s'il n'y avait pas anguille sous roche : angine, rhume des foins etc.
Mais la mémoire maternelle vacille sur le prénom du vendeur ambulant, elle ne se souvient plus du prénom, elle avance Azziz mais sans conviction, moi, mais je ne sais pas pourquoi, je dirai Areski. Sans l'affirmer.
Sur la fin, ce brave ne déambulait plus, on lui avait octroyé une petite voûte, à l'arrêt de la mairie de Saint-Eugène, il y avait d'un côté, la montée en macadam pour aller au chemin des chèvres et à Notre-Dame d'Afrique, qui débutait devant la villa des Chanlon et du moutchou qui vendait le beurre arabe, de l'autre un escalier confortable qui rejoignait cette montée. À la base de l'escalier, du côté de la Poste, c'est là que se trouvait la voûte, et notre Areski ou Azziz ! Vous en souvient-il ? Et du prénom dudit poissonnier ? . . . .

* Ces crevettes sont curieusement appelées "gambas" de leur nom espagnol sur la Côte d'Azur ou la plupart des gens sont Italiens d'origine. (Voir photo) .

** À Marseille, ces crabes poilus sont appelés des Fioupélans, un joli nom en l'occurrence. (Voir photo) .



Gérard STAGLIANO




Le 04-06-07 : Pour information des internautes :

La série de 3 films "Les pieds-noirs,histoire d'une blessure" de Gilles PEREZ qui a été diffusée au 1er semestre 2007 sur France 3 régions et france 3 national , qui a fait l'objet de projections publiques organisées par les producteurs TREIZE AU SUD à Marseille, Paris, Bordeaux, Biarritz, Limoges, Perpignan etc...., est disponible en DVD sur le site France télévision distribution au prix de 24.99 euros avec des bonus - ce sont les mêmes films découpés différemment (3 à la télévision, 2 en projection ou en DVD).

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Alexandre Cazères - Conseiller aux Documentaires France 3
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Alexandre Cazères




Le 01-06-07 : La Croix de Camargue

A partir du 1er juin 2007 Bernard et Sandrine vous accueilleront à

La croix de Camargue.

Bar Brasserie Snack Glacier, restauration rapide, menus, plat du jour.
Apéritifs et Kémias offerts à votre première visite

Très prochainement salle pour toutes vos réunions : d'amis, de famille, simple réunion, Mariage, Communion, Baptême, etc…

Gratuite jusqu’en 2009 si :

1)Vous êtes de Pointe Pescade (inscription sur le site : www.pointe-pescade.123.fr)
2)Vous êtes membre de l’APPP (liste fournie par Jean Bidal)
3)Vous êtes membres de l’ABBR (liste fournie par Jean Louis Garcia)
4)Vous êtes présents à la Londe les Maures en 2007 (France et Serge Domenech)
5)Vous avez réservé une ou plusieurs places au concert de Jean Paul Gavino
Pour sa tournée 2007 (sur présentation du billet)
6)Vous avez ou allez participer à la croisière novembre 2006 ou allez participer à la croisière 45 ans après avec le club des croisières (liste fournie par Yves Bergauzy)

Tel : 06 64 93 70 05

Ouvert chaque jour de l’année

Pour vous occuper, jeux électroniques, billard, baby-foot
Dans les plus brefs délais organisation de soirées concerts

Les plages à seulement 10 kms
Narbonne à 7 kms
Béziers à 20 kms

Sur la nationale 9 en direction de l’Espagne





Le 28-05-07 : L’école des Bains Romains

Si je n’ai pas usé mes fonds de culottes sur les bancs des universités, je n’en suis pas si contrariée ! J’ai suivi mon petit bonhomme de chemin joyeusement, mettant à profit les acquis de la " communale . " et du lycée Lazerges .


C’est bien-sûr de la petite enfance que je garde les souvenirs les plus pittoresques et lorsque que regarde la photo de classe année 50/51 ., une bouffée de petits bonheurs me pousse à abonder le site de quelques témoignages.

A cette époque nous rentrions directement en cours préparatoire, sans expérience de la communauté. La discipline ne nous effarouchait pas, il me semble. Avec, comme enseignante, la Directrice de l’école des filles, Madame Biscos, nous n’avions pas d’autre choix. Si ma mémoire est bonne : elle était la marraine de Renée Galtier ..

La journée était ponctuée d’un quotidien régulier : chant pour bien commencer la journée,- quelques fois Madame Biscos quittait la classe, fâchée après Monsieur Gaubert, Directeur de l’école des garçons, qui faisait chanter ses élèves un peu trop fort " par la fenêtre ouverte, bonjour, bonjour, par la fenêtre ouverte, bonjour le jour…. " les éclats de voix nous glaçaient. Un petit hall d’entrée séparait les deux classes.

Puis, morale ou instruction civique : phrase inscrite d’une belle écriture sur le tableau noir ; apprentissage de l’orthographe : voyelles puis consonnes , mots, phrases ; calcul puis calcul mental avec résultat inscrit sur l’ardoise levée au-dessus de nos têtes.

Les illustrations du livre de géographie nous transportaient, nous les enfants du bord de mer, vers des paysages verdoyants, montagneux. Comment des maisons flottantes, nommées péniches, pouvaient-elles servir d’habitation principale, pour famille ? Traverser la France jusqu’à la Hollande avec ses moulins, ses tulipes ?!

L’exigence de cette enseignante terrorisait certaines élèves. Des claques pleuvaient, des tresses et des oreilles s’étiraient – Marietta en a même perdu sa boucle d’oreille qui lui venait de Majorque -.Il me semble, qu’avec les résultats obtenus par ses élèves, la fierté de notre institutrice était immense ; surtout vis-à-vis de son homologue qui préférait très souvent amener ses élèves, au champ voisin, pratiquer le " plein-air " dont nous n’étions pas privées .-

C’est d’ailleurs, la seule fois de ma scolarité, en CM2, alors qu’elle avait repris une classe unique CM2 et Certificat d’étude, que j’ai obtenu un Prix d’Honneur . !
Il faut ajouter que mon papa, très exigeant aussi, m’avait bien initiée à la vitesse des trains qui se croisent et au débit des robinets qui fuient…

Grand, était le sapin de Noël que toutes les élèves, de confessions différentes, d’ailleurs, décoraient dans sa classe, – plus grand que chez les garçons ! – Beaux, étaient les bouquets de roses qui parfumaient cette classe : certaines élèves apportaient le " bouquet à la maîtresse ". Propres, étaient nos petits bureaux à cases en bois avec encriers blancs, sur l’extrémité droite : les samedis après-midi, nous les frottions à la bougie, et à l’aide d’un chiffon de laine et d’huile de coude, les faisions briller. Peu d’élèves amenaient de la cire, nous étions pour la majorité issus de milieux modestes.

Après cette activité, la fin de l’après-midi variait : inspection des ongles et des cheveux qui étaient à nouveau vérifiés le lundi matin, après la grande toilette du dimanche, dans la lessiveuse ; initiation à la couture : abécédaire au fil rouge sur canevas gros trous ; projection d’un petit film pour toute l’école, dans une salle obscurcie.

Les " punies " restaient derrière le tableau noir en attendant la sortie. Sur le chemin du retour nous rentrions joyeux, accompagnées par le chant du coucou.

Une fois par an, nous avions le devoir de vendre au voisinage des timbres très colorés. La recette était destinée à l’Institut Pasteur. Certaines élèves dégourdies n’hésitaient pas à proposer leurs services, en prenant d’emblée trois carnets : je les soupçonnais de les vendre à leurs parents….

Le vaccin BCG était assez récent, et lors de la visite médicale annuelle nous devions, à la queue leu leu, subir le test de la " la plume qui griffe ", sur l’avant-bras gauche, que l’on appelait " cuti ". C’était une récréation pour certaines et une angoisse pour d’autres.

Très joyeux, le retour du dernier jour de classe où nous rentrions chargées de tous nos cahiers de l’année écoulée en chantant " Gai, gai l’écolier, c’est demain les vacances, les cahiers au feu, la maîtresse au milieu ". J’aimais beaucoup cette maîtresse. Elle invitait ses élèves à un goûter, chez elle, lorsqu’elles la quittaient pour fréquenter le collège ou le lycée. Cette fois c’est nous qui étions fières. Elle est décédée lorsque je fréquentais le lycée. Longtemps je l’ai rêvée. Je reconnaîtrais encore son parfum.

Après la classe, ou le jeudi, nous nous retrouvions par quartiers. Nos plaisirs variaient selon notre imagination, transformant la " plate-forme ", en far-west. Indien et Cow-boy –Jean-Yves Ampart et Alain Mirade - s’affrontaient. Aubergistes et infirmières – Marie-Jeanne Ampart, Elisabeth Greck , Fatima ., Rabeira Moulay . et moi-même-, attendions la fin des hostilités, pour soins et repas.

Et le rituel élevage de vers à soie stocké, quelques semaines, dans des boîtes en carton !. La métamorphose du vers en papillon, servait de " leçon de choses ". La famille Moulay, généreusement, nous autorisait à grimper sur l’unique arbre de son patio, pour cueillir les feuilles de mûrier.

Souvent, après une bonne averse, nous partions dans le champ voisin ramasser les petits gris ; nos paniers à salade en regorgeaient. Un jeûne de trois jours leur était prescrit par nos mamans pour mieux les cuisiner avec la " chouchouka ".

Il reste toujours en nous une part d’enfance, paraît-il. Quelle chance d’avoir vécu celle-là !.

Michèle Pastor-Mari.




Le 04-04-07 : Les Rameaux

Etait-ce le retour silencieux des hirondelles, respectueuses de notre somnolence post-hivernale, qui ponctuait le prélude au renouveau du printemps et aux rituels qu’il engendrait ?
La machine biologique reprenait son tempo « allegretto », la nature faisait peau neuve. Et puis, comme si durant notre léthargie tout avait été empoussiéré, nos habitations s’animaient ! On poussait les meubles, les vidait, les cirait. On sortait les sommiers, les aérait, les brossait. On étendait les tapis, les battait.
La « tête de loup » - boule de poils noirs au bout d’un long manche – courait au plafond, supprimant les toiles que les araignées auraient pu tisser ; quant aux journaux, indispensables à maints usages, humides, ils rendaient aux vitres, leur effet cristallin.

(Michèle Avril 1947).

Du sol au plafond tout y passait. Cette folle énergie se nommait : « le nettoyage du printemps ». Cela laissait envisager des journées plus longues et joyeuses, des activités variées et des évènements attendus.
Le premier était les « Rameaux », occasion de notre première grande sortie à l’église, tout de neuf vêtus, et surtout munis de notre encombrant rameau garni de breloques en chocolat.
L’objet plié et rangé depuis l’année précédente, dans une feuille de journal, réapparaissait à l’occasion de ce grand chambardement. Une branche centrale et quelques autres latérales, très joliment enrubannées, de rose pour les filles et de bleu pour les garçons, formaient ce qui servait à suspendre ces breloques.
Garnis et encombrants, ces « engins » se suspendaient alors en hauteur, à un lustre ou tout autre suspension.
Le dimanche venu, il fallait alors parcourir le grand kilomètre qui nous séparait de l’église pour faire bénir le tout. La tentation de décrocher une cloche, un œuf ou de lécher l’orange confite qui brillait sur le haut du rameau, était grande ! Je me demande si nous n’y avons pas cédé, mon frère André et moi, cachés derrière un pilier, à l’intérieur de l’église. Toujours est-il que nous étions impatients à ce que l’Abbé Juan en finisse avec sa liturgie ! Nous n’étions pas impies, juste des enfants gourmands comme tous les enfants !


Michèle Mari.Pastor




Le 21-03-07 : Le Mérou de Marcel et Jean, été 1941

Il y avait dans un creux de rocher un "monstre" qui occupait les pensées de mon frère et de mon mari. Une énorme gueule, un corps marron puissant, une queue majestueuse !!!...
Comment le traquer ce beau mérou?
C'était un projet sérieux car il représentait des kilos de nourriture en cette période de restriction de l'été 1941 où tomates et poivrons étaient bien accueillis quotidiennement faute de mieux.
Grande discussion!
On ne l'attraperait pas avec les rares crevettes gardées dans du sel avant d'en attacher des petits bouts aux hameçons pour tenter girelles et vidroits multicolores. Non, il fallait un vrai gros poisson blanc!
Or, on vit arriver un jour nos deux hommes avec un sar d'au moins vingt cinq centimètres, on en avait l'eau à la bouche!
Mais non, il était pour le mérou!
En effet, il lui fut offert, solennellement, par une belle nuit de lune. Attaché à un gros hameçon, celui-ci bien serré au bout d'un fil électrique fixé à un rocher solide, tout cela près de sa caverne.
Puis, on s'endormit en rêvant ... et de bonne heure le lendemain, ils le trouvèrent occupé à son festin et purent l'embrocher au fusil harpon.
Il pesait 17 kg ! . . . .
Vite, on fit cuire la tête pour en faire une bonne soupe et on se régala !
Pour le reste, quel travail et quelle patience!
Il fallut découper les morceaux, les placer dans du sel sans qu'ils puissent se toucher, après plusieurs jours jeter l'eau, enfiler les morceaux dans des cordelettes et les faire sécher au soleil, tantôt sur l'un des balcons à l'est puis sur l'autre à l'ouest et le soleil perfectionnait le travail.
Il y avait toujours des pâtes malgré la guerre car le blé comme la vigne continuait à pousser. Quels bons repas nous avons faits avec une sauce à l'huile d'olive et à l'eau car il n'y avait pas de lait alors! Grâce à la patience de Marcel et Jean nous avions ainsi des repas substantiels et délicieux.
Bravo à nos pêcheurs !!! .


Solange Carayol




Le 21-03-07 : LE POISSON ROUGE EN BALADE

Ce joli poisson, fallait-il le laisser rue Charras où il faisait déjà si chaud ? Impossible ! dirent Marie-Geneviève et Solange ! Trois jours de vacances à la Pointe Pescade lui feront beaucoup de bien.
Et nous voilà à la recherche d’un taxi pour enfourner tout notre barda, le couffin bien plein, le petit bassin à poisson rouge gagné dans une loterie, quelques jouets qu’on ne voulait pas abandonner et notre chien Doré en laisse.
Il nous fallait une auto stable, surtout pas une DS qui nous avait toujours coûté des nausées désagréables. Pas de taxi en bas de notre rue ! On prendra l’autobus jusqu’à la Place du Gouvernement où se dresse la statue équestre du duc d’Orléans. Deuxième autobus qui nous mène à Bab-el-Oued et nous admirons au passage sur les étals les milliers de pastèques vert foncé et de melons de toutes les nuances de jaune. Un peu plus loin, il faut descendre d’autobus car rien ne va plus dans les estomacs délicats de ces demoiselles !
Quelques dizaines de mètres le long du Boulevard Front de Mer ramènent le calme et la santé au cœur du poisson rouge et de nos filles. Un autobus passe, on fait signe. Cette fois, il va jusqu’à Baïnem, Guyotville et Sidi Ferruch. Et ce fameux bus nous emmène enfin au but de nos petites vacances, comme aux beaux jours tous les jeudis, chez Jeanne Bertrand, grand-mère gâteau et jardinière, Villa Les Tamaris, avenue Villalba à la Pointe Pescade.

Quelle joie sous les tamaris et les lauriers roses et blancs, près du grand bougainvillier violet, sans oublier les baignades interminables à la crique. Quand nous descendions la pastera, c’était l’aventure pour aller par la mer retrouver Camille et sa famille aux Bains Romains ! Que de jeux, de cris et de rires sur la petite plage face au Grand Rocher de Camille et que de plongeons, des bombes et … des plats aussi ! (voir photo)

Au retour, nous revenions avec le poisson rouge, le chien et le couffin en tram et bus le long du boulevard Front de Mer. Mais arrivées au carrefour de l’Agah, Solange et Marie-Geneviève se sentaient un peu barbouillées. Devinez le remède ?
Il était dispensé avec un bon sourire par un gros Mozabite, marchand de beignets. Juste avant l’impasse du Caravansérail se trouvait un garage et au bout, une niche dans le mur, tapissée de ces fameux carreaux de faïence volés par les pirates barbaresques turcs aux bateaux européens en Méditerranée.
De cette caverne sortait une odeur de friture délicieusement sucrée et miellée, et de ses longs doigts, le dispensateur de ces délices tendait aux fillettes des beignets brûlants entourés d’un mince papier blanc protégeant leurs petites mains.
Toutes ravigotées, elles avaient la force d’atteindre la porte de l’ascenseur qui nous déposait enfin au 3ème étage, 8 rue Charras, et elles rêvaient au prochain séjour dans le jardin fleuri de leur grand-mère ou dans les vagues écumantes tout en contemplant le petit poisson rouge dans son bocal.
Que de belles journées ensoleillées et joyeuses nous avons passées à la Pointe Pescade et aux Bains Romains !



Yvonne Carayol, née Bertrand




Le 20-03-07 : LES MERVEILLEUSES AMOURS JUVENILES

De notre belle jeunesse algéroise, de ses étés flamboyants et iodés, nous nous souvenons tous. Mais de nos premières amours bien davantage encore, sûrement.
Pour ma part, je devais être en troisième au Lycée Bugeaud et la veille au soir, j'avais connu mon premier baiser, le plus merveilleux de tous assurément et bien sûr c'est la demoiselle qui me l'avait posé sur des lèvres tremblantes d'émotion. Avec un goût de rose thé car de mère anglaise, elle était tenue de prendre le "five o'clock" traditionnel des English. Et le lendemain, c'était en classe d'Italien, avec un professeur métropolitain du nom de Boulay, que je réfrénais une folle envie de me lever et de le clamer. Je suis aimé et surtout j'aime. Je voulais que tout le monde le sache, j'éprouvais le besoin de le déclarer, à haute et intelligible voix, à la face du monde. Bien sûr, je ne l'ai pas fait mais j'en perdais le sommeil, je ressassais à l'envi ces instants délicieux qui m'avaient fait découvrir la vie, le grand frisson,une forme d'aliénation aussi qui me rendait taciturne quand je n'étais pas tout près de l'objet de toutes mes pensées. Elle répondait au doux surnom, de "Pinky", c'était en effet une petite rose pour sa mère, sujette de sa Très Gracieuse Majesté britannique, que le mariage avait anoblie et fleur-de-lysée. C'était au tout début des années 1950 et j'en garde une trace indélébile dans mon subconscient. À l'époque, les rapports filles et garçons étaient pudiques,hésitants, charmants. Et pour nous, Deux-Moulinois, il y avait la promenade test, qui consistait à aller se promener du côté de la Pointe-Pescade, depuis les Deux-Moulins, mais en passant par le bas, par le chemin de terre qui débutait après la plage Lebhar, et se terminait à la plage "chez Franco". Pourquoi la promenade test ? Tout simplement parce qu'au beau milieu, il y avait le tunnel, sombre à souhait et long de deux à trois cents mètres. On n'y voyait goutte et on semblait marcher sur des œufs dans cette obscurité. Si donc au sortir du tunnel, les couples n'étaient pas formés, si les bouches ne s'étaient pas soudées dans l'innocence de nos quinze printemps, c'était à désespérer de tout. Mais que je vous rassure, en ce qui me concerne, je n'ai jamais encaissé de refus, je n'ai jamais été repoussé. Non pas que j'étais sûr de mon fait, loin de là parce doté d'une timidité maladive… mais surtout aussi parce que je laissais indéfiniment mijoter mon plat. Et quand, enfin, j'avançais mon minois, c'est parce que j'avais subodoré son succès sans contestation possible et que le fruit était mûr, pour ne pas dire blet.
En revenant aux Bains-Romains, du 4 au 8 mai 2005, je suis descendu faire des photos au boulodrome, que je ne connaissais pas très bien, moi le Deux-Moulinois, et j'y ai aperçu un petit escalier discret et ombragé par un immense figuier (voir photo).
Et savez-vous à quoi j'ai pensé ? Tout simplement qu'il avait dû servir, à l'instar de mon tunnel, à pas mal de Bainsromanais pour déclarer leur flamme et faire éclore ces merveilleuses amours juvéniles. On ne demande pas confirmation, mais ceux qui oseront le dire et mieux encore l'écrire, ne sont pas obligés (ou obligées) de dire qui était l'autre. On ne veut pas le savoir.


Gérard Stagliano




Le 15-03-07 : Souvenirs de Fernand Mari,

A mes enfants Marc et Marianne

Souvenirs de Fernand Mari,
votre grand-père maternel
(1922-1957)

Extrait : Les 4 Saisons

……« Fernand était contemplatif et sensuel aussi, je pense. Il aimait nous faire partager son goût pour la nature qu’il respectait ; ses sens captaient les plus infimes éléments qui composent la beauté de l’environnement. A chaque saison sa différence : du chant d’un oiseau à son plumage pour mieux le reconnaître, de la lumière d’un ciel changeant, d’un soleil couchant sur la mer, du parfum des algues après la tempête ou du contact de la neige qui nous brûlait les doigts.

Avec le printemps commençaient les balades en forêt, les pique-niques joyeux. Avec son sens organisateur et bricoleur, le confort se transportait : une petite valise en bois, de sa fabrication, contenant la vaisselle en fer blanc, et puis la balançoire qu’il suspendait entre deux solides branches d’un pin parasol. J’ai un souvenir précis de la fabrication de cette balançoire : en sciant l’assise en bois, la scie avait glissé et il s’était blessé à la cheville, j’en avais été impressionnée. Quelquefois, nous ramenions un rouge-gorge blessé – d’où mon attirance pour cet oiseau rustique qui vole de buissons en buissons -, quelques têtards que je gardais quelques semaines dans une cuvette, sous la glacière, et dont j’admirais la métamorphose physique chaque jour.

Les étés paraissaient longs et les activités multiples. Je l’accompagnais à la pêche, au pied de notre habitation. Il me confectionnait une ligne qui souvent s’accrochait aux rochers et se rompait. Ma maladresse devait le déranger dans ses moments paisibles et il me chargeait alors de ramasser des vers, à l’aide d’un chiffon contenant une pierre de sulfate de cuivre, les meilleurs appâts. Mes cousins, Alain et Jean-Jacques partageaient cette activité tous les ans alors qu’ils passaient un mois chez nous. C’étaient des fans de la pêche ! A table il y avait bonne ambiance. Mon père adorait faire des blagues et en raconter. Un verre baveur, une mouche en plastique qui remonte à la surface du café le sucre fondu, une petite pompe dissimulée sous l’assiette de soupe qui la fait vaciller sur la table, une panoplie de farces et attrapes qui animaient nos repas de vacances scolaires. Nous dînions dehors, sous la véranda faite de lattes, par lui. Il faisait très chaud l’été et les lézards couraient au plafond. Je me demandais comment ils pouvaient ainsi courir, à l’envers !

Après dîner, les activités étaient variées. Mon père installait le projecteur de films dans la véranda et nous suivions avec grand plaisir les aventures de « Laurel et Hardy » ou de « Charlot ». Les films étaient muets et nos commentaires couvraient le bruit du moteur. Nous partions aussi en famille faire de longues promenades, les yeux levés au ciel pour contempler la galaxie et pointer les étoiles filantes ou rivés sur la queue lumineuse d’un beau ver luisant ou attentifs à la trajectoire du rayon du phare du Cap-Caxine. Nous étions aussi tout ouïe aux concerts des grillons.

1953 – Fernand, Jeannette, Josette, Paulette, Jean son mari,Jean-Paul, Moi et Robert, Annie, X, André et Chantal .

Très peu de familles partaient en vacances. Nous avions sur place tous les attraits de la douceur de vivre. Quittaient le territoire pour le Continent ceux qui y avaient de la famille. Ce n’était pas notre cas. Même si la mer était à nos pieds, mon père était toujours partant pour la fantaisie et le dépaysement. Aussi, durant ses congés annuels, il n’hésitait pas à charger sa « traction-avant » du matériel rudimentaire de camping. Paulette, Josette et leur famille ont fait partie de ces belles aventures. Destination le Chenoua - depuis 1914 région d’extraction de marbre - à 60 Kms à l’ouest d’Alger, près de Tipasa. Je me souviens d’une immense plage entourée de falaises, accueillant des toiles de tente occupées par une nuée d’enfants mal fagotés, nu-pieds, en liberté surveillée. Des Romanichels !


L’automne c’était la cueillette des cyclamens, des champignons et des arbouses en forêt de Baïnem. Les arbousiers étaient alors rouges de petits fruits mûrs. Je garde un souvenir particulier pour l’une de ces cueillettes : perchée sur les épaules de mon père, je tenais sa gibecière, bien qu’il ne fût pas chasseur, qu’il remplissait allégrement, et que je vidais goulûment. Evidemment, la nuit fut difficile et maman passa une partie de la nuit dérangée par mes vomissements.





L’hiver, la Citröen parcourait les 65 kms de route sinueuse escaladant les pentes de l’Atlas tellien. Enfin Chréa – 1 525 m d’altitude - et la neige ! Cette unique station de sports d’hiver, couverte de cèdres majestueux, qui faisait notre bonheur était assez déserte car rares étaient ceux qui avaient un véhicule.

Chréa Février 1955 –Debout à gauche Robert, André et moi à droite.

De la bataille de boules, au modelage du bonhomme de neige et à la glisse sur la pente douce, le froid paralysait mes doigts et je finissais souvent la journée en larmes, car les gants de laine tricotés par maman n’étaient pas la protection idéale.

Durant cette saison humide nous restions souvent à la maison. Fernand s’adonnait à ses passions : la philatélie, le dessin et la peinture. Inscrit par correspondance à une école parisienne d’art graphique, il devait effectuer des croquis et dessins dont les thèmes lui étaient imposés, à l’encre de chine, au crayon, ou peinture ; perspectives, objets divers, études de position d’êtres humains, d’animaux. Cette activité se pratiquait, le dimanche dans la cuisine. Ses modèles évoluaient à sa portée : « Minette », la chatte noire pelotonnée sur une chaise, « Miss » couchée à mes pieds, « Maman » baignant les enfants dans la lessiveuse ou « Moi »………

Michèle Mari.Pastor




Le 01-01-06 : En mémoire à CHOUNET

" L'Histoire est en quête de vérité, la mémoire de fidélité "
François Hartog, cité par Marc Ferro "Les individus face aux crises du XXe siècle" Odile Jacob janvier 2005
Bains Romains est un village en bord de mer, à 9 km à l'Ouest d'Alger.

Aujourd'hui, 9 km, c'est la très proche banlieue d'une ville moyenne. À l'époque, entre 1945 et 1960, 9 km, c'était un trajet conséquent, de mémoire, une demi-heure à trois-quarts d'heure en autobus, sur une route étroite en bordure de mer, souvent encombrée, en particulier le dimanche soir.

Avant d'être Citoyen du monde, Européen, Français, Chartrain, Français d'Algérie, je suis Bainsrominois. Si j'ai des racines, elles sont profondément ancrées dans le sol de Bains Romains.

La motivation de ces mémoires c'est de faire revivre nos adolescences.

Mon adolescence, elle a baigné dans le bonheur, elle a été écartelée, déchirée, elle a pleuré d'émotion, elle s'est coltinée avec des sensations fortes, mais elle n'a jamais été seule.

Chounet



 




 
 

Ce travail de mémoire implique la mise en scène des acteurs de cette mémoire (photographie et noms).
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