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Le 04/11/2011 : Rassemblement MEMOIRE-HISTOIRE-CULTURE
CONVENTION NATIONALE des RAPATRIES ( ANTIBES 3 ,4 et 5 Décembre 2011)
Le 03/07/2011 : La Londe 2011 : commentaire de Marc STAGLIANO
Et oui ! comme tous les ans Saint-Eugène a revécu l'espace d'un samedi de juin 2011. Si nous avons bien sûr noté quelques absences regrettées, nous avons surtout constaté le succés de l'édition 2011 de la Pinède de l'Argentière pour les Bains-Romains. En effet si les septuagénaires ont dû concéder quelques absences, les jeunes ont pu au contraire se retrouver dans une joie sans pareille. Les frères Rigaud, Jean-Louis Saës, Jean-Louis Garcia et surtout Jean-Yves Ampart venus pour la première fois, se sont congratulés comme jamais depuis plus de cinquante ans. Jean-Yves Ampart s'est retrouvé face à cinq de ses amis d'enfance alignés, qu'il n'identifiait pas aussi sûrement qu'il l'aurait voulu lui-même, et il posait cette question simple : Les gars, vous ne me reconnaissez pas ? . Et les autres d'hésiter jusqu'à ce que désespéré de l'échec, il dise piteusement : Je suis Jean-Yves Ampart , déclenchant les embrassades, voire quelques pleurs de joie dans la liesse générale. Ce fut un moment assez spécial pour ces jeunes d'hier. Nous avons eu aussi la joie de compter parmi nous deux figures emblèmatiques des Bains-Romains que sont d'abord Biquet Behm le frère aïné de notre regretté Chounet Behm, créateur du site Bainsromains.com, qui eut tant de succés auprès des internautes aux pieds pas particulièrement blancs. L'autre personnage notoire était le préfet et commissaire divisionnaire Marcel Morin, fossoyeur de la French Connection de Marseille, qui lui aussi nous faisait l'honneur de sa présence pour la toute première fois. Deux versaillaises d'adoption, nées à la Pointe Pescade sont aussi venues égayer ces journées de retrouvailles. Conquises elles ont promis de perpétuer le rendez-vous de juin à La Londe. Nos nonagénaires, que sont Mmes Bérenguer et Solari étaient là aussi à la grande joie de ceux qui les ont connu à La Poudrière pour la première et au Plateau pour la seconde. Les soeurs Dahan du Plateau, les régionaux et époux Loffredo, Agullo, représentaient la famille Malinconi et retrouvaient ainsi l'albigeois et petit frère Jean-Pierre, venu de son sud-ouest d'adoption. Dans le même groupe on reconnaissait Jean-Félix Bonnin de la Mairie tout fier d'exhiber sa plaque minéralogique, plus ou moins trafiquée avec les armes d'Alger et un superbe 9A sur fond bleu. La photo a été faite. L'apéritif gargantuesque des époux Domenech a donné lieu à des souvenirs anisés et joyeux et des émotions plus ou moins avouées. On dira pour conclure que ces bons moments sont essentiellement dûs aux dévoués France et Serge, bien sûr mais aussi à Dédé Turc et sa sainte femme Janick, à Alain Hanana, accompagné cette année de toute sa tribu, et autres locaux dont Bernard Samak de la Pointe. Voilà La Londe 2011 est finie, vive La Londe 2012 un samedi 30 juin cette fois. A l'année prochaine !!
Marc & Aline STAGLIANO
Le 10/06/2011 : ADIEU CHRISTIANE, tu seras toujours dans nos souvenirs et dans nos coeurs.
Christiane SAES-LAMINA,nous a quitté après une longue maladie, comme on le dit trop souvent . . . . . . .
Parents, Famille, Amis anciens et nouveaux, nous étions très nombreux, ce jeudi 9 juin 2011, pour un ultime adieu à t'accompagner aux portes du ciel, ce paradis éternel, où,.......... nous te rejoindrons tôt ou tard.
Tu as rejoint ta maman, ton papa, nos amis, tous nos chers disparus,........... en leur compagnie, reposes maintenant en paix.
A Jean-Louis, ton époux, tes enfants, Thierry, Stéfanie et Sylvie, à Mamie Saes, à toute la famille SAES et LAMINA, nous adressons nos plus sincères condolèances.
Que nos souvenirs restent à jamais gravés dans nos coeurs et nos mémoires.
ADIEU . . . . . . . . . C.H.R.I.S.T.I.A.N.E....... les Copains
Jean-Louis GARCIA
Le 08/06/2011 : LA LONDES les MAURES, 6ème Grand Pique-nique, Samedi 25 Juin 2011.
J-17 , dans quelques jours, disons 2 semaines, nous nous retrouvons tous ensemble, Saint-Eugénois, Pointus, Bainrominois, Deux Moulins, La Vigie, Baïnem, nos parents, nos enfants, nos amis toutes les personnes qui voudrons nous accompagner pour notre 6ème Grand-Pique-nique, Rencontres et Retrouvailles, à La Londes les Maures.
Réservez votre Fin de Semaine et retrouvons-nous le Samedi 25 Juin 2011 dans la joie et la bonne Humeur, à LA LONDE LES MAURES.
Nous comptons sur votre présence, venez nombreux, à très bientôt,
Communiqué de Serge et France DOMENECH.
Pourriez-vous nous faire savoir le nombre de personnes qui vous ont confirmé leur venue aux retrouvailles du Samedi 25 Juin...? Merci de bien vouloir nous communiquer leur nom afin qu'on les rajoute sur notre listing... SURTOUT POUR LA GESTION DE L'APERO!!!!
VOUS SEREZ DES NOTRES à ces RETROUVAILLES,....
Si vous ne l'avez pas fait .... FAITES NOUS PART de votre VENUE (par téléphone ou par e-mail avant le 15 Juin) 04.42.02.60.04 -06.30.65.19.56 - domenech_serge@orange.fr (avec le tiret de dessous le 8 entre domenech et serge).
Ce serait VACHEMENT SYMPA ...... pour les ORGANISATEURS ....
MERCI PAR AVANCE..
Amitiés Bainrominoises,
Jean-Louis GARCIA
Le 28/05/2011 : Un Trop Beau Poême, Très Vrai, rempli de Couleurs, de Piquants et de Nostalgie
Entre Saint-Eugène et Alger,
Est le quartier ou je suis né.
Entre Casbah et Carrières Jaubert,
C’est là aussi qu’est né mon père.
Sur la rive gauche d’un ancien oued,
Oui,…. Je suis né à Bab El Oued.
C’était ma foi un beau quartier
Un quartier plein de vie, un quartier animé.
Espagnol, italien, arabe, maltais,
Tous ensemble apprenions le français
C'était la tour de bab-el-oued
Quand on parlait dans notre bled.
Notre français était très pimenté
Il était même très pigmenté
Par les couleurs qu’on lui donnait.
Des couleurs aujourd’hui un peu oubliées.
Etchaffé par une voiture, la honte à la figure
Putain d’sa mère il avait la vie dure.
En bas la mer un jeu tu tapais
Quand tu faisais tchouffa les autres y rigolaient. »
Dans mon quartier on n’utilisait pas de « reloje »
Ce n’était pas la peine il y avait les Trois Horloges
Contre les hauts et les bas
Il y avait la Bassetta
Il y avait « Blanchette » à l’entrée du marché,
Il était très connu il vendait des beignets,
Derrière l’arrêt des trams sur la petite place
Il y avait « l’italien » qui nous vendait ses glaces,
Il y avait Slimane et son épicerie
Il y avait Lassale et sa charcuterie.
Prés du passage souterrain
Il y avait Moati et son commerce cossu
Cela était normal il vendait du tissus.
Il y avait Torrés magasin de chaussures,
Rue Suffren, Devesa, ses boudins à l’oignon,
Le cinéma Bijou qui manquait d’attraction.
La « maison Jaubert » la « cité des moulins »
Avenue de la Bouzareah, rue Sufren, rue Franklin.
Prés de l’usine Bastos, à coté du Plazza,
La boulangerie Amar, la boucherie Khaliffa,
Montiel le charbonnier, Lounés le marchand de légumes
Le bistro des Flechero juste là au coin
L’Armée du salut, et le moutchou du coin
C’est là que j’ai vu le jour,
Alors que mon père péchait au cassour.
Avenue de la Bouzareah, la boulangerie Seralta
La pharmacie Sastre, et puis celle de Kamoun,
Il y avait Henny, le boucher chevalin, Perez le coiffeur,
Otto le confiseur,Spadaro « le voleur »
Borras et Sampaul vous faisaient miroiter
Les glaces que Grosoli fabriquait
Vous parlerais-je des cafés, ou bien de leurs « kemia »
Tout ce qu’ils vous offraient remplaçait un repas.
Carottes au cumin, pommes de terre au persil,
Variantes et tramousses cacahuètes salées, ,
Escargolines, olives….tant qu’on en voulait.
C’était un vrai délire, j’en ai le souvenir.
Quand boire une anisette était un vrai plaisir.
Vous parlerais-je de Raisville, Padovani,
Les Voutes, la Pointe Pescade et les Bains des Familles ?
Le stade Marcel Cerdan ou jouait le S.C.A (la spardenia)
Ou bien des grandes rencontres A.S.SE / Galia
Cela n’est pas la peine vous vous en souvenez aussi
Et pourtant comme moi vous étiez un « petit »
Je me souviens aussi de ce qui c’est passé
Lorsque les Trois Horloges, notre centre d’intérêt
Le 23 mars 62 devint un centre de gravité
Et c’était vraiment grave, ce fut le début de la fin,
Cela je m’en souviens
Je m’en souviens très bien.
Auteur inconnu ........ aujourd'hui !....
Le 18/04/2011 : JOYEUSES FETES DE PAQUES
De Merveilleuses Fêtes de PAQUES à tous nos Amis de là-bas et d'ici.
Que l' Extrait de « Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord »
ci-dessous de,
Jocelyne Mas
Ecrivain
Nommée parmi "les 100 Femmes de l'Année"
vous apporte bonheur et joie et illumine votre coeur de merveilleux souvenirs.
Amitiés bainrominoises
Rendez-vous le samedi 25 Juin 2011, à La Londe de Maures, pour le grand pique-nique des anciens de l'ouest d'ALGER.
Jean-Louis GARCIA
Le 18/04/2011 : Joyeux Fêtes des Rameaux et de Pâques
Les Fêtes des Rameaux et de Pâques en Algérie.
Pour les Rameaux, mon père confectionnait des petits arbustes de papier coloré et brillant ; à chaque branche se balançaient des fruits confits, des mandarines confites, des sucreries, mais on n’avait le droit d’y goûter qu’après la messe ! La vitrine de la boulangerie devenait une merveille de couleurs, le papier de soie brillait sous les rayons du soleil et ondulait au moindre souffle d’air.
Ma grand-mère m’avait tricoté un petit cache coeur en laine angora blanc, je l’adorais, il était si doux. Je l’ai gardé longtemps.
Elle m’avait aussi confectionné de ravissantes petites chemises, à bretelles, en coton très fin, rebordées d’une guirlande de petites fleurs de toutes les couleurs. Un jour mon amie Sylvette vient dormir à la maison. Je lui prête une de ces chemises, et elle en tombe amoureuse, jamais elle n’avait vu (disait-elle) d’aussi jolies chemises.
Le lendemain, je lui dis de la garder, elle était ravie.
À Baraki, à Pâques ma grand-mère faisait toutes sortes de gâteaux : des cannollis fourrés de crème, d’un côté
vanille, l’autre côté chocolat, des oeufs décorés, un gâteau en couronne avec de vrais oeufs durs, des corbeilles
d’oreillettes, des mantécaos, petits gâteaux à la cannelle et pour cacher dans le jardin, des oeufs durs peints de
toutes les couleurs et un seul oeuf cru. La maison embaumait la fleur d’oranger.
Les traditions, c’est ce qui fait les souvenirs.
Nous partions mon frère et moi, un panier sous le bras, dès notre arrivée à la recherche de tous ces oeufs.
C’était à celui qui en trouverait le plus ; mais c’était aussi sans compter sur l’astuce dont faisait preuve ma grandmère, pour inventer ses cachettes.
Le jardin en regorgeait, sous les fleurs, dans les arbres, dans l’herbe haute parsemée de vinaigrettes aux petites
fleurs d’un jaune éclatant et aux tiges acidulées. Et toute la famille nous suivait en poussant force exclamations.
Lorsque nous avions trouvé tous les oeufs, restait à chercher celui qui était cru.
Pour cela mon grand-père s’offrait en victime et nous cassions sans remords les oeufs sur son front jusqu’à
ce que bien sûr nous arrivions à l’oeuf cru.
Que de cris et de trépignations ; nous sautions de joie pendant que mon pauvre grand-père, stoïque, gardant
son sourire, s’essuyait le front avec son grand mouchoir à carreaux.
À l’époque, ces grands mouchoirs jouent un rôle de tous les jours, tantôt c’est plié en deux en triangle un
foulard pour attacher mes cheveux, tantôt c’est avec un noeud à chaque coin un « ravissant » petit chapeau, tantôt
encore c’est trempé dans l’eau glacée du puits un pansement pour nos genoux écorchés.
Extrait de « Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord »
Jocelyne Mas
Ecrivain
Nommée parmi "les 100 Femmes de l'Année"
http://www.jocelynemas.com
Le 21/03/2011 : INFORMATIONS sur le Grand Pique-Nique à La Londe le samedi 25 juin 2011
Serge et France DOMENECH
La Voilerie
1, Rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél. : 04.42.02.60.04 – 06.30.65.19.56
e-mail : domenech_serge@orange.fr
Les Pennes Mirabeau, le 15 Mars 2011
Chers Amis Saint-Eugénois,
Comme convenu lors du rassemblement 2010, la réunion des anciens de la commune de Saint Eugène se déroulera le
Le Samedi 25 Juin 2011
sur la plage de l’Argentière (sous les pins comme chez nous là-bas… à Sidi-Ferruch) à LA LONDE LES MAURES.
Tous les Saint Eugénois de la « capitale » jusqu’à Baïnem sont conviés à ces … sixièmes retrouvailles.
RENDEZ-VOUS A PARTIR DE 9 HEURES
« JOURNEE PIQUE-NIQUE »
Un grand apéritif (avec beaucoup de kémia) sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer.
Bien entendu pas « de feu ».
Pour ceux et celles venant de loin (train, avion…), pas d’inquiétude : ils mangeront avec les amis présents.
Pour ceux qui souhaitent dormir sur place, nous avons réservé 20 chambres auprès de l‘HOTEL MEREA situé 2 Boulevard Clémenceau à LA LONDE LES MAURES (la résidence hôtelière ODALYS n’accepte plus les hébergements pour de courtes durées). Ci-joint le bulletin de réservation à nous renvoyer accompagné d’un chèque d’acompte par courrier : précisions en-tête de lettre). Merci par avance.
En 2010, nous étions plus de 400 St Eugénois et espérons battre le record.
Depuis notre départ d’ Algérie, nous avons… physiquement beaucoup changé et il n’est pas interdit de porter un badge avec son nom (de jeune fille pour les dames) et quartier.
Comme chaque année, le Maire de LA LONDE nous honorera de sa présence et tenons à remercier Alain
HANANA et André TURC qui se dévouent auprès des services municipaux pour la bonne gestion de cette journée.
Merci aussi à ceux qui, tout au long de l’année, informent nos troupes pour faire de cette journée «l’évènement de l’année » : Jean-Louis GARCIA (Bains Romains) – Jean-Paul SELLES (Horizons Bleus) – JeanJean BIDAL (Pointe Pescade) - André VALENSI, Lucette GATT/LARCIER (St Eugène) et nos inoubliables frères STAGLIANO (Deux-Moulins).
Pour une bonne organisation, soyez gentil de nous confirmer votre participation (par e-mail ou téléphone) car la gestion de l’apéro géant est compliquée sans information.
Le Vendredi soir, veille de la réunion, ceux venant de loin ….et les autres pourront nous retrouver sur le site pour un dîner salade-pizza.
Le Dimanche 26 Juin –tous ceux venant de loin… et même les autres… pourront se retrouver sur la plage pour une journée détente..
Merci à tous et « A BIENTOT »
Amitiés nostalgériques de Serge et France de la Pointe… Pescade bien entendu
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BULLERIN DE RESERVATION
RESERVATIONS HOTEL MEREA JUIN 2011
NUITS DU 24 AU 25, 25 au 26 et 26 AU 27 JUIN
GROUPE DOMENECH
Pour ceux venant de loin et qui souhaitent profiter du week-end, nous avons contacté l’HOTEL MEREA au 2 Boulevard Clémenceau à LA LONDE LES MAURES :
- Prix de la chambre (avec WC + S.de.bains) : 55,60 € la nuit (pour deux personnes) – petit déjeuner inclus (au choix 2 lits ou un grand lit) – bien vouloir nous le préciser –
Si vous désirez réserver une ou plusieurs nuits : prière de nous contacter rapidement :
- Serge et France DOMENECH : 04.42.02.60.04
- E-mail : domenech_serge@orange.fr
Vous voudrez bien nous renvoyer dûment complété le bulletin de résevation ci-dessous accompagné d‘un chèque d‘acompte (30 %) libellé à l‘ordre de l‘HOTEL MEREA
à Serge et France DOMENECH – La Voilerie 1, Rue du Castelet – 13170 – LES PENNES MIRABEAU
MERCI PAR AVANCE
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HOTEL MEREA - JUIN 2011 -
BULLETIN DE RESERVATION (GROUPE DOMENECH)
M . et Mme ……………………………………………………………………………
Adresse :
Téléphone :
e-mail :
Réservent :
Chambre pour 2 personnes : 55,60 € (la nuit - petit déjeuner inclus)
- 1 grand lit ou 2 lits – entourer votre choix -
Réservation pour la(les) nuit(s) du 24/25 Juin – 25 Juin/26 Juin – 26/27 Juin -
Bien vouloir entourer votre choix
Ci-joint chèque d’acompte de 30% du montant du séjour à l’ordre de l’HOTEL MEREA
Serge et France DOMENECH
Le 16/03/2011 : Enfin ...... des photos de la journée du 26 juin 2010 à La Londe.
Avec un grand retard, je m'en excuse, mais il vaut mieux que jamais, quelques photos de la journée du samedi 26 juin 2010 à la Londe à voir dans la rubrique menu-photographies de notre site.
Un avant gout de notre prochain "Grand Pique-Nique" à la Londe des Maures, le samedi 25 juin 2011.
RESERVEZ VOTRE JOURNEE DU SAMED 25 JUIN 2011 POUR NOS RETROUVAILLES .......
Jean-Louis GARCIA
Le 04/03/2011 : L'ALGERIE (française) EXPLIQUEE AUX ENFANTS
C'est à vous mes enfants qui n'avez pas connu ce paradis
Qu'aujourd'hui je m'adresse et à tous je vous dis :
Beaucoup trop de gens sur ce sujet vous ont menti !
Alors laissez-moi vous expliquer ce qu'était l'Algérie.
Vos Aïeux venaient de France, d'Espagne ou d'ailleurs,
Tous des pauvres gens ni plus mauvais, ni meilleurs,
Durs au travail et, c'est vrai, exubérants et ripailleurs.
Mais c'était toujours et, avant tout, des gens de cœur.
Puisqu'on leur fit croire que ce pays était le leur
Pendant plus d'un siècle ils mirent cette terre en valeur.
Ni l'insalubrité, ni le travail ne leur faisaient peur :
Ils étaient certains d'avoir trouvé le bonheur.
En vérité, il y avait bien un Blachette et un Borgeaud
Mais d'autres de cette terre ne possédaient qu'un morceau.
La majorité, elle, n'avait que ses bras pour tout joyau.
Mais jamais aucun d'eux ne fit payer un verre d'eau.
Quand les guerres furent déclarées et la Patrie en danger,
Antoine, Jean, Ali, qu'ils soient français ou étrangers,
Tous furent volontaires et prêts à se faire tuer !
Les cimetières et les monuments peuvent en témoigner.
Français, Espagnols, Maltais, Portugais, Mahonnais ou Italiens,
Notre communauté s'appelait déjà les Européens.
Par nos origines nous étions tous des chrétiens,
C'est tout ce qui nous séparait de nos amis algériens.
Nous pensions avoir été compris un jour du mois de mai
Dans l'euphorie nous n'avions pas saisi le faux du vrai.
Il nous a fallu laisser notre maison à défaut de palais
Et quitter ce pays et cette terre dans le plus bref délai.
C'est alors que l'exode nous a fait changer de rivages,
Connaitre d'autres cieux et d'autres visages.
Mais nous garderons toujours en mémoire nos paysages
Et rien ne remplacera nos villes et nos villages.
Et puisque « Pieds-Noirs » on a voulu nous appeler,
Ce nom il nous a fallu d'abord le valoriser
Et nous battre pour le faire respecter !
A vous, mes enfants, il vous reste à le faire aimer.
Maintenant me voila au crépuscule de ma vie
Et avant de vous quitter, mes enfants, je vous le confie.
Défendez l'œuvre de vos Aïeux de toute votre énergie
Pour que soit connue, enfin, la Vérité sur l'Algérie.
Jean Claude OBER
Le 03/03/2011 : APPEL DU COLLECTIF DES ASSOCIATIONS DE FRANCAIS D'ALGERIE
RASSEMBLEMENT LE 19 MARS 2011 A 11 HEURES
PLACE SAINT-ETIENNE A TOULOUSE (31)
DEVANT LA PREFECTURE
A l'approche de 2012, les annonces concernant l'histoire et le drame des Français d'Algérie ne cessent d'inquiéter, ou d'indigner, nombre d'entre nous.
L'Etat a décidé d'honorer, cette année, Frantz Fanon, soutien actif du FLN dès 1954, celui-là même dont Jean-Paul Sartre préfacera l'ouvrage « Les Damnés de la terre » en ces termes : « En ce premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. » Rendre un hommage public à un tel personnage, c'est légitimer officiellement son action au sein du FLN et s'acheminer donc vers la repentance.
Nous ne saurions accepter que notre mémoire soit ainsi bafouée.
Par ailleurs, le site internet du Ministère de la culture vient de mettre en ligne son calendrier des commémorations officielles pour 2012. Dans les dates retenues, nous constatons que la mention « Fin de la Guerre d'Algérie » apparaît accolée au 19 mars 1962.
Nous ne saurions accepter ce premier pas vers l'officialisation d'une date qui, loin de marquer la fin d'un conflit, a au contraire sonné le glas de nos vies en Algérie, au sens figuré mais aussi au sens propre, pour des milliers d'entre nous, des dizaines de milliers de Harkis, des centaines de soldats du contingent.
Nous ne saurions accepter cette chape de plomb supplémentaire sur les tragédies du 26 mars à Alger ou du 5 juillet à Oran, entre autres.
Au vu de ces éléments, les associations de Français d'Algérie ont décidé de se réunir afin d'envisager une riposte.
Jamais en effet ne fut fait un tel affront à notre tragédie, à nos morts.
Nous sommes conscients que certains d'entre vous ont le désir de « tourner la page », surtout 49 ans après. Mais cette page d'Histoire s'écrit actuellement sans nous, sans prendre en considération nos drames. Est-ce cela que nous voulons léguer à nos enfants, à nos petits-enfants ? Une vision tronquée, partisane et hémiplégique de notre vécu en Algérie ? Une officialisation de la date du 19 mars qui niera à jamais nos victimes, nos disparus ? Une repentance qui légitimera aux yeux de tous nos souffrances, nos blessures ? Nos enfants n'ont-ils donc pas le droit d'être fiers de nous, de nos parents ?
Nous ne saurions accepter de voir ainsi notre dignité traînée une fois de plus dans la boue.
Nous vous appelons donc à nous rejoindre le 19 mars 2011, Place Saint-Etienne à Toulouse, pour un rassemblement devant la préfecture. Il s'agit de montrer par notre mobilisation, qui doit être la plus large possible, que nous n'acceptons pas que notre histoire soit travestie de la sorte. Nous remettrons au préfet un courrier à transmettre au Président de la République. Ce courrier n'aura de poids que si nous sommes très nombreux ce jour-là.
Dans un an il sera trop tard, c'est aujourd'hui que nous devons montrer que nous sommes toujours là et que nous n'entendons pas que l'on cache à nos enfants notre histoire, leur histoire, la vraie, afin qu'ils n'aient pas un jour à avoir honte de leurs parents.
Rejoignez-nous – en famille, avec vos amis, ce serait merveilleux – et arborez en ce jour de deuil un élément noir, brassard, cravate etc.
Nous n'aurons plus beaucoup d'autres occasions de faire entendre notre voix. Nous avons été bâillonnés le 8 avril 1962, en n'étant pas consultés pour le référendum sur les accords d'Evian, il est temps de retrouver la parole, pour nous, pour l'image que nous lèguerons aux nôtres.
Algérianie M. Gérard GARCIA
Amicale des Français d'Outre-Mer (L'Union) M. Gabriel FUENTES
Amicale des Pieds-Noirs de Quint-Fonsegrives M. Marcel LIZON
Amicale des Rapatriés du Comminges
Amicale Nationale des Enfants de l'Algérois Mme Annie PARENT
Amicale Nationale des Hauts-Plateaux de Sétif M. Nicolas VOGLIMACCI
Amitiés Oraniennes / L'Echo de l'Oranie Mme Claude-Sandra RAYMOND
ANFANOMA M. Yves SAINSOT
Association des familles de victimes du 26 mars et leurs Alliés Mme FERRANDIS-DELVARRE
Centre d'Etudes Pieds-Noirs Mme Josseline REVEL-MOUROZ
Cercle Algérianiste National M. Thierry ROLANDO (avec la participation active du Cercle Algérianiste de Toulouse - Mme Ghislaine DELMOND et du Cercle Algérianiste de Montauban – Mme Josiane MAGGIA)
Collectif des Familles de Disparus (5 juillet Oran) Mme Viviane EZAGOURI
Collectif NON au 19 mars 1962 PACA M. Hervé CUESTA
Orania M. François PETROSINO
Contact : Marcel LIZON 06 79 81 69 12
Lionel VIVES-DIAZ 05 62 62 18 98
Pour les associations désireuses de signer la lettre à la Présidence de la République, envoi sur demande à pncollectif@laposte.net
Le 03/03/2011 : Le " Pataouète " par Gérard GARCIA.
La langue "pataouète" s'est créée entre ports et banlieues au creuset du faubourg populaire. Là, les parfums se passionnent de soleil et de mer pour effacer la misère du monde à mi-chemin entre l'enflure verbale et l'expression héroïque.
Ce dialecte est né durant la deuxième moitié du 19ème siècle au confluent des races méditerranéennes.
Laissons la parole à Louis Bertrand qui écrit dans "Le sang des races" :
"Quand ils quittaient le valencien, leur langue était celle qui se parle au Faubourg, mais avec quelque chose de plus prétentieux qui sentait le commis-voyageur. On y retrouvait les expressions boulevardières d'il y a dix ans à côté des vieilles élégances de corps de garde apportées jadis par les troupiers de 1830. Des métaphores marseillaises se heurtaient à des dictons espagnols, des mots de sabir ou d'arabe bigarraient le français officiel appris à l'école des Frères. Et parfois, au milieu de ces phrases bâtardes, martelées avec les rudes intonations gutturales de l'Afrique, s'enlevait une belle image, robuste et saine, sortie toute vive du riche terroir de Valence ou étincelante et dure comme les roches d'Alicante et que le mauvais français du Faubourg laissait transparaître, ainsi qu'une loque misérable."
Ce système linguistique deviendra le système de communication obligatoire et nécessaire pour une nouvelle communauté, celle de ceux que l'on appellera les PIEDS-NOIRS, un véritable parler créole plus élaboré qu'un pidgin ou que le sabir.
Des emprunts ont été faits dans toutes les langues originelles des peuples unis dans l'effort pendant plus d'un siècle. Notre langue est un vrai dialecte méditerranéen quant à la syntaxe quasi-latine, l'accent, le lexique. Le dialecte pied-noir rappelle à tous les linguistes, aux Académies et à la nôtre en particulier, comment une langue vit.
Le pataouète était parlé ou compris par une population nord-africaine de cinq millions de personnes en 1962, toutes origines confondues. Il reste une langue vivante pour les Nord-Africains, en péril pour les Pieds-Noirs. notre peuple veut le parler, l'écrire, le comprendre, le savourer, l'entendre. Maintenant, elle chante le passé, ensoleille notre présent. C'est le creuset où se préparent nos lendemains.
Gérard GARCIA
Le 26/01/2011 : PIED NOIR MON AMI, cette lettre mérite d' être lue.
PIED NOIR MON AMI,
A quelques encablures de mes 70 ans, à un âge où les souvenirs se déclinent plus aisément que les projets et après avoir épuisé mes capacités de silence, je ressens le besoin d'éclairer un malentendu.
En 35 ans de vie professionnelle, j'ai travaillé avec vous, milité avec vous, partagé quelques succès et quelques épreuves, communié aux mêmes valeurs, au même humanisme. j' ai bu à la coupe de ce bonheur de vivre en France, de s' étonner de ses richesses, de se pénétrer des mêmes émotions, au point que j' avais fini par oublier que j' étais né sur une autre rive, de parents venus d' ailleurs et de grands-parents à l' accent impossible d' une ile de la Méditerranée.
Je m'étais cru Français comme vous et j'avais cru achever ce travail de deuil commun à tous les exilés du monde. Et puis, depuis quelques mois, des maisons d'édition ont fait pleuvoir témoignages et réflexions sur la guerre d'Algérie. Les chaînes de télévision et les radios ont commenté les ouvrages et refait l'Histoire de 134 ans de présence française en Algérie.
Avec une étonnante convergence de vues, la plu part ont révélé, sur cette période, une vision singulièrement sinistre. j'ai revu l'histoire de ma patrie, l'Algérie Française, travestie ou défigurée en quelques propositions caricaturales :
La présence de la France en Algérie fut de tout temps illégitime
Les Français d'Algérie ont exploité les Arabes et ont volé leurs terres
Les soldats français ont torturé des patriotes qui libéraient leur pays
Certains Français ont eu raison d'aider les fellaghas à combattre l'armée française et peuvent s'enorgueillir aujourd'hui d'avoir contribué à la libération de l'Algérie."
Alors, j'ai compris que personne ne pouvait comprendre un pays et un peuple s'il n'avait d' abord appris à l'aimer... et vous n'avez jamais aimé "notre Algérie" !
Alors, j'ai compris pourquoi vous changiez de conversation quand j'affirmais mon origine "pied noir" ; j'ai compris que l'exode arménien ou l'exode juif vous avait touchés mais que notre exil vous avait laissés indifférents. j'ai compris pourquoi les maquisards qui se battaient pour libérer la France envahie étaient des héros, mais pourquoi des officiers qui refusaient d'abandonner ce morceau de France et les Arabes entraînés à nos côtés, étaient traités de putschistes.
J'ai compris pourquoi des mots comme "colon" avaient été vidés de leur noblesse et pourquoi, dans votre esprit et dans votre langage, la colonisation avait laissé place au colonialisme.
Même des Français de France comme vous, tués au combat, n'ont pas eu droit, dans la mémoire collective, à la même évocation que les Poilus ou les Résistants, parce qu'ils furent engagés dans une "sale guerre" ! Sans doute, même si leur sacrifice fut aussi noble et digne de mémoire, est-il plus facile de célébrer des héros vainqueurs que des soldats morts pour rien.
Dans un manichéisme grotesque, tout ce qui avait contribué à défendre la France était héroïque ; tout ce qui avait contribué à conserver et à défendre notre pays pour continuer à y vivre, était criminel... Vérité en deçà de la Méditerranée ; erreur au-delà !"
Vous si prolixes pour dénoncer les tortures et les exactions de l'armée française au cours des dix dernières années, vous êtes devenus amnésiques sur les massacres et les tortures infligés par les fellaghas à nos compatriotes européens et musulmans au point de vouloir faire défiler des troupes algériennes le 14 juillet 2012. Vous ne trouvez rien à dire sur l'oeuvre française en Algérie pendant 130 ans. Pas un livre, pas une émission de télévision ou de radio, rien ! Les fictions même s'affligent des mêmes clichés de Français arrogants et de Musulmans opprimés.
Ce qui est singulier dans le débat sur l'Algérie et sur la guerre qui a marqué la fin de la période française, c'est que ceux qui en parlent, en parlent en étrangers comme d'une terre étrangère.
Disséquer le cadavre de l'Algérie leur est un exercice clinique que journalistes, commentateurs et professeurs d'université réalisent avec la froide indifférence de l'étranger.
Personne ne pense qu'un million de femmes et d hommes n'ont connu et aimé que cette terre où ils sont nés. Personne n'ose rappeler qu'ils ont été arrachés à leur véritable patrie et déportés en exil sur une terre souvent inconnue et souvent hostile ... Quand certains intellectuels français se prévalent d'avoir aidé le FLN, personne ne les accuse d'avoir armé les bras des égorgeurs de Français ...
Cette terre vous brûle la mémoire et le coeur ... ou plutôt la mauvaise conscience.
Certains d'entre nous sont retournés en pèlerinage là-bas et tous ont été chaleureusement accueillis et honorés. Cela est-il possible pour des gens qui ont fait suer le burnous ?
Je n'ai pas choisi de naître Français sur une terre que mes maîtres français m'ont appris à aimer comme un morceau de la France. Mais, même si " mon Algérie" n'est plus, il est trop tard, aujourd'hui, pour que cette terre me devienne étrangère et ne soit plus la terre de mes parents, ma patrie.
J'attends de vous amis français, que vous respectiez mon Histoire même si vous refusez qu'elle soit aussi votre Histoire.
Je n'attends de vous aucune complaisance mais le respect d'une Histoire dans la lumière de son époque et de ses valeurs, dans la vérité de ses réalisations matérielles, intellectuelles et humaines, dans la subtilité de ses relations sociales, dans la richesse et la diversité de son oeuvre et de ses cultures.
J'attends que vous respectiez la mémoire de tous ceux que j'ai laissé là-bas et dont la vie fut faite de travail, d'abnégation et parfois même d'héroïsme.
J'attends que vous traitiez avec une égale dignité et une égale exigence d'objectivité et de rigueur, un égal souci de vérité et de justice, l'Histoire de la France d'en deçà et d’au delà de la Méditerranée.
Alors, il me sera peut-être permis de mourir dans ce coin de France en m'y sentant aussi chez moi .. enfin ! ".
Que Dieu nous accueille comme nous le méritons vraiment.
Un pied-noir
Le 19/01/2011 : MYONNE, s'en est allée . . . . elle aurait fêté ses 101 ans le 27 janvier .
Yvonne CARAYOL née BERTRAND à Blida le 27 janvier 1910, fidèle nageuse de la Pointe Pescade,
MYONNE, entourée de tous ses proches, s'en est allée . . . . elle aurait fêté ses 101 ans . . . .
Marie-Geneviève CARAYOL et Solange DIETSCH, ses filles,
ses 5 petits-enfants et ses 12 arrière petits-enfants,
ont la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu de
Madame Jean-Baptiste CARAYOL, née Yvonne BERTRAND,
le 18 janvier 2011, dans sa 101ème année.
La cérémonie religieuse aura lieu le samedi 22 janvier
à 15h en l’église d’Espédaillac (Lot),
suivie de l’inhumation au cimetière d'Espédaillac.
Une messe sera célébrée le samedi 5 février au matin
à l’église Notre-Dame de Versailles.
Solange DIETSCH-CARAYOL
Le 19/01/2011 : Notre centenaire : MYONNE, s'en est allée . . . .
Maman s'est éteinte dans son sommeil mardi vers 7h, elle était très paisible et avait été très heureuse de voir toute la famille réunie autour d'elle dimanche.
Garance, 4 ans, a dit : "C'est une catastrophe !" et Raphaël, 5 ans : "C'est nul, c'est trop nul !"
Je vous embrasse.
Solange DIETSCH-CARAYOL
Le 30/12/2010 : JOYEUSES FETES - - BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011
Chers Amis,
A l'occasion des fêtes, rien n'est plus agréable que de festoyer avec ceux qu'on aime.
Noël ! . . . Que de doux souvenirs éveille ce petit mot porteur de mille Merveilles.
Voeux de gaieté et de bonheur pour ces fêtes et pour l'an 2011.
Que l'amitié illumine cette nouvelle année de tout le plaisir et la joie qu'elle permet de partager.
A l'aube du nouvel an, acceptez de tout mon coeur les voeux les plus chaleureux pour une année exceptionnelle.
BONNES ET HEUREUSES FETES ! . . . . . . . . . .
Amitiés Bainrominoises,
Jean-Louis GARCIA
Le 01/12/2010 : - = " Le CINEMA en AFN de 1830 à la Valise " = - : Conférence présentée par Serge DOMENECH, le Samedi 11 Décembre 2010 à Villeneuve-les-Avignons
Conférence "LE CINEMA EN AFN de 1830 à la valise"
le SAMEDI 11 DECEMBRE à 15HEURES
à la Mairie de Villeneuve-les AVIGNON
Immeuble de la Mairie
Place de la Mairie
France et Serge DOMENECH
Le 18/10/2010 : CONFERENCE SERGE DOMENECH SUR CINEMA EN AFN 25 OCTOBRE 2010 A HYERES
Bonjour à toutes et tous,
Je donnerai la conférence "LE CINEMA EN AFN" le Lundi 25 Octobre à 18h. au Park Hotel à HYERES...
Entrée gratuite et possibilité de dîner après la conférence (25€)
Pour s'inscrire téléphoner à Mme BEAULIER Anne-Marie au 04.94.35.34.40.
Si cela vous intéresse ?
Amitiés nostalgériques
France et Serge DOMNECH
Le 10/08/2010 : La LONDE 2010 : Message de France et Serge DOMENECH
Chers Amis Saint Eugénois,
Tout d’abord Merci d’être venus si nombreux (+ de 400) à cette 5e édition des retrouvailles annuelles de notre ancienne commune.
Comme chaque année maintenant des amis, voisins... qui s'étaient perdus de vue se sont retrouvés -un peu moins jeunes bien sûr- mais, avec quelle émotion...!
Beaucoup de nouveaux qui ignoraient cette manifestation. A noter quelques absents , habituellement fidèles de cette réunion. Mais que faire contre les problèmes de santé, le mariage d'un neveu et autres turpitudes de la vie...
Allez, ceux qui n'ont pu se déplacer sont attendus de pied ferme :
LE SAMEDI 25 JUIN 2011
date du prochain rendez-vous
Bon nombre d'entre vous nous ont remercié de cette mémorable journée. Nous associons ces remerciements aux TURC et HANANA, également promoteurs de cette grande fête, sans oublier les frères STAGLIANO, délégués au « rabattage » des troupes de notre ex-commune. Un grand merci également à Jean-Louis GARCIA, responsable des Bains Rominois, André VALENSI, responsable du site de diffusion internet. Nous n'oublierons pas ceux qui ont oeuvré derrière le bar pour l'apéro géant : les deux SELLES Jean-Paul et Sylvestre, Yves BOYER, Jean-Paul TRANIELLO... et les autres (un CDI va leur être transmis prochainement...).
Pour terminer, nous n'oublierons pas le Maire de La Londe les Maures et son équipe, présents à l'apéritif, et sans lesquels cette manifestation serait bien difficile à organiser.
Merci à tous et à l'année prochaine.
Pour les photos de cette belle journée :
Invitation à voir l'album Web Picasa de 107382457838251857710 intitulé LALONDE 2010
Avec toute notre amitié nostalgérique,
France et Serge DOMENECH,
domenech_serge@orange.fr
Le 06/08/2010 : " BELOUGA " demande de renseignements sur le site de CHOUNET. Qui peut répondre ? . . .
Cher Monsieur Chouet .
A la suite d'une recherche sur internet concernant Guyotville je suis tombè sur vos souvenirs d'un " Belouga" ....trés touchants .
Il se trouve que je recherche des informations sur le grand frére du Belouga le " Superbacrif " dessiné également par Eugéne Cornu pour mon ami Jacques Lebrin à la fin de la guerre .
J'ai en fait retrouvé la trace de l'un de ces bateaux construit vers 1950 à Guyotville par un chantier S.E. P.A
Vous serait il possible de m'indiquer s'il reste des traces de ce chantier et plus particuliérement conbien de bateaux de ce type ont pu étre fabriqués à l'époque et pour qui ?
En fait le " Superbacrif "était une version allongée de 1m du Bacrif d'origine de 10m
Merci d'avance pour l'aide que vous seriez suceptible de m'aporter pour éclaircir cette modestre trace de notre histoire commune
Bien à vous , Alain Vernier Cercle de la Voile de Paris
alain.vernier@numericable.com
Le 05/07/2010 : Commentaire du Pique-Nique de La Londe
Le Bain de Jouvence.
C’est un véritable bain de jouvence, que nous avons tous pris, pendant ce long week-end de juin 2010. En effet sous la pinède de la plage de l’Argentière sont arrivés par groupes de nombreux saint-eugénois dont quelques néophytes, qui découvraient la convivialité chaleureuse présidant à notre désormais classique réunion de juin. C’est surtout le quartier élargi des Deux-Moulins qui bénéficiait de « viande fraîche ». De La Vigie au boulevard Victor-Hugo sur les hauteurs de La Poudrière, voire de Saint-Eugène centre, nous avons vu débarquer dans l’ordre des lieux-dits Martial Mélis-Granval et Nathalie, puis Richard Llorens, qui n’a pas manqué l’occasion de verser quelques larmes, Jacques Pennacchio, vieux pionnier de l’an dernier, la fratrie Bellan au grand complet avec Nanie et Monika, Marc Bagou tout éberlué de retrouver tous ses copains de quartier, Robert Amar le néo-Rouennais et Marc Astier mon fidèle compagnon de Fac de Chimie, accompagné de son petit frère, qui avait réussi à le convaincre d’assister à la cinquième édition de l’Argentière. Tous ces petits nouveaux nous ont semblé apprécier la présence des 400 habitués, qui retrouvaient le parfum des pinèdes de Sidi-Ferruch ou de Staouëli, qui avaient en leur temps vu défiler quelques « mounas ». La différence essentielle étant que les gosses de Sidi-Ferruch et de Staouëli avaient ce jour-là revêtu assez dignement leur costume de septuagénaire consacré. Quelques fois la reconnaissance du bonhomme pouvait perturber les souvenirs de « l’ex-yaouled », qui n’avait qu’une seule crainte, celle de se tromper de nom. Mais que dire de l’éberluement de Martial Mélis-Granval quand Jacky Bénéjam, lui-même tout étonné de le revoir, lui rappelait les « Voilà Martial » du perroquet familial au château Granval, qui devait rapidement devenir pour tous l’Ecole des Deux-Moulins. Il n’y avait qu’à voir Edith, l’épouse de Lulu l’Oranais (Quelle horreur, mais comment peut-on être oranais ?), montrer à Richard Llorens les photos de classes, où l’on pouvait reconnaître outre les deux complices : Michel Di Siena, Maurice Nocchi et autres présents sous les pins. Les parties de rigolade éclataient de toutes parts et je retiendrai pour ma part le récit pagnolien très réussi de Maurice Nocchi décrivant la mort annoncée de Georges Renard dans un hôpital niçois. Nous avons tellement ri qu’Alain Bellan, pour certainement reposer sa rate quelques instants, demanda à Maurice « de la faire plus brève ». Il faut dire que le petit-fils de Télesphore Nocchi, ex-premier adjoint au maire de Maître Raymond Laquière, n’a pas son pareil pour attendre le temps qu’il faut pour placer une chute d’histoire ou prendre la pause pour attiser l’attention de ses auditeurs. Ce fut vraiment un moment d’anthologie. Merci Maurice pour ce numéro très réussi, qui en fait ne réunissait que des copains très proches les uns des autres, puisqu’il s’agissait de Jean-Pierre et Alain Bellan et des « jumeaux des Deux-Moulins », comme les désignaient les gosses du quartier. Et dans les pins de La Londe, regardant et écoutant les conteurs, j’entendais personnellement frissonner les aiguilles et sentais quelques ombres qui planaient au-dessus de nous. Pierre Bellan, notre papa de volley-ball, Noël Segond celui sans qui nous ne saurions toujours pas nager, Bibiche ou Quicou le petit-frère qui nous manqua beaucoup, Jacques Lina beaucoup trop tôt disparu, Jean-Pierre Dahan, notre voisin d’immeuble au doux sourire, enlevé à notre affection par le maudit crabe, Mokhtar et Djaffar Bonazo, sans lesquels la pêche à la ligne serait restée un mystère, Negro et ses béquilles avec lesquelles il dribblait pendant nos interminables parties de foot et d’autres bien sûr, on ne peut pas tous les citer, passaient de branche en branche et nous couvaient du regard. Ils étaient heureux de voir que nous nous entendions si bien après les plus de 10 lustres qui nous avaient séparé. Mon Dieu que c’était bon ! Comme ont été gais les instants de retrouvailles et difficiles voire douloureuses les séparations. Richard je n’ai pas aimé du tout ce lundi matin où nous nous sommes quittés ! Il y avait quelque chose de dur qui nouait ma gorge et je n’apprécie pas d’autant que je crois que l’émotivité est plus difficile à contrôler chez le septuagénaire que chez l’adolescent. Mais tous ces instants de bonheur sont dus pour l’essentiel aux efforts, à l’abnégation, aux sacrifices des deux organisateurs France et Serge Domenech, puissamment aidés par les 2 régionaux du lieu que sont Alain Hanana et « Dédé » Turc, suivi comme son ombre par Sainte Janick. Merci à ces cinq-là et aux quelques bénévoles qui ont chargé et déchargé les chaises et tables municipales de La Londe les Maures, monté et démonté les panneaux de photos, le long de ces 3 jours de festivités … très réussies faut-il le souligner !
La Londe 2010 est finie, Vive La Londe 2011, qui se déroulera le dernier samedi de juin 2011.
Marc STAGLIANO mstag06@free.fr
Le 05/07/2010 : Belle réunion - Bravo et merci !
Un message adressé à France et Serge DOMENECH.
De retour dans le "grand nord", je ne peux résister à l'envie et au plaisir de vous adresser ce petit message.
Pour notre premier rassemblement des Saint-Eugénois, avec mon frère Marc....nous en avons pris plein les mirettes, les yeux et le coeur !
Superbe ambiance, belle organisation !!!!
Merci du fond du coeur pour cette belle manifestation à laquelle nous avons participé avec joie.
Il est très important de perpétuer nos souvenirs et de nous permettre de continuer à nous réunir !!!!
Je vous dis donc : Bravo, bravo, .....encore bravo et à l'année prochaine !!!
Vous avez fait du bon "boulot" !
Bises amicales,
Gérard ASTIER
Le 07/05/2010 : Voyage à ALGER
France et Serge DOMENECH ont mis sur pieds (noirs évidemment) un voyage retour sur Alger et, particulièrement sur la commune de Saint-Eugène, du 30 avril au 5 mai.
Nous étions 37 participants et nous avons passé un merveilleux séjour rempli de nostalgie, d'émotion et de souvenirs.
Agréablement surpris par l'acueil chaleureux des autochtones, le pied à même le sol algérien, nous étions à l'affut de la redécouverte des lieux et endroits que nous avions connus, jadis, voilà presque un demi siècle.
Facilement, sur notre parcours, comme si rien ne c'était passé, avec des cris de joie, les larmes aux yeux, nous retrouvons les quartiers d' Alger, l'amirauté, le port, Bab-el-Oued, Saint-Eugène, Deux Moulins, Pointe Pescade, Miramar, Bains-Romains, Bainem, Guyotville, Staoueli et Sidi Ferruch.
Revoir les Bains Romains et . . . . la plage campello, la plage martin, la rue Benoit Bernardo, notre école , le boulodrome, la placette . . . .. pleins de souvenirs jaillissent de notre mémoire. Malheureusement la réalité l'emporte sur le passé et il faut se rendre à l'évidence, nous avons passé un demi-siècle et tout a changé . . . . et pas en mieux à nos yeux, hormis notre Dame d'Afrique toujours aussi belle.
Je suis très heureux d'avoir fait ce voyage car cela m'a permis de tirer un trait sur le passé, tout en gardant au fond de mon coeur mes souvenirs d'enfance.
Je remercie France et Serge DOMENECH pour l'organisation, je fais un coucou à tout le groupe.
A très bientôt au pique-nique à la Londe des Maures , le samedi 26 juin.
Jean-Louis GARCIA
Le 30/03/2010 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 26 JUIN 2010
LA LONDE SAMEDI 26 JUIN 2010.
Pour la cinquième fois, France et Serge DOMENECH et leurs amis Saint-Eugenois, organisent le grand rassemblement des anciens de la commune : Saint-Eugène, Deux Moulins, Pointe-Pescade, Miramar, Bains-Romains, Baïnem, etc . . . le samedi 26 juin 2010, « Journée Pique-nique » à Londe les Maures, sur la plage de l’Argentière sous les pins, à partir de 9 heures (comme à Sidi-Ferruch . . . . .). Nous sommes tous (Bainrominois, Baïnemois, Pointus, amis et gens de la côte), cordialement invités à participer à ce rassemblement, « à ces retrouvailles, » à cette cure de souvenirs de jeunesse qui ne peut être que bénéfique.
Un « grand apéritif »apéritif sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et « de quoi se restaurer.» Bien entendu pas « de feu ».
________________________________
Serge et France DOMENECH .........................Les Pennes Mirabeau, le 30 Mars 2010
La Voilerie
1, Rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél. : 04.42.02.60.04 – 06.30.65.19.56
e-mail : franceserge.domenech@hotmail.fr
Chers Amis Saint-Eugénois,
Comme convenu lors du rassemblement 2009, la réunion des anciens de la commune de Saint Eugène se déroulera le
Le Samedi 26 Juin 2010
pour la cinquième fois sur la plage de l’Argentière (sous les pins comme chez nous là-bas… à Sidi-Ferruch) à LA LONDE LES MAURES.
Tous les Saint Eugénois de la « capitale » jusqu’à Baïnem sont conviés à ces retrouvailles.
RENDEZ-VOUS A PARTIR DE 9 HEURES
« JOURNEE PIQUE-NIQUE »
Un .« grand apéritif »(avec beaucoup de kémia) sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping« et de quoi se restaurer. » .
Bien entendu pas « de feu ».
Pour ceux et celles venant de loin (train, avion…), pas d’inquiétude : ils mangeront avec les amis présents.
Si vous souhaitez dormir sur place, nous avons pris contact avec la résidence hôtelière ODALYS ILE D’OR (ex AGELONDE) –très proche du lieu de la réunion- (bulletin de réservation joint à nous retourner soit par courrier – soit par e-mail : précisions en-tête de lettre). Merci par avance.
L’année dernière nous étions environ 400 St Eugénois et comptons sur vous pour battre le record. Beaucoup d’entre nous ne s’étant pas revus depuis notre départ d’Algérie, il est souhaitable que chaque participant porte un badge avec son nom (de jeune fille pour les dames) et son quartier afin de se faire reconnaître.
Merci à Alain HANANA et André TURC qui, habitant sur place, s’occupent auprès de la Mairie de la gestion de cette journée.
Merci aussi à ceux qui, tout au long de l’année rappellent nos troupes pour faire de cette journée « un événement » : Jean-Louis GARCIA (Bains Romains) – Jean-Paul SELLES (Horizons Bleus) – André VALENSI (St Eugène) – Lucette GATT/LARCIER (St Eugène) et nos inoubliables frères STAGLIANO (Deux-Moulins) et tant d’autres
Merci à tous et « A BIENTOT »
POUR UNE BONNE ORGANISATION ET UNE BONNE GESTION MERCI DE NOUS CONFIRMER VOTRE PARTICIPATION
Le Dimanche 27 Juin –tous ceux venant de loin… et même les autres… pourront se retrouver sur la plage de l'Argentière, pour une journée détente...
Amitiés nostalgériques de France et Serge DOMENECH
P.J. – Bulletin réservation pour ODALYS – Plan ODALYS ILE D’OR (ex.AGELONDE)-
RESERVATIONS ODALYS L’ILE D’OR
RETROUVAILLES DES ANCIENS SAINT-EUGENOIS
JOURNEE DU SAMEDI 26 JUIN 2010
GROUPE DOMENECH
Pour ceux venant de loin et qui souhaitent profiter du week-end, nous avons contacté la résidence hôtelière ODALYS L’ILE D’OR (anciennement AGELONDE), située à 800 mètres de notre lieu de réunion, qui, comme les quatre années précédentes, nous réserve une vingtaine d’appartements.
- Prix de l’appartement 2 pièces (séjour avec canapé gigogne 2 personnes – chambre grand lit 140 climatisée) : 52€ la nuit – petit déjeuner à 4,5€ par personne
Si vous désirez réserver une ou plusieurs nuits : prière de nous contacter rapidement :
- Serge et France DOMENECH : 04.42.02.60.04 –
- E-mail : franceserge.domenech@hotmail.fr
ODALYS L’ILE D’OR souhaitant que, comme l’an dernier, nous centralisions toutes les demandes, Merci de bien vouloir nous renvoyer le bulletin de réservation ci-dessous :
- soit par courrier : Serge et France DOMENECH La Voilerie 1, rue du Castelet – 13170 – LES PENNES MIRABEAU –
- ou par retour e-mail : franceserge.domenech@hotmail.fr
PIQUE-NIQUE DU SAMEDI 26 JUIN 2010
BULLETIN DE RESERVATION (GROUPE DOMENECH)
M . ……………………………………………………………………………
Adresse :
Téléphone :
e-mail :
- Appartement : 52€ la nuit – petit déjeuner : 4,50€ par personne -
Réservation pour la(les) nuit(s) du 25 au 26 Juin – du 26 au 27 Juin – éventuellement 27 au 28 Juin 2010
bien vouloir entourer votre choix
(Afin qu’ODALYS soit prévenue par nos soins au plus tôt, et, en vue d’une bonne organisation, Merci de nous le renvoyer –si vous réservez- soit par e-mail – soit par courrier par retour)
La Londe,plage de l'Argentière
Réservez votre Week-end, et retrouvons-nous encore plus nombreux, dans la joie et la bonne humeur.
Jean-Louis GARCIA
Le 29/03/2010 : Les Fêtes des Rameaux et de Pâques en Algérie.
Extrait de "Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord" qui vous rappellera un temps où nous étions heureux sans le savoir.
Pour les Rameaux, mon père confectionnait des
petits arbustes de papier coloré et brillant ; à chaque
branche se balançaient des fruits confits, des mandarines
confites, des sucreries, mais on n’avait le droit d’y goûter
qu’après la messe ! La vitrine de la boulangerie devenait
une merveille de couleurs, le papier de soie brillait sous
les rayons du soleil et ondulait au moindre souffle d’air.
Ma grand-mère m’avait tricoté un petit cache
coeur en laine angora blanc, je l’adorais, il était si doux.
Je l’ai gardé longtemps.
Elle m’avait aussi confectionné de ravissantes petites
chemises, à bretelles, en coton très fin, rebordées d’une
guirlande de petites fleurs de toutes les couleurs. Un jour
mon amie Sylvette vient dormir à la maison. Je lui prête
une de ces chemises, et elle en tombe amoureuse, jamais
elle n’avait vu (disait-elle) d’aussi jolies chemises. Le
lendemain, je lui dis de la garder, elle était ravie.
.
***
À Baraki, à Pâques ma grand-mère faisait toutes sortes de gâteaux : des canollis fourrés de
crème, d’un côté vanille l’autre côté chocolat, des oeufs décorés, un gâteau en couronne avec de
vrais oeufs durs, des corbeilles d’oreillettes, des mantécaos, petits gâteaux à la cannelle et pour
cacher dans le jardin, des oeufs durs peints de toutes les couleurs et un seul oeuf cru. La maison
embaumait la fleur d’oranger.
Les traditions, c’est ce qui fait les souvenirs.
Nous partions mon frère et moi, un panier sous le bras, dès notre arrivée à la recherche de
tous ces oeufs. C’était à celui qui en trouverait le plus ; mais c’était aussi sans compter sur l’astuce
dont faisait preuve ma grand-mère, pour inventer ses cachettes.
Le jardin en regorgeait, sous les fleurs, dans les arbres, dans l’herbe haute parsemée de vinaigrettes
aux petites fleurs d’un jaune éclatant et aux tiges acidulées. Et toute la famille nous suivait en
poussant force exclamations.
Lorsque nous avions trouvé tous les oeufs, restait à chercher celui qui était cru.
Pour cela mon grand-père s’offrait en victime et nous cassions sans remords les oeufs sur
son front jusqu’à ce que bien sûr nous arrivions à l’oeuf cru.
Que de cris et de trépignations ; nous sautions de joie pendant que mon pauvre grand-père,
stoïque, gardant son sourire, s’essuyait le front avec son grand mouchoir à carreaux.
À l’époque, ces grands mouchoirs jouent un rôle de tous les jours, tantôt c’est plié en deux
en triangle un foulard pour attacher mes cheveux, tantôt c’est avec un noeud à chaque coin un
« ravissant » petit chapeau, tantôt encore c’est trempé dans l’eau glacée du puits un pansement pour
nos genoux écorchés.
Bonnes Fêtes des Rameaux et de Pâques.
Jocelyne Mas
Ecrivain
Médaille du Mérite Culturel
http://www.jocelynemas.com
Attention : nouvelle adresse : jocelyne.mas@gmail.com
Un nouveau livre primé.
Le 19/03/2010 : 100 ANS - Bravo et Félicitations à Albertine MILETO.
A l'occasion des 100 printemps d'Albertine (Mme MILETO) ,une grande fête familiale a réuni, petits et grands des familles MILETO-PEREZ, début janvier de cette année 2010.
Albertine (Mme Mileto, 100 ans) et sa soeur "Chichette" (Mme Perez, 93 ans) de bien belles centenaires (ou presque).
Mme MILETO est actuellement dans une maison de retraités, à PIERVERT dans le département des Alpes- de- Hautes- Provence.
Nos meilleurs souhaits de santé et de longévité à notre centenaire Bainrominoise.
Chaleureusement et Affectueusement à Vous,
Bainrominoisement votre,
Jean-Louis GARCIA
Le 10/03/2010 : Le vol d'ICARE, de Jean-Claude RIERA.
.....Par une chaude matinée d'été, Jean Marc, Hervé, Jean-louis, coco, Jacques et moi même; nous venions de traverser la plage des algues pour rejoindre le sommet de la bosse du chameau. Étendus sur la partie supérieure de cet énorme rocher, nous regardions le magnifique Elios assis sur son trône d'or . Dans l'azur bleu de l'éther nous aperçumes deux grandes formes blanches....
Pour connaître cette histoire,voir:
Le vol d'Icare - http://icare-riera.blogspot.com/
Amitiés à vous,
Jean-Claude RIERA
Le 14/02/2010 : FELICITATIONS et tous nos Meilleurs SOUHAITS à MYONNE : 100 ans.
Yvonne CARAYOL née BERTRAND à Blida le 27 janvier 1910, fidèle nageuse de la Pointe Pescade, vient d'avoir 100 ans et nous avons fait une belle fête pour son centenaire à Versailles.
Elle a eu la visite de 4 de ses anciennes élèves de la Doctrine Chrétienne où elle a été directrice et aussi de 5 de ses anciens "petits soldats", jeunes appelés qu'elle allait voir à l'hôpital Maillot quand ils avaient été blessés et qui l'aidaient ensuite à écrire aux familles des soldats en France pour leur donner des nouvelles.
Amitiés à tous.
Solange DIETSCH-CARAYOL
Le 05/02/2010 : Venez NOMBREUX ce 26 MARS 2010 à PARIS, Quai de BRANLY.
IL FAUT QUE NOUS SOYONS NOMBREUX CE 26 MARS 2010 :
AU QUAI BRANLY A PARIS.
Les Victimes du 26 mars 1962, rue d'Isly à ALGER sont enfin accueillies au monument national de Quai Branly à Paris ce vendredi 26 mars 2010.
Pour la première fois, après 48 ans d'attente et de combat, les Victimes civiles seront honorées: une plaque fixée sur "la colonne blanche" marquera cette reconnaissance et ces tristes faits survenus juste après la signature d'un soi-disant cessez-le-feu.
Une gerbe sera déposée à l'heure précise de la fusillade.
Le rendez-vous est fixé vendredi 26 mars 2010 dès 14 H 15, devant le monument, à l'angle du Pont d'Iéna et du Quai Branly (métro ligne 6, station Bir-Hakeim / RER C, station Champ de Mars / Effel).
A 14 h 50 la colonne sera dévoilée.
Chacun de nous pourra alors déposer une fleur en souvenir de tous les nôtres.
Fin de la cérémonie à 15 H 30.
Un dépôt de gerbe est prévu à l’Arc de Triomphe à 17h00. Métro Etoile, RER A station étoile.
Comme chaque année, une messe sera célébrée à la mémoire de toutes nos Victimes, le même jour à 18 H 30, en l'église Saint-Nicolas du Chardonnet - 23, rue des Bernardins - PARIS 5 ème (métro ligne 10, station Maubert Mutualité)
Cette reconnaissance, nous la devons en priorité à Nicole FERRANDIS - DELVARRE - Présidente de l'Association des Familles des Victimes du 26 mars 1962 rue d'Isly à ALGER - touchée comme tant de familles, par cette tragédie.
Pour les Enfants de l'Algérois Paris île de France :
Jean Pierre SENDRA (0612683824 – 0601912386).
(cliquez pour lire la suite ...)
Le 09/01/2010 : Révolte d'un patriote métropolitain
A L'ATTENTION DES PIEDS-NOIRS QUI SONT CONSCIENTS QUE LEURS BLESSURES SONT TOUJOURS OUVERTES ET QUE, PAS TOUJOURS D'ACCORD SUR LE TOTALITE DE CETTE LETTRE, JE RESSENS UNE INJUSTICE AU PLUS PROFOND DE MON COEUR.
A L'ATTENTION DES AUTRES, NON PIEDS-NOIRS, UN PEU D'HISTOIRE DE FRANCE, D'UNE PERIODE RECENTE, OCCULTEE PAR LES MEDIAS ET LES JOURNALISTES, AU COURS DE LAQUELLE LES RESPONSABLES POLITIQUES NE SE SONT PAS COUVERTS DE GLOIRE, LOIN S'EN FAUT. CETTE HONTE EXPRIMEE PAR LE SIGNATAIRE NOUS CONCERNE TOUS, PUISQUE NOUS FORMONS UN MEME PEUPLE. J'AI UNE PENSEE PARTICULIERE POUR TOUS NOS MORTS, CIVILS ET MLITAIRES, SANS OUBLIER LES HARKIS ET LEUR FAMILLE QUI RESTERONT, A JAMAIS UNE TACHE SUR LE DRAPEAU TRICOLORE.
La révolte gronderait-elle après des décènnies de renoncements et de reculs ?
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François MATEO
Le 08/01/2010 : EXPOSITION A VOIR A PERPIGNAN
AVEC MES VOEUX 2010
Je vous transmets cette information :
L'Association French Lines a poursuivi son travail sur la mémoire maritime du rapatriement d'Algérie elle est heureuse aujourd'hui de présenter son exposiiton :
" Les valises sur le pont - 1962, ils ont quitté l'Algérie ",
à Perpignan, au Palais des rois de majorque, du 18 janvier au 14 février 2010.
Soyez nombreux à la visiter.
Très cordialement.
Denis Nunez
Le 06/01/2010 : Encore des voeux, .......... mais voilà, avec les couleurs de là-bas ........
Voilà ce que j'ai reçu :
"A vous bande de calamars boiteux,
Qu'est ce que je dirai pas pour vous rendre heureux,
Sinon vous donner une calbote amicale,
Que ça va sûrement pas vous faire mal,
A vous tous les fartasses, les guitches et les laouères,
Ceux qui allaient se taper le bain en bas la mer,
A tous les bouffeurs de cocas, mantecaos, zlabias,
Bliblis, roliettes, mounas, makrouds et calentitas,
A ceux qui dégustaient les brochettes à Fort de l'Eau,
A ceux qui tapaient cinq, à tous les falsos,
Aux buveurs d'anisette avec kémias,
A ceux qui faisaient sans arrêt l'avenue de la Bouzaréah,
A tous les falempos qui mentaient comme des voleurs,
A tous ceux qui ont fait le bras d'honneur,
Et ceux qui trichaient aux tchics tchics,
Ceux qui faisaient la chaîne au Majestic,
Ceux qui tiraient le fer au cassour, à tous les kilos,
A ceux qui, comme moi, tapaient cao,
Ou soit disant maqua hora,
Ceux qui jouaient aux tchalefs ou au tas,
Ceux qui ont fait, les pôvres, figa ou tchoufa,
A ceux, que quand ils partaient on aurait dit qu'ils revenaient,
Aux anciens de BAB EL OUED, d’El BIAR, de BEN AKNOUN,
A mes voisins de la rue MICHELET et de la rue d’ISLY
A tous ceux de notre ancien " paradis "
A tous ceux là,
En pensant à ceux que j'aimerais qu'ils soient toujours là,
Je souhaite que cette nouvelle année vous apporte le bonheur,
Et surtout que cette purée de santé elle vous laisse pas tomber".
Robert VOIRIN ........... Un enfant de bab el oued
Le 23/12/2009 : JOYEUX NOEL - - BONNE ANNEE
Chers Amis,
A l'occasion de cette fin d'ANNEE 2009, Bonne Année 2010
Je vous souhaite de JOYEUSES FETES de NOEL et de NOUVEL AN,
qu'accompagnent mes VOEUX les plus sincères de SANTE, BONHEUR et PROSPERITE
pour VOUS, votre FAMILLE et tous CEUX qui vous sont CHERS.
Rendez-vous SAMEDI 26 JUIN 2010, pour nos RETROUVAILLES au grand pique-nique de La Londe,
avec nos amis Saint-Eugénois.
Amitiés Bainrominoises,
Jean-Louis GARCIA
Le 23/12/2009 : VOYAGE A ALGER – du 30 Avril au 5 Mai 2010
Objet : VOYAGE A ALGER – du 30 Avril au 5 Mai 2010
Les Pennes Mirabeau, 18 Décembre 2009
Chers Amis,
Comme promis lors de notre réunion du 27 Juin à La Londe les Maures, nous avons mis sur pieds (noirs évidemment) un voyage retour sur Alger et, particulièrement à St Eugène.
Nous vous remettons , ci-joints, le programme et le bulletin d’inscription à nous renvoyer complété.
Nous vous rappelons l’obligation de posséder 1 passeport valide + de 6 mois après la date de retour (demande de visa obligatoire).
Revoir St Eugène, La Pointe, Bains Romains… c’est un pèlerinage pour ceux d’entre nous qui sont restés charnellement attachés à cette Terre d’Algérie. Revoir son quartier, sa jeunesse…. Peut-être une dernière fois.
Nous comptons sur vous mais n’attendez pas pour nous rejoindre (25 partants à ce jour)
N’hésitez pas à nous contacter :
France et Serge DOMENECH
La Voilerie
1, rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél : 04.42.02.60.04 – 06.30.65.19.56
franceserge.domenech@hotmail.fr
Nous profitons de ce courrier pour vous souhaiter un très « JOYEUX NOEL », de bonnes fêtes de fin d’année et « UNE TRES BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2010 » à partager avec tous les vôtres.
N’oubliez pas le rendez-vous annuel des St Eugénois à La Londe Les Maures fixé au Samedi 26 Juin 2010.
Avec tout notre meilleur souvenir nostalgérois,
P.J. : – Programme du voyage à ALGER (du Vendredi 30 Avril au Mercredi 5 Mai 2010)
- Bulletin d’inscription à nous renvoyer dûment complété accompagné de l’acompte de 30% avant le 31 Janvier 2010 à l’ordre du Club des Croisières, le solde au plus tard le 30 Mars 2010.
(cliquez pour lire la suite ...)
France et Serge DOMNECH
Le 15/12/2009 : Un nouveau blog sur le Dieu PAN
LE GRAND PAN EST MORT
C’était pendant les années 47 à 50, nous habitions "l’île de France". Il y avait dans notre voisinage un monsieur d’un certain âge, monsieur Ambrosino, c’était un professeur qui avait enseigné le grec et le latin. Quand nous parlions avec lui, dans sa conversation il répétait souvent ‘ le grand Pan est mort'. Etonné de ces répétitions, nous lui demandions ce que cela signifiait. Il nous souriait et répétait : le grand Pan est mort. . . .
Longtemps après cette phrase me revint en tête, je vais donc vous raconter l’histoire du DIEU PAN.
Rendez-vous sur le site : GILGAMESH : "http://gilgamesh-riera.blogspot.com/" , sous ma photo il y a tous les sites, en premier de liste "le dieu pan"
Bonne lecture,
Amitiés à vous tous,
Jean-Claude RIERA rierajc@hotmail.fr
Le 16/11/2009 : La mémoire de Joseph lui fait défaut . . . qui peut la raviver.
Bonjour,
Je viens de passer quelques heures à visiter votre site que je cherchais "déséspérement" ! ! !
En fait je suis né à El-Biar en 1953, mais je n'ai pas de souvenirs précis. Par suite, nous avons habités Bains-Romains où je suis allé dans une école primaire qui a été plastiquée en 1962... J'habitais non loin de cette école, 4mn à pied... Mais je ne me souviens ni comment elle s'appelait, ni non plus la rue où j'habitais, la mémoire me fait défaut... Il faut que je regarde si j'ai des photos de cette période qui m'a marquée, comme beaucoup et, à jamais.
Nous sommes arrivés en FRANCE en 1962, le 24 Juin, par le Kérhouan aprés 24 heures de mer.
Ballotés comme nombre d'entre-nous, le MANS, NANTES, LE-PECQ région parisienne, nous avons "enfin"!!! Attéris à la ROQUE-D'ANTHERON puis AIX en Provence où je réside depuis 1966...
Merci pour toutes ces belles photos et autres commentaires biens faits par leurs auteurs.
Dans l'espoir d'avoir de temps à autres des infos ... Amitiés Pied-Noirs et fier de l'être !
Joseph CLIMENT "joseph.climent@sfr.fr"
Le 16/11/2009 : Qui peut renseigner Michèle ? . . . . sur les Horizons Bleus . . .
Je vous remercie de m' avoir repondu, en fait c'est sur l' ancien bains-romains que j' ai vu une photo de ma soeur à Bainem à priori mis en ligne par M. Poveda ou par M Dick avec en dessous écrit :
" les enfants Chevauchée revenant des courses, ces enfants venaient chez leur grand-mère Perrin lors des vacances scolaires. "
J'ai montré cette photo à ma soeur qui s'est bien reconnue mais ne sait pas si un des garçons est notre frère Paul et l'autre, M Poveda ou M Dick ? . . . . .
Une autre chose, je suis née en 1952, nous habitions alors aux Horizons Bleus la rue qui partait au-dessus du café de Mémé Valenza (comme je l' appelais) la grand-mère de Jean-Charles Valenza décédé malheureusemnt il y a un mois. J'avais revu Jean-Charles en décembre 2008 chez moi.
Je suis rentrée à Montpellier avec mes parents l'été 1959 et je suis donc allée dans l'école de quartier des horizons bleus en cp et ce1(1957/1958et 1958/1959).
Qui pourrait me renseigner où se trouvait cette école ? L'un des enseignants s' appelait M. Birbin.
Je vous remercie d'avance, j'ai aussi quelques photos que je pourrais vous transmettre,
A bientôt, j'espère.
Michèle "m-che.martin@laposte.net"
Le 02/11/2009 : Souvenirs à Jean-Charles VALENZA
Bonjour je suis Michéle Chevauchée épouse Martin, née à Alger le 20/01/1952.
J'habitais aux Horizons Bleus et j'ai repris contact il y a 3 ans avec Jean-Charles Valenza.
Jean-Charles est décèdé il y a quelques jours et celà m' attriste énormement.
Je suis allée voir Bains Romains et je suis tombée sur une photo de Bainêm où on voit ma soeur Madeleine et mon frére Paul, effectivement dans ces années mes parents habitaient Alger même et ils venaient en vacances chez mes grands-parents Perrin.
Amitiés
Michèle "m-che.martin@laposte.net"
Le 01/11/2009 : Recherche anciens de MIRAMAR.
Hassen Gadiri 65 ans, j'avais 17 ans en 1962. Né à Miramar, rue ernest wolfer, mon plus grand souhait est de retrouver mes anciens copains de foot : André, Albert, Momo, ont faisait de trés belles parties sur le térrain du lotissement des ciments lafarge, à Miramar commune de Saint Eugène. Mes voisins Jacquot Gérard, Marité, Michèle, Simone, Georges etc .... je passe un grand salut aux amis voisins qui me reconnaissent, meilleurs souvenirs de la plage pertus et macota de l'école primaire des horizons bleus de la famille Birebin.
A bientôt,
Hassan GALIRI arsene145@hotmail.fr
Le 15/10/2009 : Mauvaise Nouvelle . . .. . . .Message de Marc et Aline STAGLIANO.
Bonjour à tous,
J'ai appris dés hier le décès brutal de Jean-Charles Valenza, le fils et petit-fils des Valenza du Bar des Horizons BLeus. Il est mort dans la salle d'attente d'un médecin où son épouse consultait. Elle l'a retrouvé au sol dans cette salle d'attente au retour de la consultation.
Il sera incinéré vendredi 16 octobre 2009 dans sa ville d'Eure & Loire : Saint Lubin de la Haye.
Je vous recopie le courriel de Gérard Beaubiat qui était un de ses bons amis.
Amitiés.
Les obsèques de Jean Charles auront lieu vendredi.
Il sera incinéré, ni fleurs ni couronnes.
Par contre, un petit mot à Madeleine et sa famille sera un réconfort.
Son adresse:
10 Le Coudray
28410 Saint Lubin de la Haye
Tel 02 37 82 02 96
Aline et Marc STAGLIANO
Le 12/10/2009 : Poème à la mémoire de Raymond PARAS.
Les étoiles de la nuit
brilleront encore plus aujourd'hui.
Ami que je n'ai pas connu,
Tu viens du beau pays perdu.
Tu as rejoint tous nos amis,
qui de là haut nous sourient.
Rappelons nous ces jours joyeux
quand Raymond, heureux chantait
Tu enjolivais toutes nos heures.
L'Ami de là bas, ce jour s'en ai allé.
Adieu l'Ami.
Renée et Jean Claude RIERA
Le 07/10/2009 : Hommage à Raymond PARAS . . . . . . .
Salut « Gitan » !
Tu nous as quittés, me laissant sans voix,
Et c’est de la tienne dont je me souviens.
Tous les étés, à la fête du village,
Tu ne te faisais pas prier
Pour grimper sur l’estrade et
Nous satisfaire de ta belle voix de Ténor !
Qui aurait pu oublier ?
« D’où viens-tu Gitan, Je viens de Bohème…
Je viens d’un pays qui n’existe plus … »
Tu gagnais un prix, peut-être,
Et une grande place dans nos mémoires.
Tant et si bien qu’aujourd’hui encore
Lorsque ton nom s’estompe, qu’un doute
S’installe « Raymond Paras ? »
Il suffit de préciser : le Chanteur du
Radio-Crochet de Bains-Romains.
Alors, le regard s’éclaire et l’air se fredonne.
Tu as rejoint Chounet … et les autres.
Aussi, lorsque nous viendrons agrandir
Le cercle des Bainsrominois,
Là haut, sur vos nuages,
N’oublie pas de faire résonner ta belle voix
Pour que l’on vous retrouve.
Michèle PASTOR-MARI
Le 07/10/2009 : Raymond PARAS, des Bains-Romains, s'en est allé . . . . .
Nous apprenons avec une profonde tritesse la disparition subite de notre ancien copain de la rue Benoit Bernardo, RAYMOND PARAS, il avait 68 ans. (la famille Paras aux Bains-Romains)
Nous n'avons pas eu l'occasion de nous revoir durant ces quelques années qui nous séparent de notre adolescence, mais aujourd'hui, avec son départ une multitude d'images et de souvenirs surgissent de notre mémoire, preuve en est, le texte de Michèle (ci dessus), en sa mémoire.
A Fanfan, Charly, Yvon, ses frères, à Germaine et Marie-Rose ses soeurs, à toute la famille, nous présentons nos plus sincères condoléances.
Jean-Louis GARCIA
Le 17/08/2009 : Envoi de Jean-Claude RIERA : On était des Français d'Algérie.
On n'était ni roumain, ni serbe, ni croate,
On était simplement des Français d'Algérie,
Balancés n'importe où, dans l'amère patrie
Par un vieux galonné, sénile psychopathe,
On était simplement des Français d'Algérie...
On était simplement des Français d'Algérie
Et durant les 2 guerres, nos morts ont jalonné
Tous les champs de bataille, de France ou d'Italie,
Il a tout oublié, le pédant galonné,
Le trop bouffi d'orgueil et de sombre folie,
On était simplement des Français d'Algérie...
Pour nous, pas de discours et pas d'accueil en France
Nos vieux ont attendu plusieurs jours sur les quais,
Sans aide ni pitié, noyés d'indifférence,
L'ogre de Colombey avait ses préférences
Et il nous méprisait, lui et tous ses laquais
On était simplement des Français d'Algérie...
Mais on s'est relevé à force de courage
Charlot s'en est allé au royaume éternel,
Heureux de son exploit, de son choix criminel,
Il restera pour nous le triste personnage
Qui n'aimait pas du tout les Français d'Algérie !
Les années ont passé sur nos joies et nos peines,
On a refait nos vies sur fond de nostalgie,
Les souvenirs au coeur et sans démagogie,
Insensibles aux appels et au chant des sirènes,
On est sorti vainqueurs du combat des arènes
Pour demeurer toujours.
des FRANCAIS D'ALGERIE !
Auteur : un Ami X
Renée et Jean Claude RIERA
Le 11/08/2009 : CARNOUX-EN-PROVENCE : PELERINAGE NATIONAL A NOTRE DAME D'AFRIQUE
Chers Amis,
Nous sommes en plein coeur de l'été ; après cette belle "JOURNEE DE RETROUVAILLES A LA LONDE LES MAURES le Samedi 27 Juin 2009"
Juste ce petit e-mail pour vous informer que le
SAMEDI 15 AOUT 2009
à CARNOUX-EN-PROVENCE" se tient le PELERINAGE NATIONAL A NOTRE DAME D'AFRIQUE
(programme joint cliquez).
et, pour ceux et celles qui souhaitent y participer, sachez que Serge et moi nous tenons -depuis pas mal d'années- le stand du Cercle Algérianiste de Marseille et que nous serions heureux de vous voir (pour ceux qui habitent loin... mais peut-être en vacances dans le midi...)!!!
Amitiés nostalgériques
France et Serge DOMNECH
Le 11/08/2009 : BAINEM aujourd'hui . . . . vu par un Bainamois . . . .
Bonjour!
Par simple hasard j'ai essayé de rechercher sur google un peu l'historique de Bainem et finalement je suis tombé sur votre site.
J'habite Bainem depuis 1965 exactement à la rue Richelieu (actuellement El Karam) c'est vrai que notre quartier a gardé tous ses anciens voisins ( avant et depuis l'indépendance) mais il y a eu beaucoup de transformations (démolition et reconstruction des villas) vu la croissance démographique donc tous veulent se "caser". Par rapport à d'autres lieux à Alger Bainem demeure pour moi toujours un lieu paisible où il fait bon de vivre quoi c'est devenu presque une ville car tout a été urbanise donc plus d'existence des champs de vignoble et autres agricultures qui existaient avant, depuis Bains-romains jusqu'au Grand Rocher, c'est maintenant devenu une commune(depuis 1985 avec le nouveau découpage administratif) et qui s'appelle actuellement HAMMAMET ( en français ça veut dire BAINS) cette commune compte actuellement environ 32000 habitants.
L'ancienne église ou cathédrale à l'entrée de la forêt qui dans un premier temps fut transformée en école primaire a été démolie ,une mosquée a vu le jour en le même lieu et place et ce depuis plus de 25 ans.
L'École de Belveder elle existe toujours elle est fonctionnelle.
Enfin pour celui ou ceux qui ont quitte Bainem ou la commune actuelle depuis l'indépendance et jusqu'aux années 70 ne reconnaîtrons plus les lieux actuels vu l'urbanisation (anarchique) qui a eu lieu.
Toutefois je vous salue tous vous anciens de la région et attends de vous aussi quelque détails qui ont marqué cette localité que j'apprécie toujours malgré quelques déceptions suites à beaucoup de transformations anarchique environnementales.
Mr Driss Ramdane AIT ALI "drissaitali@yahoo.fr"
50 ans marié avec 2 enfants
23 rue Richelieu Bainem
Le 09/08/2009 : Notre Mémoire . . . IL Y A 47 ANS. . . . L'EXIL
Il y a 47 ans, nous en étions à verser des larmes de sang… Le cessez-le-feu avait été proclamé le 19 mars, l’ennemi d’hier devint l’interlocuteur privilégié de l’Etat français et ce fut la fin… une fin que nous ne pouvions imaginer ainsi… La fin d’une épopée, la fin d’une civilisation, la fin d’un mythe. C’était pour nous la fin du monde, mais c’était surtout la fin d’un monde… né dans la peine et la souffrance, qui avait vécu dans le bonheur et dans la joie et qui mourrait dans le désordre, la corruption et la haine.
L’Algérie était devenue un pays sans foi ni loi, où la pitié n’existait plus. Elle était perdue, saccagée, agonisante. Son cœur avait beaucoup trop battu, souffert, espéré, désespéré, à travers des foules dont on réglait les houles, commandait les tempêtes pour des vertiges tricolores. Trop de larmes et trop de sang. Les jardins se taisaient, les rues se vidaient, des bateaux s’en allaient… L’heure de l’arrachement et de la greffe venait de sonner pour tous.
Une nouvelle fois le drapeau tricolore fut amené ; une nouvelle fois, l’armée française plia bagages poursuivie par les regards de douleur et de mépris et les cris de tous ceux qu’elle abandonnait. Le génocide des harkis commençait…
Dans le bled –comme en Indochine- les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont là des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…
Ainsi, 132 ans après son épopée, l’Armée d’Afrique disparaissait avec l’Empire qui était sa raison d’être… L’Armée d’Afrique !… Le terme sonnait aujourd’hui comme une outre vide. Il était difficile de le prononcer sans rire… et sans pleurer. Tout s’était passé comme si son destin eût été accompli le jour où la métropole fut libéré par elle et q’elle n’eût plus qu’à disparaître.
Que ce fut aux aérodromes ou aux ports, le spectacle était le même. Nous attendions des jours et des nuits dont nous ne savions plus le nombre, sous le soleil des midis et les silences de la nuit, parquées comme du bétail, sans ravitaillement, conscients de ce qu’il y avait d’intention de nous punir encore dans ces avions mesurés et ces bateaux refusés.
La Croix Rouge ? Aucune trace… En revanche, les transistors annonçaient qu’à la frontière algéro-marocaine, près d’Oujda, des camions de la Croix-Rouge internationale avaient été pris en charge par le Croissant-Rouge pour venir en aide aux « pauvres réfugiés algériens » qui s’apprêtaient à rentrer chez eux…
Quand enfin un bateau accostait sur les quais, c’était aussitôt la panique… cependant, qu’à bord, nous ne demandions plus rien. Nous nous affalions, prostrés, et contemplions, silencieux et amers, une dernière fois les contours de notre terre. Nous pensions que nous avions regardé ce paysage maintes et maintes fois, animés d’une confuse espérance d’événements nouveaux, émouvants, romanesques dans notre vie… que nous allions nous en éloigner pour ne plus jamais revenir… qu���il ne s’était rien accompli de miraculeux et que, de cette indifférence de la destinée, notre cœur restait endolori.
Nous voulions nous imprégner une dernière fois de cette vision qui avait été le cadre de notre enfance, nous souvenir de chaque mot, de chaque geste, pour être enfin dignes de nous envelopper du linceul immuable des choses définitives. Nous entrions en exil par de honteuses poternes, traînant derrière nous, comme un fardeau et un tourment, le manteau d’apparat de nos souvenirs rebrodés de mirages.
L’Algérie, tant servie, tant chantée, tant aimée ; c’était le passé de bonheur, d’héroïsme et d’espérance, et ce n’était plus, en cet instant tragique, que le désespoir de milliers de cœurs calcinés au fond de milliers de poitrines humaines. Et nous étions seuls, face à l’échec, face au passé et à l’avenir, submergés par la peine et l’amertume, seuls au bord d’un gouffre, au bord du néant où finissent en fin de compte toutes les colères, les rêves et les révoltes des hommes… où se consument les noces stériles de l’amour et de la haine.
Nous attendions l’instant où serait levée l’ancre, celui où l’on sortirait du port, l’instant où, dans la brume et les larmes, s’évanouirait enfin la lumineuse vision de la terre d’Algérie.
Un barrissement lugubre, le grincement d’une chaîne que l’on remonte et déjà le navire qui déhale lentement. Des femmes pleuraient en silence ; des hommes serraient les poings et les mâchoires… La déchirure de leur âme était profonde ; se cicatrisera-t-elle jamais ?
Accoudés à la rambarde du navire qui s’éloignait, impassible, sous l’épreuve de la torture, nous dardions nos regards voilés de pleurs vers cette vision magique de l’Algérie, vers les cimes violettes des montagnes. L’horizon de notre beau pays reculait sans cesse au fond de l’espace et du temps et nous sentions approcher le chagrin qui déborde, éclate et se répand comme un fleuve qui a crevé ses digues.
C’était une sourde rumeur grossissante qui semblait nous monter de la poitrine à la gorge, et qui se portait aussi sur la vue qu’elle brouillait un peu plus. Car le fait lui-même n’est presque rien en comparaison de son retentissement : l’arrachement dans la douleur, l’adieu, et la côte qui disparaît… disparaît ; c’est à présent que cela pénètre et opère son ravage !
A la proue du navire, le nez dans la brise, un homme chantait. On entendait faiblement les paroles ; c’était un air lent, nostalgique, déchirant, qui se répétait toujours et qui se prolongeait en mourant, avec des ondulations traînantes : « Hay péna, pénita péna, péna… »
Cela s’en allait doux et triste sur la mer, comme dans une âme un souvenir confus qui passe… et les bateaux s’éloignèrent ainsi, accompagnés de sanglots qui leur faisaient la conduite et qu’on eût pris pour la cantilène des chameliers poussant leurs bêtes.
Que de larmes grossirent la Méditerranée ! Que de chagrin emportèrent ces navires !…
Nous partîmes ainsi, chassés de notre terre, de nos maisons, le cœur broyé par le chagrin, retournant une dernière fois la tête, sur la route de l’exil et, regardant, les larmes aux yeux, pour un dernier adieu, ce qu’avait été notre bonheur, cet adieu qui allumait aux paupières des larmes de sang, cet adieu définitif qu’il nous fallait goûter amèrement et dont le souvenir nous poursuivrait toujours.
Là-bas, déjà, le jour mourait en flammes au-dessus du cher pays de notre enfance. Un silence profond s’élevait emportant là-haut, tout là-haut, les souvenirs à jamais enfouis, dans la tranquillité des milliers de crépuscule d’été.
José CASTANO joseph.castano0508@orange.fr
Le 09/07/2009 : La Londe Les Maures Samedi 27 juin 2009, nous y étions.
Quelle merveilleuse journée que fut ce samedi 27 juin, à la Londe les maures ! . . .. ..
Pour la 4ème année consécutive, France et Serge DOMENECH, avec leurs amis Saint-Eugénois nous ont accueillis au grand pique-nique de retrouvailles des anciens de la Commune de Saint-Eugène réunissant les Deux Moulins, Pointe Pescade, Miramar, Bains-Romains, Baïnem, etc…) sur la plage de l’Argentière, sous les pins (comme à Sidi Ferruch…), à la Londe les maures.
En ces premiers jours d’été, ce samedi brille de mille feux : un soleil radieux illumine la joie et l’émotion de ces retrouvailles.
En milieu de matinée, nous arrivons sur le site. Notre première réaction est de faire un tour des lieux, dire bonjour aux personnes que nous connaissons, les organisateurs, les participants des années précédentes et surtout d’aller à l’aventure afin de rencontrer les nouveaux venus pour reconnaitre et retrouver les personnes de notre jeunesse.
Des photos de classes des années 1939 à 1962, de différentes écoles de la commune sont exposées sur des grands panneaux ainsi que des vues de quartiers de l’époque.
Nous sommes venus avec les cousins et les cousines : Inès, Gino et Lucienne Tacci, Marcel et Maryse (Garcia) Marion, Andrée (Galea) Ferer.
Nous sommes heureux de retrouver Claudine et Yves Marchais arrivés la veille de la Somme, présents à toutes nos réunions.
Déjà présents, Arlette (Sanglar) et Georges Dahlen, en compagnie de Roger Decamp et son épouse, ont réservé l’emplacement des Bains-Romains. Nous installons nos tables et chaises de pique-nique et posons nos cabassettes de victuailles.
Josette (Pérez) et Gilbert Puig (son époux) nous rejoignent.
Le clan des Bains-Romains grossit avec l’arrivée de Jean-Marc et Michèle (Bernardo) Garcia, Henri et Anne-Marie (Greck) Bassas, Jean-Pierre et Jany (Farudja) Rozey, Roland et Françoise Farudja, Claudette Farudja, Michèle (Messager) Loviat, Marc et Aline (Roche) Stagliano, Jean-Claude Riera et son épouse, Bernadette Savona, Jean-Paul Traniello.
Ceux sont les embrassades, la joie et l’émotion de se revoir. Pour certains plus de 50 ans nous sépare de notre dernière rencontre.
Les questions fusent, les souvenirs se bousculent, chacun d’entre nous évoque nos merveilleux moments de notre enfance.
Un apéritif pantagruel est offert par les organisateurs. Anisette, pastis, whisky, quinquina, . . . et la kémia faite maison ! . . . sardine à la scabèche, fèves au cumin, tramousses, olives du pays, tomates sèches à la sauce piquante, enfin que des bonnes choses . . . . .
Les familles et les quartiers se regroupent pour le repas. Nous, les Bains-Romains, nous nous retrouvons plus d’une trentaine. Nous échangeons nos plats et nos spécialités dans la bonne humeur arrosé de bons vins rosé du pays. L’ambiance de là-bas est présente, il manque plus que « le père Vicient » pour la chansonnette.
Le temps passe très vite, il est plus de 20heures, c’est le « au revoir » et surtout à l’année prochaine.
Nous nous promettons de nous retrouver dans un an, au même endroit, plus nombreux, car la journée fut tellement belle que la prochaine nous voulons la partager avec plus d’amis bainrominois et de toute la commune de Saint-Eugène.
Un grand, grand, grand, IMMENSE, MERCI, à France et Serge DOMENECH et toute l’équipe saint-eugénoise (Hanana, Turc et les autres) qui ont organisé cette journée et qui nous ont si bien accueillis, tout comme les annèes précèdentes.
Nous reviendrons l’année prochaine , . . . plus nombreux.
(encore plus de photos à la rubrique : LE MENU - PHOTOGRAPHIES)
Jean-Louis GARCIA
Le 07/07/2009 : LA BALLADE POUR LE COUSCOUS
Dans les auberges parisiennes,
On sert maintenant, très souvent
Un plat, autant qu'il m'en souvienne,
Qu'on n'y voyait jamais avant.
Ce plat qu'on fabrique en série
Et qui semble bien plaire à tous,
Nous est arrivé d'AlgérieEt ça s'appelle le couscous.
Je ne sais pas ce qui se passe,
Mais j'ai l'impression que ce plat
(La sauce n'est pourtant pas grasse)
Me reste un peu sur l'estomac.
Car, sans être un vrai plat de riche,
Etant même accessible à tous
Avec son mouton, ses pois chiches,
Il nous revient cher ce couscous.
Pour obtenir la recette,
Songer qu'on envoya Bugeaud,
Il y a laissé quelques casquettes
Quelques zouaves, quelques chevaux..
Il trouva des lions, des moustiques,
Des figuiers, pas mal de cailloux,
Et des gens qui bouffaient des briques
Oui - mais pas souvent - du couscous
Dans ces contacts entre deux races,
L'un donne à l'autre ce qu'il a,
C'est un échange qui se passe,
Nous, nous apprîmes à ces gens-là
A lire, à cultiver la terre,
La médecine et la loi pour tous;
Eux, la seule chose qu'ils savaient faire
Ils nous ont appris le couscous
Dès lors, pendant cent trente années,
Des Français vinrent en bateau
Avec eux, des villes sont nées,
Des vignobles, des hôpitaux...
Puis, quand le pays fut prospère,
On les a virés d'un seul coup
Disant: " Nous gardons vos affaires,
Vous, vous emportez le couscous "...
Cette histoire qui paraît folle
Présente au moins un intérêt,
C'est d'apprendre à la Métropole
Tout un monde qu'elle ignorait.
Car nombreux sont ceux qui s'écrient
Au restaurant, d'une voix douce:
" Ça existait donc, I'Algérie ? "
Puisqu'il existe le couscous.
Les rapatriés d'Algérie,
Dans tout ça, font un peu bâtards.
Certes, ils ont quitté leur patrie,
Sous le choc d'un pied quelque part,
Mais de les entendre geindre,
Ceux qui n'aiment pas se faire de mousse
Leur disent: " Quoi ? Vous n'êtes pas à plaindre
Puisqu'à Paris y a du couscous ! "
Princes, Si par quelque féerie
Bugeaud revenait... S'il disait:
" Je vous avais donné l'Algérie... "
" Qu'en fîtes-vous ? " On répondrait:
" Nous avons lâché blé, pétrole,
Oran, Sidi-Bel-Abbès et Beni-Messous;
Mais la France qui n'est pas folle
N'abandonnera jamais le couscous... "
Auteur " X "
Jean-Claude RIERA
Le 06/07/2009 : La Londe Les Maures Samedi 27 juin 2009
Serge et France DOMENECH
La Voilerie
1 rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
franceserge.domenech@hotmail.fr
Les Pennes Mirabeau, 4 Juillet 2009,
Chers Amis Saint Eugénois,
Tout d’abord Merci d’être venus si nombreux (+ de 300) à cette 4e édition des retrouvailles annuelles de notre ancienne commune.
Beaucoup d’entre vous ont été émus de retrouver des amis de classe ou quartier pas vus depuis….50 ans et m’ont remercié de cette belle journée. Je tiens à associer à ces remerciements les TURC et HANANA également promoteurs de cette grande fête depuis le début. Je n’oublierai pas les STAG (ceux qui se ressemblent comme deux tramuces à l’apéritif), Jean-Louis GARCIA et Jean-Paul SELLES qui se dévouent pour rabattre nos troupes de St Eugène à Baïnem.
D’année en année notre nombre augmente… Comme Rodrigue avant d’arriver au port. Alors, pensez déjà à l’année prochaine et notez le rendez-vous 2010 :
SAMEDI 26 JUIN 2010
En annexe vous trouverez quelques photos prises au jugé, sans concertation ni recherches artistiques. Je m’excuse pour ceux et celles qui ont été « manqué(e)s »… Je promets de ne pas les « rater » l’année prochaine….
Vous êtes venus de tous les coins de France et, même de l’étranger : MALTE pour Gilbert et Nathalie VAN DE LOO, MIRAMAR BAINS ROMAINS pour Zerouk GADIRI, ESPAGNE pour la famille CHEMLA et… MONACO pour CARDONA..
MERCI A TOUS ET A L’ANNEE PROCHAINE
Avec toute notre amitié nostalgérique
Serge et France DOMENECH
Le 25/06/2009 : Message de Jean-Claude :
Dans quelques jours ULYSSE et ses compagnons viendront se ravitailler ils seront plage 'des algues' tout près de la 'bosse du chameau' parcelle d'histoire que ne connaissent pas nos historiens. Mais ULYSSE nous contera son périple chez les Cyclope, pour en savoir plus faire :
http : //ulysse-et-le-cyclope-riera.blogspot.com/
A demain, à LA LONDE LES MAURES,
Amitié à vous.
Renée et Jean Claude RIERA
Le 02/06/2009 : Recherche de voix en
Madame, monsieur,
Je me permets de vous contacter car je travaille sur un téléfilm concernant la vie d' Albert Camus, réalisé par Laurent Jaoui, avec Stéphane Freiss.
Je recherche des personnes parlant le Pataouète de 20 à 60 ans, pour enregistrer des voix.
Pourriez-vous nous contacter assez rapidement, par avance merci.
Cordialement,
Guy Letort, Julian Exposito.
Mot pour MO :01 47 39 03 11 : "motpourmo@wanadoo.fr"
Le 29/05/2009 : Décès d'un ami de la Pointe Pescade.
Je vous annonce une bien triste nouvelle,
Jacques COSTE vient de mourir d'un cancer de l'oesophage, il avait 71 ans.
Pour ceux qui l'ont connu à la POINTE, ils se rappelleront de son amour pour la moto et la vitesse, virus qu'il m'avait transmis quand j'avais à peine 17 ans et qui nous poussait à faire des courses, la nuit, en partant depuis le casino de la Corniche, pour "se lancer" et faire un chrono !! on était fous, on avait même pas de casque . . . . . !
Médecin, il avait choisi la Picardie . . . . . et la compétition en auto, ce qui lui valut moult blessures en accidents dont un dont il en réchappa par miracle, pris à temps par un collègue de l'hopital d'Amiens.
Marié une première fois avec Kinou CAIAZZO de Miramar, (plage PEREZ), ils avaient eu trois enfants.
C'est un ami que je perds et que je pleure.
Si vous voulez, appelez Kinou( Jacqueline) qui habite Marseille 04 91 40 1 0 68 jacqueline.caiazzo@laposte.net
Ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité.
Bien tristement à vous tous,
Jean Paul SELLES
04 94 95 00 93
06 61 40 21 83
Le 21/05/2009 : Histoire : les Corses en Algérie à partir de 1830, qui peut renseigner ? . . .
Bonjour,
Je travaille actuellement, dans le cadre de mon master 1 Histoire contemporaine à la Sorbone, sur la présence des Corses en Algerie a partir de 1830.
Etant notammenent amené à faire des recherches sur internet je suis allé sur votre site http://www.bainsromains.com/Liens1.html où j' ai pu voir certains messages émanant de Corses ( à vrai dire je me fie seulement aux noms des personnes qui ont écrit ).
J' ai écrit à ces personnes et attend des réponses ( pour peu qu' elles arrivent! )
Pouvez vous m' aider? Savez vous si il y a eu beaucoup de Corses à Bains Romains?
Si oui savez vous pourquoi ils sont venus s' installer? Le temps qu' ils sont restés?
Pour la côte algéroise je sais qu' il y en a eu dans de petits villages comme Jean Bart ou Surcouf d' après
mes recherches au Centre d' Archives d' Outre Mer à Aix. Il y a bien sur eu les corso-marseillais à Sidi Ferruch comme Tomaso Lenche.
Si vous avez des informations supplémentaires sur la présence des Corses dans l'algérois ou plus généralement en Algérie n' hésitez pas.
Merci beaucoup,
adresse é-mail : "corsupersempre@hotmail.com"
Hugo Bertrand CASANOVA
Le 13/05/2009 : RAPPEL : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 27 JUIN 2009
LA LONDE SAMEDI 27 JUIN 2009.
Pour la quatrième fois, France et Serge DOMENECH et leurs amis Saint-Eugenois, organisent le grand rassemblement des anciens de la commune : Saint-Eugène, Deux Moulins, Pointe-Pescade, Miramar, Bains-Romains, Baïnem, etc . . . le samedi 27 juin 2009, « Journée Pique-nique » à Londe les Maures, sur la plage de l’Argentière sous les pins, à partir de 9 heures (comme à Sidi-Ferruch . . . . .). Nous sommes tous (Bainrominois, Baïnemois, Pointus, amis et gens de la côte), cordialement invités à participer à ce rassemblement, à ces retrouvailles, à cette cure de souvenirs de jeunesse qui ne peut être que bénéfique.
Un grand apéritif sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer. Bien entendu pas « de feu ».
Serge et France DOMENECH Les Pennes Mirabeau, Janvier 2009
La Voilerie
1, Rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél. : 04.42.02.60.04 –
ATTENTION : si vous devez contactez France et Serge par mail, voici leur nouvelle adresse :
e-mail : franceserge.domenech@hotmail.fr.
Le 13/05/2009 : Villa Xuereb . . . . . à la recherche de renseignements.
Amis de Bains Romains bonjour,
Pour le responsable de la Chronique des Chercheurs de l'Algérianiste, Théo, auriez-vous des renseignements et vues de la villa Xuereb à Pointe Pescade.
Je croyais que cette villa avait été démolie pour laisser place à la construction de l'église St Christophe de la Paroisse.
De plus je n'arrive pas à trouver le texte de la plaque commémorative, signalée dans tous les guides, posée en 1935 sur le mur de la villa.
Merci de ce que vous pourrez faire pour moi,
Très cordialement
Théophile BRUAND
Le 06/05/2009 : TRISTE NOUVELLE : Janine MILETO, s'en est allée . . . .
Nous apprenons avec une profonde tritesse la disparition de Jeanine MILETO épouse DUTAL.
Jeanine nous a quitté subitement, le jeudi 23 avril 2009, à Digne, sa ville d'adoption et familiale.
Janine,enfant des Bains-Romains, voulait retrouver les copains d'antan au pique-nique de la Londe le 27 juin 2009.
Déjà l'année passée un imprévu l'avait empêché d'être parmi nous.
Cette année, de là-haut, elle nous retrouvera et nous aurons une grande et affectueuse pensée pour elle et tous ceux qu'elle a rejoint pour l'éternité.
A Mme Mileto,sa maman (99ans), à sa soeur, Marie-Thérèse, à ses frères, Jean-Michel et Robert,à son mari,ses enfants et petits-enfants, à "Chichette" sa tante, à ses cousines,cousins, oncles et tantes, Mileto-Perez, que nous avons connus là-bas,
nous adressons nos plus sincères condoléances,
qu'accompagnent nos souvenirs attristés.
Jean-Louis GARCIA
Le 03/05/2009 : Evénement Astronomique : 27 Août 2009, date à retenir
DEUX LUNES DANS LE CIEL
Le 27 août prochain, à minuit 30 minutes, regardez dans le ciel.
La planète Mars sera la plus brillante dans le ciel étoilé.
Elle sera aussi grosse que la pleine lune, bien que Mars soit à plus de 56 millions de km de la Terre, et la lune à 380000 km.
Soyez donc certains de ne pas manquer cet événement ...
Cela nous apparaîtra, à l'oeil nu, comme si la Terre possédait 2 Lunes !!!...
La prochaine fois que cet événement se reproduira sera en l'année 2287 !
Partagez cette information avec tous vos amis car PERSONNE en vie aujourd'hui ne pourra voir cela une seconde fois.
Camille CHABAUD
Le 29/04/2009 : XXXIème Salon National des Ecrivains et Artistes Rapatriés et leurs Amis
Organisé par l'Amicale des Rapatriés d'Antibes-Juans les Pins.
Du Jeudi 7 mai au Dimanche 10 mai 2009,
au Palais des Congrès d'Antibes Juan les Pins.
Chers lecteurs et amis,
Je serai au Salon des Ecrivains Rapatriés du 7 au 10 Mai à Antibes/ Juan-les-Pins au Palais des Congrès où je présenterai mes livres qui ont obtenus plusieurs Prix Littéraires.
Au plaisir de vous revoir.
Amitiés
« Il était une fois ma ville, Alger la blanche » a été écrit pour nos petits-enfants, je ne voulais pas leur montrer une Algérie trop sanglante, mais un beau et magnifique pays. Pour qu'ils apprennent à le connaître et qu'ils l'aiment comme nous l'avons aimé : passionnément.
« Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord » a été écrit pour nos enfants, maintenant adultes. Parce qu'à présent ils peuvent comprendre notre déchirure, de devoir tout laisser et de partir, sans espoir de retour, sur les routes de l'exil.
C'est une fresque historique qui relate tous les évènements tragiques qui nous ont poussé à partir. C'est aussi une description très fidèle de la beauté de nos villages, de nos grandes villes et du Sud : pays magique et fascinant.
« De la Côte Turquoise à la Côte d'Azur » est un arc-en-ciel qui relie par delà la méditerranée, notre terre natale et ma terre d'adoption la Provence. Vous sentirez le souffle chaud de ce vent chargé de sel et de larmes.
Les souvenirs c'est tout ce qu'il nous reste. C'est pour cela que j'écris, pour les partager, pour rétablir la vérité et combattre l'oubli. Et aussi rendre un hommage à tous nos parents et grands-parents, car sans eux, sans leur courage, leur travail acharné et leur ténacité, nous n'aurions jamais connu ce si beau pays.
Bien à vous
Jocelyne Mas
Ecrivain
Nommée parmi "les 100 Femmes de l'Année"
http://www.jocelynemas.com
Attention : nouvelle adresse : jocelyne.mas@gmail.com
un nouveau livre.
Et nouvelle adresse postale : voir Site
Le 29/04/2009 : Infos sur l'Algérie
Bonjour Jean-Louis
J'ai un ami, journaliste Italien et ancien reporter en Algérie, qui recherche tous documents ayant un rapport avec le drame des pieds noirs et les évènements qui ont précédé l'indépendance. Connaissant son attachement à l'idée de " l'Algérie Française ", rien que pour celà, je voudrais pouvoir l'aider dans ses recherches.
Je pense que photos, articles, commentaires, etc seraient susceptibles de l'intéresser. Peux-tu faire passer le message ?
Merci d'avance et un bonjour amical à tous.
Régine GUICHERD
Le 18/04/2009 : Message de Jean-Claude RIERA
A tous les amis DE LÀ-BAS ; que nous l'aurions pas vu ? . . . dans le dédale de ' l'ile de france' en construction, lieu privilégié, pour nous surprendre et nous faire peur de voir surgir le MINOTAURE,
Je vous invite à voir:
http://thesee-et-le-minotaure.blogspot.com/.
Merci à vous.
Jean-Claude RIERA rierajc@hotmail.fr
Le 17/04/2009 : Souvenirs des Bains-Romains
A l'attention de Monsieur Jean Louis GARCIA,
Bonjour,
Suite plutôt tardive à notre conversation téléphonique.
J'habitais le Champ de manoeuvres mais nous avions un cabanon (on disait "à Baïnem") à peu près à la hauteur de l'école du Belvédère. Il était situé sur un terrain du lotissement Aracil. On y accédait par une route appelée "Bd de Foucauld". Nous y allions par le bus de la ligne 11 partant de la place du Gouvernement qui nous laissait à l'arrêt du Dr Gérin. C'était pour les dimanches et les fêtes ainsi que 3 mois aux vacances scolaires.
Les Ouchfoun étaient nos voisins.Enfant, j'ai souvent apprécié les pâtisseries du père, que nous appelions Mr Mahfoud.
Mon frère Raphaël y a vécu quelques années, mes neveux étaient les amis de ses enfants.
Je me souviens des frères Lousteau et de leur 2 cv. Mes copains : Alain Bernardo dont les parents tenaient l'épicerie située face à la rue de Foucauld, Norbert Ambrosino, Jean Pierre Maury et Rani Bourssassa.
J' ai également connu Georges Jean à la plage du Belvédère. Je l'ai retrouvé lors de nos classes au CI du 2ème RT à Mostaganem de Novembre 59 à Mars 60. J'ai appris sa mort, en Avril 62 par un autre ami qui avait fait les mêmes classes.
J'ai connu Mr Gobert pour avoir pris des cours de vacances à l'été 53 . Nous étions 4 : Jean Claude Matrat, Laure Vidalet et une autre jeune fille dont j'ai oublié le nom. J'étais copain avec Jean Gobert, son neveu. Nous nous baignions à la plage du Belvédère où nous avions notre pastera " la marguerite II".
Voilà, en raccourci des souvenirs de cette heureuse époque de notre jeunesse.
Je descends en Juin pour la réunion des anciens du Champ de manoeuvres, dont André Navarro que vous connaissez peut-être.
Je reste dans la famille quelques jours et peut-être aurai-je le plaisir de partager des souvenirs avec des Bainsrominois.
Dans l'attente d'une réponse.
Algéroisement vôtre.
Albert GENTILE
1, Rue Du Vigneau
41170 Sargé sur Braye
Tél. 02 54 72 73 87.
gentile.a@free.fr
Albert GENTILE
Le 11/04/2009 : ALGER ma ROSE .....! NOSTALGIE DU PASSE . . . ..
Ce magnifique poème de Viviane BORG-FLERI, dédié à Alger, fera verser plus d'une larme, à pas mal d'entre nous.
En rappel de nos beaux souvenirs d'enfance, notre adolescence à l'école rue Duc Descart, je vous dédie ce petit mot en gratitude d'une amitié qui a toujours été forte, et dont nous sommes tous fiers.
" L'Amitié est une Rose qu'il faut bien conserver."
Malgré notre séparation aux quatre coins du monde, l'arôme de la Rose est toujours là . . . . .
Nous l'avons conservé avec AMOUR . . . . . !
NOSTALGIE DU PASSE . . . . .
Il y avait une fois un pays bien aimé,
Au ciel bleu d'Azur et au sable doré.
Nous marchions les pieds nus tout le long du rivage,
Le Soleil sur la peau et le vent au visage.
Nous plongions notre corps dans la mer cristalline,
Et le soir, nous dansions au son des mandolines . . . . .
Ce fut un temps jadis, quand nous avions vingt ans,
Nous étions jeunes et beaux comme un jour de printemps . . . . .
Terre de notre Enfance, Terre où nous sommes nés,
D'où un cruel destin nous a déraciné.
Nous étions tous unis, on nous a divisé,
Et par le monde entier, nous sommes parsemés.
Les jours se sont enfuis et nous cherchons en vain
Ces moments si précieux, d'un passé si lointain . . . . .
Malgré l'envol du temps et les ans écoulés,
ALGER toujours, sera dans nos pensées ! . . . . .
Viviane BORG-FLERI.
Le 10/04/2009 : JOYEUSES FETES DE PAQUES
Un extrait du livre,
" Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord",
de Jocelyne Mas
Ecrivain
Nommée parmi "les 100 Femmes de l'Année"
" Pour les Rameaux, mon père confectionnait des petits arbustes de papier coloré et brillant ; à chaque branche se balançaient des fruits confits, des mandarines confites, des sucreries, mais on n’avait le droit d’y goûter qu’après la messe ! La vitrine de la boulangerie devenait une merveille de couleurs, le papier de soie brillait sous les rayons du soleil et ondulait au moindre souffle d’air.
Ma grand-mère m’avait tricoté un petit cache coeur en laine angora blanc, je l’adorais, il était si doux. Je l’ai gardé longtemps.
Elle m’avait aussi confectionné de ravissantes petites chemises, à bretelles, en coton très fin, rebordées d’une guirlande de petites fleurs de toutes les couleurs. Un jour mon amie Sylvette vient
dormir à la maison. Je lui prête une de ces chemises, et elle en tombe amoureuse, jamais elle n’avait vu (disait-elle) d’aussi jolies chemises. Le lendemain, je lui dis de la garder, elle était ravie.
.
***
À Baraki, à Pâques ma grand-mère faisait toutes sortes de gâteaux : des canollis fourrés de crème, d’un côté vanille l’autre côté chocolat, des oeufs décorés, un gâteau en couronne avec de vrais oeufs durs, des corbeilles d’oreillettes, des mantécaos, petits gâteaux à la cannelle et pour cacher dans le jardin, des oeufs durs peints de toutes les couleurs et un seul oeuf cru. La maison embaumait la fleur d’oranger.
Les traditions, c’est ce qui fait les souvenirs.
Nous partions mon frère et moi, un panier sous le bras, dès notre arrivée à la recherche de tous ces oeufs. C’était à celui qui en trouverait le plus ; mais c’était aussi sans compter sur l’astuce dont faisait preuve ma grand-mère, pour inventer ses cachettes.
Le jardin en regorgeait, sous les fleurs, dans les arbres, dans l’herbe haute parsemée de vinaigrettes aux petites fleurs d’un jaune éclatant et aux tiges acidulées. Et toute la famille nous suivait en poussant force exclamations.
Lorsque nous avions trouvé tous les oeufs, restait à chercher celui qui était cru.
Pour cela mon grand-père s’offrait en victime et nous cassions sans remords les oeufs sur son front jusqu’à ce que bien sûr nous arrivions à l’oeuf cru.
Que de cris et de trépignations ; nous sautions de joie pendant que mon pauvre grand-père, stoïque, gardant son sourire, s’essuyait le front avec son grand mouchoir à carreaux.
À l’époque, ces grands mouchoirs jouent un rôle de tous les jours, tantôt c’est plié en deux en triangle un foulard pour attacher mes cheveux, tantôt c’est avec un noeud à chaque coin un « ravissant » petit chapeau, tantôt encore c’est trempé dans l’eau glacée du puits un pansement pour nos genoux écorchés. "
Pour en savoir plus sur ses oeuvres, retrouvez Jocelyne Mas sur son site :
http://www.jocelynemas.com
JOYEUSES FETES DE PAQUES,
et BONNE MOUNA A VOUS TOUS.
Jean-Louis GARCIA
Le 14/03/2009 : Le Néflier : peut-il vivre en Floride ? . . . . .
Bonjour,
Je ne suis pas Bainrominois, mais originaire d'Oran. Mes tantes avait une ferme à Saint-Denis du Sig.
Actuellement je vis en floride où j'ai une petite propriétè au sud de Miami.
Depuis un moment je cherche un néflier pour le planter sur cette propriétè car, comme pour beaucoup d'entre nous, la nèfle, parmi d'autres souvenirs, est et reste gravée dans ma mémoire.
Pouvez-vous me donner un contact dans la région de Nimes qui pourrait m'aider dans mes recherches.
Merci encore pour votre site.
Marc EVEN evenum@verizon.net
Le 18/02/2009 : A LA RECHERCHE DE GUYOTVILLOIS . . . .
Qui peut donner des renseignements sur des Guyotvillois ? ? ? . . . .
Voir et Répondre aux messages en cliquant sur la rubrique " Vos Réactions / Vos Messages", à gauche de l'écran.
Le 10/02/2009 : Sincères Condoléances
Sincères condoléances à toute la famille ALBERTI.
Nous sommes avec eux dans ces moments douloureux.
RENEE ET JEAN CLAUDE RIERA, de BAINS ROMAINS.
Le 27/01/2009 : Monsieur ALBERTI , des BAINS-ROMAINS, s'en est allé . . . .
Nous apprenons avec tristesse, le décès, le 23 décembre 2008, de Monsieur ALBERTI, papa d'Anne-Marie, qui habitait dans la rue Benoit Berardo, au dessus de la boulangerie.
La vie est éphèmère, malheureusement, . . . . nos souvenirs sont éternels . . . . .
A Madame ALBERTI, à ANNE-MARIE, et à tous les proches, nous adressons nos plus sincères condoléances.
Jean-Louis GARCIA
Le 25/01/2009 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 27 JUIN 2009
LA LONDE SAMEDI 27 JUIN 2009.
Pour la quatrième fois, France et Serge DOMENECH et leurs amis Saint-Eugenois, organisent le grand rassemblement des anciens de la commune : Saint-Eugène, Deux Moulins, Pointe-Pescade, Miramar, Bains-Romains, Baïnem, etc . . . le samedi 27 juin 2009, « Journée Pique-nique » à Londe les Maures, sur la plage de l’Argentière sous les pins, à partir de 9 heures (comme à Sidi-Ferruch . . . . .). Nous sommes tous (Bainrominois, Baïnemois, Pointus, amis et gens de la côte), cordialement invités à participer à ce rassemblement, à ces retrouvailles, à cette cure de souvenirs de jeunesse qui ne peut être que bénéfique.
Un grand apéritif sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer. Bien entendu pas « de feu ».
Serge et France DOMENECH Les Pennes Mirabeau, Janvier 2009
La Voilerie
1, Rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél. : 04.42.02.60.04 –
e-mail : franceserge.domenech@hotmail.fr.
Chers Amis Saint-Eugénois,
Pour la quatrième fois nous allons réunir tous les St Eugénois
Le Samedi 27 Juin 2009
à La Londe les Maures
Le rassemblement des anciens de la Commune (St Eugène, Deux Moulins Pointe Pescade, Bains Romains, Baïnem, etc…) se tiendra sur la plage de l’Argentière sous les pins (comme à Sidi Ferruch…).
RENDEZ-VOUS A PARTIR DE 9 HEURES
« JOURNEE PIQUE-NIQUE »
Aidés de Lucette GATT-LARCIER et des locaux Dédé TURC et Alain HANANA, nous espérons que cette réunion des anciens de notre belle commune d’ALGER sera une réussite et vous invitons à y participer.
Un grand apéritif (avec beaucoup de kémia) sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer.
Bien entendu pas « de feu ».
Pour ceux et celles venant de loin (train…), pas d’inquiétude : ils mangeront avec les amis présents.
Si vous souhaitez dormir sur place, nous avons pris contact avec la résidence hôtelière l’AGELONDE –très proche du lieu de la réunion- (bulletin de réservation joint à nous retourner). Merci par avance.
Les Associations des anciens de Bains Romains et de Pointe Pescade, ont décidé de se joindre à nos retrouvailles et nous pensons réunir cette année 300 à 400 personnes. Beaucoup d’entre nous ne s’étant pas revus depuis notre départ d’Algérie, il est souhaitable que chaque participant porte un badge avec son nom (de jeune fille pour les dames) et son quartier afin de se faire reconnaître.
Nous sommes tous sur le chemin du retour et une petite cure de souvenirs de jeunesse (non remboursée par la Sécu) ne peut faire que du bien !
Alors ! Soyez nombreux à nous rejoindre le Samedi 27 Juin 2009.
POUR UNE BONNE ORGANISATION ET UNE BONNE GESTION MERCI DE NOUS CONFIRMER VOTRE PARTICIPATION
Le Dimanche 28 Juin – tous ceux venant de loin… et même les autres… pourront se retrouver sur la plage de l'Argentière, pour une journée détente...
Amitiés nostalgériques de France et Serge DOMENECH
P.J. – Bulletin réservation pour AGELONDE – Plan Agelonde -
RESERVATIONS AGELONDE
RETROUVAILLES DES ANCIENS SAINT-EUGENOIS
JOURNEE DU SAMEDI 27 JUIN 2009
GROUPE DOMENECH
Pour ceux venant de loin et qui souhaitent profiter du week-end, nous avons contacté la résidence hôtelière AGELONDE, située à 800 mètres de notre lieu de réunion, qui, comme les deux années précédentes, nous réserve une quinzaine de chambres.
- Prix de la chambre (avec WC + S.de.bains+télé) : 57€ la nuit (pour deux personnes – petit déjeuner inclus (au choix 2 lits ou un grand lit) – Merci de bien vouloir nous le préciser –
- Chambre pour 1 personne : 52,50 € (petit déjeuner inclus)
Si vous désirez réserver une ou plusieurs nuits : prière de nous contacter rapidement :
- Serge et France DOMENECH : 04.42.02.60.04 –
- E-mail : franceserge.domenech@free.fr
Merci.
(L’AGELONDE souhaitant que, comme l’an dernier, nous centralisions toutes les demandes)
(à renvoyer à Serge et France DOMENECH – La Voilerie 1, Rue du Castelet – 13170 – LES PENNES MIRABEAU ou par e-mail : franceserge.domenech@free.fr) - MERCI)
BULLETIN DE RESERVATION (GROUPE DOMENECH)
M . ……………………………………………………………………………
Adresse :
Téléphone :
e-mail :
Chambre pour 2 personnes : 57 € (petit déjeuner inclus) - 1 grand lit (2 places) ou 2 lits (1 place)
– (entourer votre choix) -
Chambre pour 1 personne : 52,50 € (petit déjeuner inclus)
Réservation pour la nuit du 26 au 27 Juin – ou du 27 au 28 Juin – ou 2 nuits du 26 au 28 juin -
- (entourer votre choix) -
- (Afin que l’AGELONDE soit prévenue par nos soins au plus tôt, et, en vue d’une bonne organisation, Merci de nous le renvoyer –si vous réservez- soit par e-mail – soit par courrier par retour)
La Londe 2006
Le 09/01/2009 : Pour le Nouvel An, JE REVE DE MON PAYS
Un poème de MAURICE DES ULIS, pour tous les visiteurs du site.
Je rêve à mon pays
Et à tous mes amis,
De ce temps qui m'attend
Dans ce pays d'antan
Où j'aimerai rêver
Sans avoir à lutter.
Ici c'est l' ouragan.
Le tonnere et le vent
M'arrachent de mon lit
Au mileu de la nuit,
Et me laissent battu
Dans ce pays perdu.
Je rêve à mon pays
Et à tous mes amis
Que j'ai perdu un soir
Sans leur dire au revoir.
Dans ce pays rêvé
Que je voudrais trouver.
merci à vous tous.
Jean-Claude RIERA
Le 04/01/2009 : Vos Voeux et vos Remerciements :
Cliquez sur "Vos Réactions, vos Messages" à gauche de l'écran.
Le 03/01/2009 : La bande de filles et garçons de la plage Martin : Année 1950
Des photos souvenirs de Jean-Claude RIERA,
Une partie de la bande de la plage Martin en 1950. .
Les play-boys . . . . .. . . . . de la plage Martin en 1950..
Jean-Claude RIERA
Le 27/12/2008 : De Jean claude Riera de la plage Martin.
Je vous invite à regarder l'épopée de Gilgamesh
http://gilgamesh-riera.blogspot.com/
la plus vieille épopée connue à ce jour. La Mésopotamie; origine de nos civilisations; la mythologie a inspiré les plus grandes religions; une des plus connue: le Déluge avec son célèbre personnage NOE , en mésopotamien UTNAPISTICH épopée que j'ai illustré de plusieurs tablettes et statuettes d'argile, suivie de l'inspiration mésopotamienne. Entre les années 1945 47 et peut être plus ; à la plage MARTIN avec Jean Marc G, Jacques B, Coco S, nous faisions de petits bateaux en terre gleise , le sable de la plage était notre océan, l'argile m'est peut être resté entre les doigts souvenir :
Amitiès et meilleurs vœux pour le nouvel an 2009.
Jean-Claude RIERA
Le 26/12/2008 : Encore une Année de passée . . . .
Un nouvel an Pieds - noirs , c'était comment en vrai ! . . . .? . .? . .
En Algérie , j'étais trop petit pour m'en souvenir . Bizarrement , le premier qui me vient en mémoire c'est celui de 1948/49 . L'année où j'allais avoir 10 ans . C'était à Longwy- bas en Meurthe et Moselle . Nous avions atterri là- bas , comme d'autres du côté de Nice , où Canberra.
Avant , comme d'autres enfants de mon age, j'ai du dire " bonne année , bonne santé " mais ça ne m'a pas marqué . Depuis , à force de les empiler les unes sur les autres , je me suis rendu compte que les années se suivaient , mais ne se ressemblaient pas vraiment.
Raison de plus pour laisser venir 2009 avec sérénité.
Pour goûter avec plaisir tout ce qui sera doux,
Pour dire que j'aimerais bien vous retrouver, tous, à l'orée de 2010 à l'auberge de bon pied , bon oeil .
Belles boules , belles guirlandes , et autres bougies scintillantes .
Petit coucou particulier à Chounet et Jean à qui j'aurais bien aimé adresser ce mot.
Yves MARCHAIS
Le 25/12/2008 : Joyeux Noel . . Bonne Année . . .
Meilleurs souhaits de Noël,
Que notre amitié illumine cette nouvelle année,
de tout le plaisir et la joie qu'elle permet de partager !
Joyeux Noël . . . , Bonne et Heureuse Année , à vous tous.
Amitiés Bainrominoises,
Jean-Louis GARCIA
Le 05/12/2008 : TRES IMPORTANT : EMISSION SUR LES HARKIS Lundi 8 Décembre 2008 à 21h.30 sur ARTE.
TRES IMPORTANT
Bonjour à toutes et tous,
Arté effectue une émission sur les Harkis lundi prochain à une heure tout à fait respectable (pour une fois) donc ouverte même aux couches-tôt.
Diffusez ce message à toutes vos relations de sorte à ce que l'audimat explose ; ceci nous permettra... peut-être, compte-tenu justement du nombre important de téléspectateurs, d'ouvrir la voie à d'autres chaînes pour relater les évènements jusque là diffusés en doses homéopathiques.
(voir article).
Merci d'avance.
Cordialement.
Le 25/11/2008 : Notre ami, Yvon GUILLOT, des Bains-Romains, nous a quitté . . . . pour d'autres cieux.
Et oui ! Cela arrivera malheureusement de plus en plus souvent, l'un des nôtres nous à quitté.
Yvon Guillot des Bains-Romains nous a laissé hier et creuse un grand trou parmi ceux qui ont eu la chance de faire crisser sous leurs pieds le gravier des plages Martin, Campello et des algues dans les annèes 1940/62.
Nos sincères condoléances à Josie, son épouse et à tous ses proches.
Adieu Yvon !
Tu nous laisses à ton tour cher Yvon. Tu vas rejoindre ton grand copain Jean Lassus avec qui tu partageais le statut d'équipier premier de l'équipe de Volley-Ball de l'Olympique Côte Turquoise chère au Président Dolbois. Tu auras fait, avec lui et les frères Schmeltz, Pascal Costagliola, Coquegnot, Coco Soubielle, les frères Dolbois, Guy Campello, Coll, Lainé, Ali Moulay et Georges Rousset, vibré les spectateurs de la placette des Bains-Romains, où se produisait l'équipe première de l'O.C.T. Sur ce tuf légendaire des terrains de volley-ball algérois où nous avons tous peu ou prou laissé un peu de nos épidermes lors des plongeons en défense arrière de nos joutes bien sympathiques. Nous te regrettons déjà en souriant encore de l'art avec lequel tu nous racontais tes exploits sportifs. Tu es pourtant pour nous tous encore bien vivant et omni présent à nos rendez-vous de Soubès chez Jany (Farudja) Rozey pendant lesquels Jean-Pierre Rozey et Jean Lassus rivalisaient de plus belle dans la confection des paëllas parfumées au pastis. C'était le bon temps des retrouvailles et des "gueuletons" un peu trop appuyés qui rendaient le plus souvent les siestes obligatoires. Tu vas donc cette semaine rejoindre les morts à mon goût maintenant trop nombreux de ces sympathiques réunions.
De votre petit nuage veillez donc un peu sur nous, pauvres rescapés de notre Algérie Française, qui nous vaut encore aujourd'hui des rêves enchantés d'une enfance et d'une adolescence idylliques.
Bises et condoléances attristées à Josy.
Marc & Aline STAGLIANO
A notre très cher YVON.
Tu est parti pour un sombre voyage sans retour,
Ton amitiè et ton sourire, nous ne l'oublirons pas,
Ton image nous la garderons au milieu de l'azur et des vagues,
C'est là que l'on t'imagine, tout en haut tu nous regarderas et tu nous souriras planant comme un soleil.
Adieu l'ami . . . .
Jean Claude RIERA.
Le 12/11/2008 : GRAND HOTEL DES BAINS-ROMAINS
Une image qui m'est passée entre les mains.
Et quelle image ! . . . .
Vous en souvenez-vous ?
Amitiés
Bertrand profburp@wanadoo.fr
Le 20/10/2008 : BAINEM - Famille Anglade
La famille Anglade maraîcher, fermier et vigneron au bas de la forêt de Bainem, était très proche de la mienne.
Si le Père était d'origine mahonnaise, la mère catalane du sud de France, était du village de mon père, Argelès sur mer.
De 1940 à 1962 le voyage d'Alger Centre (Grande Poste) à Bainem était une rencontre familiale.
Le fils Bernard a "disparu" à l'annonce de l'indépendance enlevé à sa famille . . . deux sœurs plus âgées Christiane(cricri) et Nadette.
Le Livre d'Or d'ESMMA (Alger Centre) s'est étendu ces derniers temps à Bainem ....
Merci pour votre site, j'ai vainement cherché sur Google Map la ferme à deux pas de l'arrêt de bus
(elle s'étendait jusqu'à la route) , et longeait le bas de la Forêt ....
Jean NOGUES jean.nogues@free.fr
Le 13/10/2008 : CEREMONIE DU 1er NOVEMBRE 2008 A THEOULE SUR MER à
Associations MEMORIAL de NOTRE DAME D'AFRIQUE
Le Clos St. Joseph - 94 Impasse des Lauriers
84180 - PERTHUIS - Tel/fax: 04.90.08.37.76.
PROGRAMME de la CEREMONIE :
- 9 heures : Ouverture des barrières
- 10 heures : début de la cérémonie - Accueil des participants,
Intentions-Dépots de gerbes - Allocutions-
Hommage aux drapeaux - Minute de silence - Marseillaise.
- 11 heures 45 : la fin de la cérémonie sera marquée par le chant des Africains et le chant à Notre Dame d'Afrique.
Associations MEMORIAL de NOTRE DAME D'AFRIQUE
Le 15/09/2008 : CHANSONS et NOSTALGIES
L’autre jour, j’écoutais au volant de ma voiture sur je ne sais plus quelle radio F.M une jeune fille dire avec des trémolos dans la voix : « Vous avez eu la chance, le bonheur, la joie d’entendre Jacques Brel, de le voir vivant, sur scène chanter ses formidables chansons. Vous ne pouvez pas savoir la chance que vous avez eue, que ne donnerais-je pas pour cela ? »
Eh, oui j’ai eu cette chance, même de le connaître alors qu’il n’était pas très populaire encore, il était venu à Alger en première partie du spectacle de Philippe Clay, au Colisée, et je les ai vus ensuite tous les deux, copains comme cochons, déambuler bras dessus bras dessous sous les arcades du boulevard Carnot avec la guitare en bandoulière. Oui, j’ai eu cette chance, comme celle d’entendre les chansons de la môme Piaf lui sortir des tripes sur la scène immense, pour elle, du Majestic, et Maurice Chevalier aussi. Comme les chansons de Gilbert Bécaud, également au Colisée qui présenta, il était quasiment débutant et chantait « Mes Mains », « Les Croix » et « Les Troubadours » , timidement un de ses paroliers, qui avait encore son nez d’origine, un inconnu qui s’appelait tout simplement… Charles Aznavour. Je crois même qu’il l’avait appelé Aznavourian.
Oui, nous avons eu de la chance de vivre à une période où les progrès technologiques ont été prodigieux, une époque où Fernand Reynaud faisait rire la France entière avec le « 22 à Asnières », aujourd’hui les téléphones portables innombrables dès l’adolescence ont rendu cette parodie totalement désuète. Incongrue. C’est comme si on parlait de l’homme de Cro Magnon.
J’étais allé en visite chez ma belle-sœur qui habite les Etats-Unis en 1977, dans l’État de New-York, près d’Albany sa capitale. Et bien évidemment nous sommes allés à l’autre bout de cet état voir les chutes du Niagara (six millions de litres à la seconde) et passer de l’autre côté, dans l’état canadien celui-là de l’Ontario, anglophone comme chacun sait. Et là surprise, quand on exhibait un passeport français, on nous disait les Français from France par là-bas. Étions-nous pestiférés ou quoi ? Non, c’était simplement de la curiosité, qui plus est on a été interrogé en Français, pour savoir si nous venions au Canada pour la première fois, savoir aussi si nous y restions longtemps. Très gentille prévenance au demeurant.
Et moi, au Canada, j’ai refusé de monter dans le Grand Nord, aller voir les réserves d’Indiens que ciblait ma belle-sœur, moi je voulais voir Ottawa, la capitale. Pourquoi ? Parce mon président de club, M. Bellan, y était né et que c’était la capitale fédérale. À Ottawa, la pratique des deux langues était obligatoire et respectée, le Français aussi bien que l’Anglais. Bien plus qu’à Montréal que les habitants prononcent « Monterioule ». Et là surprise, on entre dans un grand supermarché et la musique d’ambiance n’est autre que la Mer chantée par son auteur, Charles Trénet, avec une magnifique orchestration derrière et, tout de suite après du même auteur « Douce France
Cher pays de mon enfance bercée de tendre insouciance. Je t'ai gardée dans mon cœur», toujours avec l’orchestration derrière et j’en ai été ému aux larmes, dans ce grand pays majoritairement anglophone. Ensuite retour aux Etats-Unis, c’était en août 1977, pour le DEUIL national, toutes les chaînes de télévision, et Dieu sait s’il y en avait là-bas par rapport à la Doulce France de l’époque, ne parlaient que de cela, à longueur d’antenne et de journée, la mort du King, Elvis Presley ! Une bombe atomique aurait fait moins de bruit !
Oui, mais nous avons aussi connu les privations, les alertes et les bombardements de la guerre de 1939-1945, et à l’adolescence ce qu’il était convenu d’appeler « Les événements d’Algérie ». Qui nous auront permis de mieux connaître les régions les plus reculées du territoire algérien, pour ma part le sud oranais que j’ignorais, j’oserai même dire qu’Édith Piaf avec son « Légionnaire qui sentait bon le sable chaud » me laissait croire qu’il y avait des dunes autour de Sidi-bel-Abbès et même des lions. Alors que Bel-Abbès est aussi vert que Grasse où je vis aujourd’hui. Plus de quarante ans ont passé sur ma vie.
Gérard STAGLIANO
Le 13/09/2008 : Vos REACTIONS sur le film
Emission diffusée sur FR3 le 12 septembre 2008.
Des témoignages émouvants, des avis différents, chacun de nous exprime sa vérité ! . . . . . . .
Cliquez sur " VOS TEMOIGNAGE DE SYMPATHIE "
Le 20/08/2008 : A VOIR SUR FR3 LE VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2008
Pour votre information et celle des internautes sachez que France 3 diffusera " LE MASSACRE DE LA RUE D'ISLY " produit par 'Doc en Stock' et réalisé par Christophe Weber le vendredi 12 septembre vers 23h20 ( durée 55').
Faites circuler auprès de la communauté.
Cette information amicale est délivrée à titre de matière à discussion sur un sujet qui me tient à coeur ( je prends connaissance du film terminé - suivi par un autre collègue - à l'instant). J'ai produit l'an passé avec " TREIZE AU SUD ", les 3 volumes de " LES PIEDS NOIRS, HISTOIRE D'UNE BLESSURE " de Gilles PEREZ et Karine BONJOUR (diffusés en mars-avril 2007) produits avec 6 antennes régionales de la chaine (toujours disponibles en DVD sur le site France Télédiffusion Distribution où ils font partie des ventes les plus importantes en documentaires *** )
Cordialement
Alexandre CAZERES Conseiller programmes documentaires France 3
Le 08/08/2008 : Un grand bonheur : revoir les Bains-Romains . . .
Bonsoir,
Il y a très longtemps que j'en avais envie. Lorsque ma soeur m'a fait découvrir votre site où j'ai retrouvé les souvenirs de mon enfance, le projet s'est affiné. Rendez-vous a été pris et nous sommes partis tous les deux, en octobre 2007. Les 4 jours passés à Alger, Bab-el-oued, Belcourt ... ont été extraordinaires.
Merci à notre chauffeur car il nous a facilité la vie. Je vous envoie le diaporama sur Bains romains, c'était pour revoir la plage Martin, la plage Campello, la bosse du chameau, le rocher des rats ... que j'ai fait ce voyage. J'ai reconnu le bruit des vagues.
C'était que du bonheur, ... mais on partait pour ça !
Jean-Charles PIRANI
Le 30/05/2008 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 28 JUIN 2008
RETROUVAILLES 2008, Informations sur les nouveaux participants.
Nous serons combien cette fois, 300, 400 voire plus ?
Je ne sais pas au juste mais ce que je sais c’est qu’il y aura des têtes nouvelles et pas des moindres.
À commencer par la plus célèbre d’entre nouz’autes, je veux parler d’Héda Frost qui a failli m’engueuler lorsque l’année dernière je lui ai parlé de ces retrouvailles annuelles de tous les Saint-Eugènois, sans l’y avoir conviée !
Notre championne de France de l’époque des 100, 200, 400 et 1500 mètres nage libre en sera, elle me l’a sinon promis du moins assuré. Une autre figure du Landerneau saint-eugènois, le Docteur Jean-Claude Thiodet, que j’avais vainement tenté de convaincre l’an dernier m’annonce aussi sa venue.
Figure du payage de notre enfance s’il en est, il est aussi l’époux de l’aînée des sœurs Chanlon qui habitaient comme chacun sait à la mairie de Saint-Eugène. La villa sous laquelle il y avait un moutchou ( un mozabite ) chez qui la maternelle nous contraignait, pédibus corpus, à aller chercher le beurre arabe ranci, absolument indispensable, pour apprécier le couscous dans son kès-kès.
Depuis quelques semaines, on se débat pour mettre à jour un annuaire de tous ceux qui seraient censés être à La Londe-les-Maures, le samedi 28 juin prochain, sous les ombrages de la pinède de la plage de l’Argentière et au jour d’aujourd’hui, ne craignons pas les pléonasmes, on compte quelque 434 lignes ou patronymes et cela sans compter les conjoints ! Alors imaginez un peu, si tous se décidaient vraiment à venir, comme à Sidi-Ferruch dans le temps, humer l’air marin de La Londe-les-Maures, sous ladite pinède qui meurt littéralement sur la plage, la cohue que cela provoquerait. Il en manquera c’est sûr mais qu’ils soient le moins nombreux possible. Et que, surtout, l’ambiance soit aussi conviviale et chaleureuse que les deux premières fois car on n’en est déjà à la troisième édition. Alors c’est d’accord ? À ce fameux samedi 28 juin 2008, à l’Argentière !
Gérard STAGLIANO
Le 29/04/2008 : ET SI C'ETAIT VRAI . . . . .
LA BABOUCHE ET LE PIED
Il était un petit Pied Noir,
Qui logeait dans une babouche
Tous deux faisaient plaisir à voir
Marchant du matin jusqu'au soir
La babouche autour du Pied Noir
Et le Pied Noir dans la babouche
La babouche un jour dit "Pourquoi
Traîner ce Pied Noir avec moi?
Marcher ensemble quel calvaire!
Il est lourd...Moi je suis légére
S'il voulait libérer les lieux
Seule je marcherais mieux
Dés lors la babouche travaille
Pour blesser le Pied, le tenaille
Le comprime, fait tant d'efforts
Que le Pied Noir ayant un cor
Et prenant brusquement la mouche
Se retire de la babouche
Le Pied Noir lui s'est replié
Bien sûr dans ses petits souliers
Mais il a poursuivi sa route
Et la plus étonnée sans doute
Fût la babouche qui n'a pas compris mais vu
Que sans Pied Noir elle ne marche plus
Jacques NUSBAUMER
Le 15/04/2008 : La Déchirure . . . .
Comme tous les ans, je suis allé à la messe du Mémorial de Notre Dame d'Afrique à Théoule sur Mer le premier mai 2008. Et là, comme chaque année, j'ai assisté non seulement à l'office religieux mais aussi aux dépôts de gerbes aux différentes associations patriotiques ou militaires. Comme chaque fois, on y a joué d'abord une "Marseillaise", qui a été suivie par l'inévitable sonnerie aux morts. Je suis très sensible à ces deux partitions musicales et le son quelque peu lancinant de la seconde me transporte brutalement sur la Plage Martin aux Bains-Romains. Sur celle-ci, je revois alors un jeune homme en pleine santé, très bronzé, un peu taciturne, très poli et qui donc m'a toujours salué d'un petit bonjour ou d'un sourire complice chaque fois que j'ai eu l'occasion de le croiser. Ce jeune homme, je l'ai apprécié comme il se doit en essayant de me rendre aussi ouvert que possible. Nous avions quasiment le même âge. Il était d'avril 1938, je suis de fin octobre 1936. Nous n'avions que 18 mois de différence. Il avait tout pour réussir une vie promise à un avenir souriant. Il était sympathique, il était sportif, il avait fait des études et aussi convaincu que moi, il avait tout fait pour être cadre de l'armée. Parce qu'à l'époque, je suis obligé de le rappeler, sévissaient "les opérations de maintien de l'ordre en Algérie", qui faisaient que nos classes d'âges ont sacrifié à la Nation de 24 à 37 mois pour les moins chanceux. Depuis ce "Maintien" a pris le nom plus évocateur de "Guerre d'Algérie". Alors chacun de notre côté, nous sommes partis pour le djebel. En tant qu'originaires du département d'Alger,et en tant que sous-lieutenants, nous n'avions droit ni l'un, ni l'autre à l'Algérois. Lui a choisi, ou peut-être n'a-t-il plus eu d'autre choix, le département de Constantine, moi plus chanceux ai choisi celui d'Oran. J'ai donc crapahuté tant et tant dans les oueds et les montagnes de Relizane, Zône Nord Oranais, au sein du Commando de Chasse du Secteur. J'étais "Journalier Violet 4 "Autorité" et je bouffais des kilomètres de djebel à longueur de journées et de nuit. Le décor était superbe et la chasse exaltante pour des jeunes de notre âge, convaincus du bien fondé de notre devoir.
Pendant ce temps les galets et le sable de la plage Martin brûlaient d'autres pieds que les nôtres et la Méditerranée cristalline rafraîchissait aussi d'autres corps. Et un jour la très mauvaise nouvelle est arrivée.
Georges JEAN, car c'est de lui que je parle, sous-lieutenant de l'armée française, était "tombé", comme on dit, en Algérie. Ce fut pour moi une véritable déchirure. Un bout de ferraille avait fauché cette jeune vie pendant le somptueux automne maghrébin. Il est mort le 29 octobre 1960 sur cette terre qui nous avait vu naître et qui ne serait plus jamais la nôtre quelque 17 mois plus tard. Il n'avait que 22 ans et quelques mois. A-t-on le droit de mourir à cet âge ?
Je ne le crois pas ! J'entends à nouveau le sifflement sinistre des balles qui passèrent un jour pas très loin de ma tête et j'ai encore dans les oreilles les supplications d'un adjudant d'artillerie, qui me demandait de me laisser. Je revois tous ces moments dangereux à investir un douar, une mechta, pour vérifier que rien d'anormal ne s’y trouvait. Je repense à tous ces jeunes corps couverts de transpiration sous les coups de boutoir de Phoebus, qui ne nous épargnait pas. Je nous imagine à nouveau entrant tout habillés dans l'oued boueux, bouche ouverte, arme en l'air, pour déguster cette eau réparatrice des huit ou neuf heures de "gourde vide", qui avaient précédé. Et surtout, surtout je l'imagine lui, face contre terre, versant son jeune sang dans la poussière du djebel pour le résultat que nous allions récolté nous, les pieds noirs, une poignée de mois plus tard. Depuis chaque fois que retentit la sonnerie aux morts, Georges JEAN surgit devant moi et traverse d'un pas tranquille la Plage Martin. Et moi, j'ai cette déchirure qui me perturbe, je ne supporte pas l'idée de sa mort et surtout l'injustice de cette mort. Et quelque fois je me surprends à penser que lui au moins n'aura pas vu sur les quais de Marseille la jolie banderole que nous réservaient les marseillais et le socialiste Gaston Defferre : "Les Pieds-Noirs à la mer", ou les cantines,dont la mienne, pillées de tous nos vêtements civils, ou les conteneurs de meubles que les dockers marseillais faisaient tomber "malencontreusement" à la mer.
Salut à toi Georges ! Veille sur nous du haut de ton petit nuage.
Marc STAGLIANO
Le 14/04/2008 : GRAND RASSEMBLEMENT LE 13 MAI 2008, à MARSEILLE.
MOBILISATION GENERALE MANIFESTATION de MARSEILLE 13 MAI 2008....
Chers Amis,
Il n'est pas trop tard pour rejoindre le "COLLECTIF 13 MAI" mis en place et complété chaque jour( voir dernière édition suite à notre réunion d'AIX EN PROVENCE du 12 avril..)
La dernière réunion d'organisation se tiendra le mardi 22 avril 2008 à 10 heures à:
Salle de L'UNION NAUTIQUE MARSEILLAISE
34 Bd Livon
13007 Marseille,
Repas : 20 euros
S'inscrire auprés de SErge DOMENECH si intéressé pour notre Collectif
franceserge.domenech@free.fr tel 04 42 02 60 04 ou 06 16 46 14 61
Il est inutile de vous rappeler de vous rappeler combien cette MANIFESTATION est IMPORTANTE..Nous avons là une opportunité unique (Cinquantenaire ) pour marquer la TRAHISON d'un certain général, et la faire connaître,en ce JOUR de DEUIL, à nos concitoyens français,désinformés depuis 1958.
INFORMEZ AU MIEUX autour de vous ! Parents,Amis,Présidents d'amicales PN, sans oublier nos frères Harkis,les Anciens Combattants UNC,UNP,CNC,ASAF,Armée d'Afrique etc..qui ont partagé notre drame,en y laissant souvent des plumes
ORGANISEZ des CARS,pour ceux qui viendront de loin.Des responsables sont déjà en piste depuis TOULOUSE,PERPIGNAN,BEZIERS,MONTPELLIER, LYON, NICE..
André LORE Coordinateur de la Manif. pourra vous informer,ou tout autre membre du Collectif.Voir ses coordonnées...
Dés les derniers éléments fixés .( lieu exact de rassemblement,heure,tenue noire de rigueur,porte drapeaux etc.),nous reprendrons contact avec vous..
Toutes suggestions,néanmoins,sont les bienvenues !
MERCI pour le "Coup de rein" à donner, nous vieillissons tous,mais nous avons ce DEVOIR DE MEMOIRE à accomplir et nous allons TOUS ENSEMBLE l'accomplir, avec courage.!
Amicalement Votre
Jean Paul SELLES - Collectif 13 Mai.
Le 28/03/2008 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : Dimanche 18 Mai 2008, repas avec l'Amicale des Enfants d'Hussein Dey.
Le dimanche 18 mai 2008, l'Amicale des Enfants d'Hussein Dey organise un repas au restaurant "Les Palmiers" à Nice, invite les Bainrominois et leurs Amis autour de leur table pour partager l'ambiance et l'amitié pied-noire.
Une agréable et merveilleuse journée à ne pas manquer.
Inscription avant le 20 Avril 2008 (cliquez).
A très bientôt,
Jean-Louis GARCIA
Le 28/03/2008 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : Pélerinage au MEMORIAL DE NOTRE DAME D'AFRIQUE, jeudi 1er mai 2008, à THEOULE sur MER
JEUDI 1er MAI 2008, Pélerinage au MEMORIAL DE NOTRE DAME D'AFRIQUE,
à THEOULE sur MER.
Programme du Pélerinage,
Accès et Itinéraire,
Repas et Restauration,
Hébergement et Hôtellerie.
(cliquez).
Le 28/03/2008 : AU REVOIR JEAN . . . .
Bonjour au petit monde Bainrominois.
Notre ciel s'est voilé aujourd 'hui. Je viens d'apprendre le départ de Jean. À ceux d'entre nous qui l'ont suivi durant sa maladie, Jean a toujours montré une grande force de caractère, et nous sommes certains qu'il se sera battu avec courage, avant d'être emporté. Je l'ai très peu connu, mais je garde de lui un visage rayonnant et malicieux. Jean n'était pas en reste d'humour, de cet humour qui vient facilement à ceux qui, comme lui, ont connu ce beau pays, qui était notre Algérie. Jean, comme chacun de nous a fait parti du cercle des nostalgiques. Aujourd'hui, il peut aller à sa guise revoir Baïnem ou les Bains Romains si le coeur lui en dit ,qui sont un peu comme le salon et la salle à manger, il y a juste une porte à passer.
Comme à tout bon ami, je lui souhaite un bon voyage.
Yves MARCHAIS
Le 28/03/2008 : AU REVOIR JEAN . . . .
C'est avec une pronfonde tritesse que nous apprenons le décès le lundi 12 mars, de Jean TRIMOULINARD. (photo souvenir de Versailles 2006).,
Jean, nostalgique de Baïnem, présent au repas des retrouvailles à Versailles en mars 2006, avec son épouse, est vite devenu notre ami, notre copain d'enfance avec qui nous partagions ses histoires, ses souvenirs de là-bas, avec joie et humour.
Nous le retrouvons sur le site "bainromains.com" de Chounet avec qui il échangait des idées, des réflexions, des anecdectes, des souvenirs.
A Danièle, son épouse, à ses enfants, nous adressons nos plus sincères condoléances.
Jean-Louis GARCIA
Le 27/03/2008 : SOUVENIRS SOUVENIRS . . . . . . . La Lettre de ma mère
Lettre écrite par Suzanne BERNARDO à Bordeaux, quelques temps après son arrivée en Métropole, alors qu’elle était hébergée avec sa mère Catherine, gratuitement, par une famille qui accueillait les rapatriés à leur arrivée à l’aéroport.
Algérie
Pour se souvenir de toi… Terre bien aimée, frappée et martelée par nos pas, devenant de générations en générations notre berceau familial au prix de sacrifices, tu nous as donné le fruit de tes entrailles.
Témoin de nos joies et de nos peines, tu récompensais notre labeur. Nous espérions faire de toi notre tombe jusqu’à la fin des temps.
Ravagés par un front politique, nous dûmes te dire un adieu sans lendemain. Ce fut la bénédiction de tes enfants, emportant dans leurs cœurs ton image à jamais gravée.
Baigné de nos larmes, ton visage attristé ce 12 juin 1962 par un peu de soleil, semblait comprendre notre destin. Nous te disons un Adieu sans retour, notre dernier regard faisant de toi notre grand orgueil et un passé à jamais gravé dans la profondeur de nos cœurs,.
Pères et Mères défunts, jalousement gardés par Toi, rendaient notre mal encore plus grand.
Notre jour viendra de rejoindre ceux que tu as déjà reçus, mais dans une tombe exilée.
Porte ton oreille à notre dernier Adieu, Terre bien Aimée. (Fin 62)
Garry GARRIGOS
Le 25/03/2008 : Le masque et les palmes
Ma vie, à la Pointe Pescade, changea du tout au tout, le jour où mon père m'offrit un masque et des palmes pour mon anniversaire !
A compter de ce jour, il y eut comme un avant et un après ! Mes 10 ans marquèrent ainsi le début d'une période de découvertes merveilleuses pour le petit poisson de Méditerranée que j'étais déjà.
Bien sûr, avant cette date bénie, je passais pas mal de temps sous l'eau. J'adorais observer la vie sous-marine les yeux grand ouverts, mais je gardais une vague méfiance et une certaine inquiétude envers les fonds sous-marins, notamment les coins de rochers sombres et encaissés. Je craignais de mettre les pieds sur des oursins mais aussi de tomber nez à nez avec une pieuvre, un gros poisson, des méduses ou même tout simplement des algues un peu collantes.
Enfin, j'étais assez craintive et je dois bien avouer, pas très aventureuse !
Le masque bleu et les palmes assorties eurent vite fait de changer tout cela, je partis explorer immédiatement tous les recoins qui m'avaient paru jusqu'ici un peu inquiétants. Cela peut faire sourire mais ce fut une découverte et un véritable bonheur ! Désormais, on ne me vit plus en surface que pour reprendre mon souffle et hop, une brève apparition de mes petites fesses en maillot bleu au-dessus des vagues, je filais vers le fond, telle la sirène que j'ambitionnais d'être !
La vitesse que me donnaient les palmes rendait enfin accessibles des endroits un peu éloignés et magnifiques, des passages étroits entre deux rochers et des profondeurs peu importantes mais jusque-là hors d'atteinte pour moi.
L'effet de loupe du masque me permettait d'observer les détails de la vie sous-marine comme les petits poissons cachés dans les anfractuosités. Je pouvais enfin apprécier les mouvements gracieux des algues que je craignais tant auparavant.
Quand nous allions dans notre crique, la Baie des Anges, je me mettais à explorer la partie gauche près de la falaise qui m'avait toujours paru très menaçante car elle était vite gagnée par l'ombre. Les rochers coupants, affleuraient à peine à la surface de l'eau, obligeant les nageurs à les éviter pour ne pas se blesser. Ces rochers, tout déchiquetés recouverts d'arapèdes étaient le refuge de petits racaos et de crabes, j'y vis même un hippocampe ! Quelle chance aussi de pouvoir observer un petit poulpe parmi les petits tentacules des orties de mer ! Mais quelle frustration aussi la plupart du temps de devoir remonter respirer et de perdre de vue le mouvement furtif et prometteur des poissons de roche qui sortaient la tête de leur trou sans pouvoir en retrouver la trace ensuite !
Quand nos baignades nous amenaient à la petite plage Chachouin,en bas de la villa de ma grand-mère, j'osais maintenant explorer tous les côtés de la petite anse dont le fond était tapissé de galets et de petits cailloux et aussi passer de l'autre côté du petit rocher allongé qui nous servait de plongeoir. Je découvris une merveille derrière ce rocher, le fond remontait en pente douce vers une petite plage de sable fin à 2 mètres de profondeur environ, encadrée de jolis rochers plats et accueillants recouverts d'algues multicolores qui dansaient au gré du ressac en un ballet féerique découvrant parfois le miroitement d'une famille de girelles. En observant cette masse ondulante je pus apercevoir tout ce que ces algues abritaient, des oursins, des cabotes et aussi de jolies étoiles de mer. J'aurais voulu rester allongée au fond de cet espace de rêve et je dépensais beaucoup d'énergie pour rester au fond et regarder les rayons du soleil à travers la surface de la mer. Je maudissais mon sort de fille de l'air qui me faisait toujours remonter à la surface malgré mes coups de palme énergiques et qui, bien entendu, m'obligeait à remonter respirer régulièrement.
A l'époque, je n'imaginais pas qu'il pouvait exister des ceintures de plomb et des bouteilles d'oxygène car mes parents lors de chasse sous-marine étaient seulement munis de palmes et de masques, un tuba et un fusil-harpon complétant leur équipement.
Enfin, cette plage idyllique qui se situait sous l'eau, cette langue de sable fin découverte par hasard faisait mon bonheur et j'y pensais chaque nuit en m'endormant. Rien d'étonnant à ce que je m'y retrouve encore souvent dans mes rêves en compagnie de girelles multicolores….
Solange CARAYOL
Le 24/03/2008 : Définition des mots : BAFFAGNE et BOLDA
A mes compatriotes nostalgiques des Bains Romains ou d'ailleurs,
Baffagne : En effet coup de vent violent et assez court. Quant à savoir ( ou saouar) d'où il vient, cela dépend du coin où l'on se trouve. Mais en général il suit automatiquement un coup de chaleur ou même de sirocco, tout comme sur terre les orages.
A Lapérouse (désolé pour les Baniromains?) la baffagne venait d'ouest et souvent du sud, levant une mer écailleuse et hargneuse. La pêche au harpon juste avant qu'elle ne se lève était fabuleuse.
Bolda : Je n'utilisais personnellement que la bolda en plomb, petit anneau d'une dizaine de cm. Comme indiqué, elle servait surtout à libérer les hameçons engagés sous un touffe d'algues ou sous un rocher.
Il fallait d'abord couper la ligne, enfiler le bas de ligne dans l'anneau lui-même relié à une autre ligne et rattacher la ligne de pêche. Puis on laissait filer la bolda jusqu'à l'endroit de l'accrochage tout en tirant et lâchant la bolda jusqu'à décrochage (!) . On remontait la bolda par sa propre ligne.
Pour ce qui est des mérous, dites-vous bien qu'une bête de 10 kg ou souvent plus se fichait pas mal de la bolda de plomb ou de ciment. J'ai cassé maints ardillons d'acier inoxydable sans pour autant pouvoir sortir un mérou qui s'était mis à trou... alors une bolda, même de dix kilos!
Mais il est vrai qu'elle était utilisée pour sortir un mérou.
Dans ce cas précis, on attachait à la bolda un petit sachet de sulfate de cuivre, le même qui mis dans une vieille chaussette, servait à faire sortir les vers à pattes . Affolé par le poison qui se dégageait à la fonte du sulfate, le mérou giclait de son trou. Attention aux casses ou aux mains entaillées à ce moment précis!
Dans un bouquin en gestation et prêt d'accoucher (Lapérouse ou le Temps des cigales), je décris ces méthodes ... écologiques .
Le Temps des cigales fera d'ailleurs suite à mon premier livre paru fin décembre chez Dualpha.com : Alger-Blues. Hélas à un prix prohibitif mais je n'y suis pour rien. Si vos lecteurs étaient intéressés, j'accorde une remise de 20% sur le prix Dualpha, port en sus ou sans le port pour ceux qui auraient le courage d'aller au rendez-vous annuel d'Uzès.
Mais pour cela, il faudrait m'écrire ou m'envoyer un mail de réservation.
Ne m'en veuillez pas de me faire un peu de pub, je ne peux compter sur nos chers médias plus enclins à faire la promo des livres sortis sur Carla et autres people ou politiquement corrects.
Merci de m'avoir prêté attention.
Salutations, GDdlG
PS : Je me suis souvent baigné aux Bains Romains ou au parc aux huîtres évidemment... puis j'ai connu Lapérouse.
Guy Dupuy de la Grandrive - 12 rue Emile Mazuc 34300 - AGDE
guy.dupuygdrive@free.fr
Le 16/03/2008 : ETOILE DE MER : URGENT QUI PEUT REPONDRE A . . . . .
Marie Bignon : marie_bignon@yahoo.fr
Bonjour,
Bravo pour votre site qui m'a apporté de précieux renseignements sur les étoiles de mer.
Aujourd'hui, nous étions à Fort-Mahon puis à Quend-Plage dans la Somme, et nous avons été fort surpris de découvrir au bord de l'eau sur des kilomètres, énormément d'étoiles de mer échouées (et mortes). Nous sommes d'Amiens dans la Somme et donc près de la mer et connaissons bien la mer du Nord mon conjoint et moi-même et de toute notre vie 30 et 40 ans, nous avons du voir une ou deux étoiles de mer échouée chacun dans cette région, nous pensons que c'est peut etre du aux forts vents qu'il y a eu sur plusieurs jours ces derniers temps, on peu même parler de tempêtes...
Comme il y en avait de belles c'est a dire en bon état et de toute façon mortes, j'en ai ramené quelques unes chez moi afin de les faire sécher, mais nous avons pu constater (nous les avons ramené aujourd'hui) que çà sentait très fort et une odeur désagréable et nous sommes malheureusement en appartement, il y en a certaines qui sont assez grosses et je me demande si çà sèche vite, si l'odeur reste longtemps, je n'ai pas de planches ni de clous de vitrier ou autre, y aurait-il un autre moyen pour les faire sécher? Nous avons tout de même un garage, où
nous pourrions les mettre. Mais vu le temps qu'il fait en ce moment, pas de soleil mais bcp de vent et de pluie, je me demande si elles vont sécher ou pourrir....
Pourriez-vous me conseiller?
Merci
Marie-Hélène BIGNON
Le 16/03/2008 : Recherche d'enfants et de familles Guynemer
ENFANTS METROPOLITAINS DES CENTRES GUYNEMER
ACCUEILLIS PAR DES FAMILLES
EN ALGERIE ET EN TUNISIE DE 1940 À 1945
Nous sommes en quête d'informations relatives aux centaines d'enfants métropolitains et aux familles qui, entre 1941 et 1945, les ont accueillis bénévolement en Algérie et Tunisie au sein des Centres Georges Guynemer, - sous l'égide de la Croix Rouge et de la Nonciature Apostolique – en les soustrayant aux méfaits de la guerre.
Aidez-nous à compléter nos recherches par plus de témoignages, récits, détails, anecdotes, photos, et surtout documents officiels émanant des organismes concernés. Les originaux que vous voudriez bien nous confier vous seront retournés après avoir été reproduits.
Cet appel concerne plus spécialement les régions Nord-Pas de Calais, Picardie, Normandie, Ardennes, Pays de la Loire, Ile de France, Lyon, Marseille.
Nous vous remercions d'avance de votre collaboration.
Pierre ANGLADE "panglade1@club-internet.fr"
Claude RAYMOND "claude.raymond@club-internet.fr"
Pierre ANGLADE et Claude RAYMOND
Le 17/02/2008 : Une lointaine anecdote : la naïveté enfantine . . . . . . La SINGE
À force de la solliciter, la mémoire restitue certains souvenirs. Cette petite
histoire qui vient en ligne droite des Bains Romains en est l'illustration.
J'en fus à la fois témoin et acteur. Je devais avoir à l'époque cinq ou six ans. Un
jour où je ressortais avec Maman de la poste, située rue Benoît Bernardo, c'est à
dire à deux pas de notre habitation, Maman rencontra une dame, avec qui elle engagea
la conversation. Vint à passer devant nous une dame très âgée, que la fée en charge
de la beauté avait de toute évidence boudée. Dès que cette dernière se fut éloignée,
la personne qui conversait avec Maman lui glissa "la pauvre, elle est laide comme un
singe". Évidemment cette remarque ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Quelques
jours plus tard, la même vieille dame repassa rue Benoît Bernardo . Vous devinez la
suite !? La voyant venir, je la pointais du doigt en criant à haute et intelligible
voix "Maman... viens voir ...la SINGE"
C'était, je crois, la seconde fois que ma mère me reniait. Je lui en ai tant fait
voir étant gosse, qu'elle a gagné son paradis avant que je n'aie dix ans.
C'était le bon temps.
Pour l' A.B.B.R , du diocèse d'Alger
Yves MARCHAIS
Le 17/02/2008 : DE NOUVELLES ET MAGNIFIQUES PHOTOS I
De nouvelles et magnifiques photos sur l'ilôt de MIRAMAR, la forêt de BAINEM, POINTE-PESCADE. . . . . offertes par HANAFI
Magnifique coucher de soleil sur l'ilôt clicquez.,
Magnifique coucher de soleil sur l'ilôt clicquez.,
Magnifique coucher de soleil sur l'ilôt clicquez.,
Miramar, l'ilôt crachant son écume clicquez.,
La suite à la rubrique PHOTOGRAPHIES : collection Miramar Hanafi.
Le 16/02/2008 : Poissons et fonds marins
Bonjour,
Il est impossible d'aller sur Internet chercher une doc sur un poisson sans tomber sur l'incontournable "Bains Romains" ce site magnifique, tout de sensibilité, d'histoire, de passions et...de parties de chasses sous marines
J'étais en train de chercher Girellier pour mon prochain livre "Le Scaphandrier du Brusc" où je vais parler de mes jeunes années et découverte du Var dans ce port de pêche charmant à l'époque. J'y suis allé ce matin, "c'est plus pareil !"
Partant du girellier je tombe sur la Tchelba. Ce nom je le connaissais bien mon ami Chatord originaire d'Alger, m'en parlais avec dédain chaque fois que l'on croisait l'un de ces nombreux bancs de saupe.
Des fois je tirais dans le tas, et si j'attrapais c'était pour faire les filets pour mon chien.
J'ai vu sur un port voisin vendre ce poisson à des touristes et la brave provençale dire "C'est pas de la dorade, c'est de la dorée, c'est tout comme !"
Une fois retour de chasse je n'avais rien pris quand soudain elles passent au détour d'un rocher et j'en mets deux sur la flèche
Nous les avons mangé, même fraîche,ma femme m'a dit "on dirait du poulet du Casino"
Content d'avoir repris le contact avec l'équipe de Bains Romains et navré de savoir que Chounet a disparu. je crois que c'est avec lui que j'avais eu des échanges...non ?
En fichiers joints, mes deux derniers livres dont "Jacques de Porquerolles" nos années 50, quand vous chassiez à Bains Romains et nous à Porquerolles.
Ensuite Plongées au GERS mes aventures dans la Marine Nationale.
Vous pouvez les mettre sur votre site, j'en serais heureux. déjà vous aviez fait paraître mon "A Table Scaphandriers"
Je les vends avec une dédicace personalisée pour chacun.
Et le prochain pour 2003
@micalement
loridon.gerard@wanadoo.fr
Pour lire mes livres :
http://monsite.orange.fr/livresduscaphandrier
Et mes aventures de scaphandrier :
http://monsite.orange.fr/scaphandrier
Gérard LORIDON
Le 12/02/2008 : SOUVENIRS SOUVENIRS . . . . . . .
En parcourant les différents messages du site j'ai retrouvé des noms que je croyais oubliés et qui ont fait resurgir des images dans ma tête.
En espérant ne pas me tromper en voila deux :
Le nom de MILETO m a fait retrouver une photo où je suis avec ROBERT MILETO et JEAN-MARIE X? sur le rocher que l'on appelait: LA CRIQUE plage MARTIN, il me semble que ROBERT avait une soeur dont j'ai oublié le prénom mais qui je crois ressemblait à l actrice : MIREILLE DARC.
Quelqu'un peut-il me confirmer la chose?
Le nom de DURY m a fait rire en me faisant revivre une anecdote.
Un jour que nous étions en train de manger sous la véranda, nous avons entendu du bruit dans le jardin derrière la maison. Il s'agissait de trois ou quatre gamins qui étaient en train de dérober des fruits (oranges ou pêches je ne sais plus). Il est bien connu que les fruits sont toujours meilleurs chez le voisin.
J'ai fait le tour de la maison par la rue et mon père par le jardin. Nous avons attrapé le moins rapide à fuire. Il s'agissait du fils DURY, qui devait avoir 9 ou 10 ans. Mon père a fait semblant d'être très en colère et l'a attaché aprés un tronc d'oranger avec une corde en lui disant : tu aimes les fruits, et bien tu vas rester là.
Puis il est descendu au café RIPOLL où il a averti Mr.DURY que son fils était ligoté dans notre jardin, celui-ci venant le délivrer un bon bout de temps aprés. Je vous laisse imaginer la tête du gamin,
J espère qu'il ne nous a pas trop détesté.
Voila de vieilles histoires qui me reviennent en tête
Bonjour à tous les anciens de BAINS ROMAINS
A BIENTOT
Serge CHRISTOL.
Le 04/02/2008 : LA VERITE, AGREABLE A LIRE ET A ENTENDRE . . . . . . .
Sur l’enseignement pendant la période française :
"S'il est, en Algérie, un domaine où l'effort de la France ne se discute pas, c'est bien celui de l'enseignement. On doit dire que l'école a été un succès certain.
Les vieux maîtres, les premiers instituteurs, ont apporté toute leur foi pédagogique, sans arrière-pensée, et leur influence a été extrêmement heureuse."
Abderrhamane FARES
"La scolarisation française en Algérie a fait faire aux Arabes un bond de mille ans."
Belkacem Ibazizen
Sur les bienfaits de la colonisation :
"En un siècle, à force de bras, les colons ont, d'un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux.
Seul, l'amour pouvait oser pareil défi... Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants."
Boualem Sansal
"A son indépendance, nul pays extérieur au monde ccidental,
Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d'une infrastructure aussi développée que celle de l'Algérie."
Bachir Ben Yamed (Directeur de "Jeune Afrique")
"L'oeuvre de la France est admirable ! Si la France était restée vingt ans de plus, elle aurait fait de l'Algérie l'équivalent d'un pays européen."
Propos d'un homme d'Etat syrien raportés par Fherat Abbas
Sur ces misérables Pieds Noirs suceurs de burnous et pilleurs de leurs richesses.
"Si les Pieds Noirs n'étaient pas partis en masse, l''Algérie ne serait peut-être pas dans l'état désastreux dans lequel elle se trouve..."
Malika Boussouf (Journaliste)
"Trente ans après l'indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d'habitants et plus de rapetoux qu'il n'abritait de colons. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs, s'ils étaient restés, nous aurions, peut-être, évité cette tragédie."
Boualem Sansal
Le clou, pour terminer :
"LA FRANCE A COMMIS UN CRIME : ELLE A LIVRE LE PEUPLE ALGERIEN AUX TUEURS ET AUX ASSASSINS !"
Ferhat Abbas (ex-leader du FLN)
Je ne me lasse pas de ce genre de lecture, je crois même rêver et je vous conseille donc d'en profiter et d'en faire profiter vos proches et amis !
Nostalgériquement vôtre…
Gérard CSTAGLIANO
Le 04/02/2008 : MERVEILLEUX . . . .
En effet, c'est merveilleux de retrouver tous ces témoignages, toutes ces photos, j'ai reconnu sur des photos de classes de Pointe Pescade CFE 1950/51 des copines et copains, moi j'y suis rentrée en décembre 1950, donc je ne suis pas sur cette photo, mais j'y suis restée jusqu'en 1952.
Je suis émerveillée de parcourir tout ces sîtes et de revoir toutes ces vues de notre beau pays.
J'y suis retournée en novembre 2007, la maison de mes parents à BOU AMAR à côté du chateau, a été rasée. Ce fut un très grand choc, bien qu'étant prévenue.
Par contre la ville d'ALGER a été bien préservée.
Continuez votre oeuvre, c'est magnifique et très pationnant.
Josiane MORANA
Le 23/01/2008 : Qui se souvient de la plage pertusse à MIRAMAR ? . . . .
Admirez cette magnifique photo . . . .
La Plage clicquez.,
prise en janvier 2008 et offerte par Miramar Hanifa.
Le 22/01/2008 : Ma Grand-Mère et la Villa Gras
Bonjour et merci de votre réponse,
Merci également de m'aider dans mes recherches, j'espère que d'autres internautes liront mon message et pourront me donner d'autres informations sur cette maison, je vais scanner les photos dont je dispose afin que vous puissiez enrichir votre site qui est déjà très bien documenté,
Etes vous retourné aux bains romains après 1962 ? Savez vous comment est le village ? et si on s'y rend facilement ?
Merci encore,
Amicalement
sabatierceline@yahoo.fr
Céline SABATIER
Le 16/01/2008 : Ma Grand-Mère et la villa Gras
Bonjour,
En cherchant des informations sur les Bains-Romains, je suis tombée par hasard sur votre site.
Ma grand mère Hélène Gras est née et a vécu aux Bains-Romains, dans la villa Gras, je présume, mais je ne suis pas sûre car je ne dispose que de bribes d'informations et de souvenirs racontés, j'ai également quelques photos que je pourrais vous envoyer.
Je sais que ma grand mère adorait cet endroit, elle me racontais les histoires de son enfance, les pêches fabuleuses, la douceur de vivre, les odeurs, et la lumière pour m'endormir le soir. Tout ceci devait être un peu romancé, mais ces "bribes" ont bercé mon enfance et moi aussi j'éprouve cette nostalgie alors même que je n'y suis jamais allée, et que j'ai découvert ce soir, en naviguant sur le site les premières images de cet endroit magique. Ma mère y est née, mais elle en garde très peu de souvenirs, elle est partie en 1962 et jamais revenue.
Ma grand mère nous a quitté il y a presque trois ans maintenant, je l'aimais très tendrement et votre site me replonge dans de doux souvenirs ;
Savez vous si ce que vous appelez la villa Gras appartenait vraiment à la famille Gras (de l'anisette du même nom), avez vous connu ma grand mère ou la famille Gras ? et cette maison qu'elle aimait tant ? savez vous ce que la maison est devenue ? et si elle existe toujours ? mon frère et moi avons le projet d'emmener ma mère re-découvrir les lieux de son enfance oubliée, mais je ne veux pas me lancer dans ce projet sans savoir un peu avant comment tout a évolué ? je sais que parfois, il est difficile de confronter ses souvenirs à la réalité, c'est pourquoi toute information m'aidera dans ce projet
Vous en remerçiant par avance,
Bien amicalement,
Céline Sabatier (petite fille d'Hélène Gras, arrière petite fille de Christina et Léandre Gras)
Céline Sabatier
Le 20/01/2008 : Pourquoi « Pied-Noir » ?
Nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur cette définition de « nous autres », Français natifs d’Algérie.
L’idée la plus répandue est que les soldats de la Conquête portaient des godillots noirs. Or, il semblerait selon Jeanne Duclos (dictionnaire du français d’Algérie, éditions Bonneton 1992) que cette expression n’est apparue que pendant les « événements ». Son origine, dit-elle, est très controversée. Elle en donne une autre : « pieds noirs des premiers colons qui pataugent dans les marais ».
Claude Garcia, sur son site : http://piedsnoirs.viabloga.com/ fait l’inventaire de toutes les hypothèses. A celles que je viens de citer, il ajoute :
« - Les premiers colons qui plantèrent de la vigne foulaient le raisin aux pieds et lorsqu'ils sortaient des cuves, ils avaient les pieds teintés de sombre par le raisin.
-En novembre 1942, les troupes américaines, nouvellement débarquées en Algérie, auraient assimilé les Français d'Algérie aux indiens « Blackfeet » (Pieds noirs), en
voie de disparition en Amérique.
- Après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942, et à l'occasion des cérémonies de l'armistice du 11 novembre 1918, auxquelles assistait le Général Clarck, commandant la 8° Division blindée américaine, le célèbre général, après avoir constaté le travail qu'avaient effectué les Français sur cette terre ( la transformation du marécage en terre fertile, les vignobles, les orangeraies, etc.) avait prononcé ces mots : « You are pioneers »(vous êtes des Pionniers), or « Pioneer » en américain se prononce « PIENOUAR Ce terme nous serait resté.
- Selon certains, le terme PN est né au Maroc. C'était le nom donné aux soldats français originaires d'Algérie par les Français du Maroc.
-Une moisissure, le champignon « pied noir » joue un rôle dans la fonte de semis. On observe, au collet et à la base des tiges des plantules malades, des plages nécrotiques, parfois ponctuées de noir (pycnides) qui évoluent vers une nécrose et une pourriture brune chez les plantes adultes. (peu probable)
- Les chauffeurs et soutiers dans les bateaux à vapeurs étaient traités de « pieds noirs, » car ils étaient indésirables dans les parties nobles du bateau, c'était donc des « parias ». Cette explication est très plausible - Un oiseau, le Pied-noir ou « Ped negre », est un petit passereau migrateur, grand chasseur d'insectes qui émigre de France vers l'Afrique du Nord, à l'automne. Plausible !
- Une autre explication animale, le "Furet Pied noir » (Mustela nigripes) autrefois appelé "Putois pied-noir". »
Voici le point de vue de notre ami bainrominois et angliciste Pierre Clinquart:
« -Pioneer ? Non, impossible, ou bien très déformé par des oreilles peu musiciennes ! prononcé [-ai-'nir] - à peu près, car les symboles phonétiques ne passent pas la rampe électronique.
-Soutiers dans les bateaux traités de « pieds noirs »? Mais qui l’a entendue appliquée à nous autres avant 1953, cette étiquette ?
-Putois pied-noir ? Vraisemblable : espèce menacée poussant des cris assourdissants !
C’est un serpent de mer. Personnellement, je n’aime pas employer ce mot, sinon avec des guillemets (« on » nous a donné ce nom-là, je ne sais pas qui c’est, mais ça ne se disait pas chez nous autres). Je préfère dire que je suis un Français d’Algérie. Tout ce qu’on sait, c’est que l’invention est tardive. Je joins des contributions intéressantes, mais sans doute pas décisives ; en tout cas, elles sont astucieuses et bien argumentées, et puis la caution du maître André Lanly leur donne beaucoup de crédibilité. »
Les contributions intéressantes dont parle Pierre sont des articles piochés dans la revue « l’Algérianiste ».
Dans le n° 95 de l’année 2003, Eric Guerrier nous livre son opinion. L’expression viendrait du Maroc, plus particulièrement de Casablanca où elle définissait une bande dans un quartier populaire et « chaud ». Cette bande, sans doute férue de westerns, s’était ainsi autoproclamée. Elle avait violemment manifesté début 53 contre le terrorisme et le projet d’indépendance. Un quotidien marocain avait alors publié à la Une en gros titre : « Les Pieds-Noirs passent à l’attaque ».
Eric Guerrier cite aussi André Lanly, qui fut professeur à la faculté des Lettres et Sciences Humaines d’Alger (Thèse des « godillots noirs » in Le français d’Afrique du Nord , éditions Bordas, 1970) et Germaine Tillion (Chauffeurs indigènes pieds nus dans le charbon des soutes de la Marine in Les ennemis complémentaires , Editions de Minuit, 1960).
Personnellement, cette appellation ne m’a jamais dérangée ni complexée. Elle me relie à une communauté (la « Mélanopodie » comme dit Pierre). Elle me « situe » tout de suite auprès de mes interlocuteurs. Elle a parfois suscité un étonnement révélateur d’a priori chez les « Français de France » : « Tiens, on ne dirait pas… », à cause de mon teint pâle qui ne révèle pas la petite goutte de sang espagnol ou peut-être parce que j’ai perdu l’accent.
Camille Delpla-Desgoffe
Le 28/12/2007 : BONNE ANNEE
Chers Amis,
A l'occasion de cette fin d'année 2007, je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noêl et de Nouvel An, qu'accompagnent mes voeux les plus sincères de santé, bonheur et prospérité pour vous, votre famille et tous ceux qui vous sont chers.
Amitiés Bainrominoises,
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008.,
Jean-Louis GARCIA
Le 27/10/2007 : Scooter RUMI
Bonjour,
Mon père vend son scooter et m'a demandé de faire passer des annonces sur internet. Je vous ai trouvé par ce biais.
Les détails qu'il m'a fournis sont : Scooter Rumi 1958. 2 cylindres à plat. 125 cc. 4 vitesses au pied. 2 selles. Peinture jaune poussin en excellent état. Photo jointe.
Carte grise française. Mécanique légèrement à suivre mais en bon état de marche. Prix : 5.500 euros.
Peut-être avez-vous des conseils?
Vous pouvez le joindre au 06 11 42 35 65. Il s'appelle Jean-Claude.
Merci de vore aide et bien cordialement,
l_mirailles@yahoo.fr
Laurence MIRALLES
Le 26/10/2007 : EXPRESSION et LAMPARO
Bonjour
Parmi les expressions il me semble qu' il y en manque au moins une : lorsque l' on dit d' une personne qui marche au soleil sans rien sur la tête ( Vé il marche au soleil la tête a pied nue )
Je profite du contact pour savoir comment faire et où s' adresser pour avoir un plan pour monter une maquette d' un " LAMPRO " le bateau des Année 50 qui pécher la Sardine qui fut remplacer plus tard par des chalutiers
Par avance merci amitiés à plus
"rouaux.claude@neuf.fr"
Claude ROUAUX
Le 28/10/2007 : Scooter RUMI
Objet: joindre un correspondant
De: Claude Crochard "crochard@univ-metz.fr"
Bonsoir,
En cherchant tout ce que je peux trouver concernant le scooter Rumi, je suis tombé sur votre site et plus particulièrement sur une communication signée bideaux.gerard@neuf.fr
Merci d'avance.
Gérard BIDEAUX
ps: Photos de mon Rumi
J'ai essayé de communiquer avec la personne, mais c'est impossible (vraisemblablement pour cause de changement de fournisseur d'accès). Il est possible que vous ayiez une adresse qui marche pour cette personne, on ne sait jamais....
Si c'était le cas, pourriez-vous lui faire suivre le texte suivant (qui m'a donc été retourné), accompagné du fichier que je vous joins. Ou, à défaut, me fournir cette nouvelle adresse. Ou alors... tant pis.
Merci pour ce que vous pourrez faire.
Bonne soirée
(cliquez pour lire la suite ...)
Claude CROCHARD
Le 22/10/2007 : ANNIVERSAIRE, SOUVENIR, UN AN DEJA . . . .
Georges, mon ami.
Installé sur ton nuage, douillettement,
Tu nous regardes, sereinement,
Nous agiter en tous sens,
Jamais contents,
Toujours courant.
Ton cœur est léger
Car tu as été aimé.
Un souffle vient caresser ma joue,
Et j’entends dans ma tête
Ton rire chaleureux.
Alors, je sais que tu es heureux.
Jocelyne MAS
Le 22/10/2007 : . . . A LIRE . . . « CHEZ NOUS EN ALGERIE …. LA MEDITERRANEE ETAIT AU NORD »
Propos de l’auteur :
Dans ce livre, je veux montrer l’Algérie heureuse, un beau et magnifique pays que nous avons passionnément aimé. Son souvenir reste à jamais gravé dans nos cœurs.
Comme les baleines bleues de l’Antarctique, notre peuple est en voie de disparition. Nous sommes la dernière génération à avoir vécu sur le sol de notre chère Algérie Française.
Je laisse aux politiques et aux historiens le soin de développer un sujet aussi dramatique qu’une guerre. C’est là un sujet parfois tendancieux, subjectif, susceptible de différentes interprétations.
Moi, je ne veux vous parler que de faits et d’évènements réels et vécus. Certains de ces faits tragiques sont entrés dans l’Histoire.
Ce livre a eu plusieurs prix littéraires, que je dédie à tous nos parents et grands-parents. Car sans eux, sans leur travail acharné, sans leur dévouement, leur courage et leur ténacité, nous n’aurions jamais connu ce merveilleux pays.
J’espère que nos enfants et petits-enfants apprendront à travers ces lignes à aimer cette terre, à respecter le travail des générations qui les ont précédé et qu’ils seront fiers d’être des enfants de Pieds-Noirs.
Pour se procurer les livres : Jocelyne MAS 06 20 78 74 53 ou voir Site Internet : http://www.jocelynemas.com
adresse email : jocelyne.mas@gmail.com
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Jocelyne MAS
Le 22/10/2007 : ANNIVERSAIRE, SOUVENIR, UN AN DEJA . . . .
Un an déjà…
Le 22 Octobre 2006 tu nous quittais, Chounet, nous laissant hébétés, comme orphelins, après le bonheur que tu avais permis en créant « bainsromains.com ».
Il paraît qu’avant de mourir, on revoit sa vie en accéléré. Que d’oursins tu as dû déguster et de mérous ou « mérots » tu as dû chasser au fin fond de tes pensées avant de rejoindre cette Lumière de l’après-vie dont même le soleil couchant sur l’horizon méditerranéen ne nous donne l’idée.
Tu nous a quittés, et pourtant, tu surgis à l’improviste dans nos pensées. Une paire de palmes sur une plage, un rocher en forme de « bosse de chameau » et te voilà ! Tu nous accompagnes aussi quand nous essayons de faire aussi bien que toi avec « bains-romains.org ».
Continue à nous inspirer Chounet.
Camille DELPLA
Le 22/10/2007 : ANNIVERSAIRE, SOUVENIR, UN AN DEJA . . . .
Mon bon Chounet,
Depuis un an déjà , tu voyages parmi les étoiles . Pour nous , Bainrominois qui sommes restés ici-bas , le temps a passé plus ou moins vite . Comme tu l'auras constaté d'en haut , nous avons essayé de maintenir ton flambeau allumé . Difficile de suivre le maître . Il faut dire que tu auras profité de la plus grosse partie de la manne que constituait nos souvenirs --- Il doit bien en rester un peu diras-tu ; oui mais ... il faudrait que nous nous appliquions la formule " aide toi , et le ciel t'aidera " ET OUI !! Comme au temps où tu lançais un débat sur les nèfles , je fais appel aux souvenirs des uns et des autres . Que chantait -on aux Bains Romains lorsque nous étions minos . De ma naissance à Alger en 39 , à notre départ des Bains Romains en 1946 , j'ai gravé dans ma mémoire des mélodies qui , lorsque je les entends , aujourd'hui encore , me ramène invariablement à Alger ou à cet angle de rue qui portait le nom de Bernardo . Je les aime , comme j'ai aimé ce morceau de ma petite enfance ; bien qu'il n'y ait pas toujours eu que des moments gais . Pour ne rien cacher , je ne me souviens pas qu'il y ait eu à la maison un poste de T.S.F. Le mot radio ne devait pas être en vogue à l'époque . Je ne revois pas non plus de phono , bien que je l'entende encore . Petite prédominance de l'ouie sur la vue , vraisemblablement . Combien de fois ai-je dit à ma moitié " ça me rappel Alger " en entendant " A Honolulu " " la prière à zumba " " j'attendrai " et bien d'autres , parmi lesquelles s'est glissée une chanson un tantinet osée , intitulée " ouvre la fenêtre , qu' on respire un peu " . Grâce à internet , j'ai même pu en retrouver le texte entier . HEureux temps où le modernisme n'envahissait pas tout , où le bon vieux Teppaz lui même attendait d'être lancé sur le marché . Il y a même eu durant la guerre une parodie du texte " bel ami " qui disait grosso modo " non Hitler tu n'gagras pas la guerre (bis)... car le dimanche matin tous les copains sont réunis aux Bains Romains .....une bande de fadas......nous voila tous repartis " --- Y aura -t-il un ancien pour se souvenir de cet arrangement , que maman m'a fredonné, plus d'une fois .
Par la même occasion , si il y a parmi nous un fana de Tino Rossi , peut-être pourra -t-il me communiquer les paroles de " sous les amandiers du jardin " que mon père adorait .
Voila Chounet , j'ai fait un petit pas dans le sens que tu souhaitais .
Pensées d'ici bas
Yves MARCHAIS
Le 20/07/2007 : BAINS-ROMAINS : son créateur Joseph BERNARDO.
La descendance de Joseph Bernardo, créateur des Bains-Romains vu par son arrière petit-fils, Gary.
Ce qui suit s’adresse à tous les descendants de BERNARDO qui a créé les Bains Romains dans les années 1875. Je suis un de ses arrière petits fils par Joseph Bernardo chez qui j’ai passé toute mon enfance au Belvédère face à l'école des Bains Romains suite au divorce de ma mère d’avec Joseph Garrigos, négociant en céréales à Guyotville.
Bernardo était arrivé de son pays natal, la Pantéléria, petite île de 54 km carrés située entre la Tunisie et la Sicile, à bord d’une balancelle, sorte de bateau de pêche à voile. Ils étaient plusieurs à bord, mais je n’ai pas souvenance que mon grand père m’ait parlé des autres immigrants, lui-même ne les ayant sans doute pas connus dans son enfance.
A son arrivée sur la plage, qui deviendra par la suite la plage de l'Ile de France, (j’expliquerai plus loin pourquoi ce nom), en cet endroit existaient déjà les familles Zitouni et Ben Mérabet sur le lieu qui deviendra les Bains Romains, et Miramar. Pour gagner sa vie il se mit « carbonari » (charbonnier), il vendait son charbon à Alger. Au bout de quelques temps, il acheta un lopin de terrain recouvert de broussailles à l’endroit même où j’ai passé mon enfance, pour la somme de 850 francs de l’époque. J’ai perdu les actes de propriété dans la grande mouvance de juin 62.
Je vais essayer de recréer « l’arbre généalogique » de ma famille.
De ce mariage devaient naître 6 garçons et 2 filles. Veuillez me pardonner si je ne respecte pas l’ordre de leur naissance, mais ma mémoire commence à s’émousser. Pardonnez-moi aussi si j’oublie quelques descendants mais je n’ai aucun document écrit pour m’aider.
Les garçons :
- Pons, dit Poncet, soit « petit Pons », en réalité un colosse, le plus costaud de tous les fils, avait une campagne au Palmarium, vers le cap Caxine, le phare.
- Benoit qui a donné son nom à la rue Benoit Bernardo pour être resté 25 ans conseiller municipal de Saint-Eugène, avec Raymond Laquière, Maire, futur président de l’Assemblée Algérienne.
- François qui avait une campagne à Villa Bains.
- Thomas, on l’appelait « Thomas de la Forêt », il avait sa campagne au bord de la forêt de Baïnem.
- Pierre avait une campagne à Chéragas. Après avoir été maçon, il s’était spécialisé dans l’élevage des vaches et des cochons.
- Joseph, mon grand-père, qui avait sa campagne face à l’école des Bains Romains et d’un terrain qui deviendra plus tard le lotissement du Belvédère.
Les Filles :
- Clarisse
- Victorine
Je vais maintenant essayer de donner les noms des descendants. Je vous redemande de me pardonner si j’en oublie.
Campagne était le nom qu’on donnait aux petites propriétés agricoles des maraîchers. Mon arrière grand-père en avait laissé une à chacun de ses fils, dont mon grand-père.
Les descendants :
- Poncet a eu 1 fille (prénom ?) devenue plus tard Madame Sabia, mariée à un maraîcher de Guyotville et qui a eu 2 filles et 1 garçon, François, qui a eu lui-même 1 garçon, Gilbert, et une fille.
- Benoît a eu une fille, Gilette, et un garçon, handicapé hélas dont je ne me souviens plus du prénom.
- Thomas (de la forêt), les arabes le surnommaient « Bou Chlarame », les mostaches, à cause de sa paire de bacchantes, a eu 2 fils, Thomas et Jean dit Jeannot du Maxim. Il avait un bar à Alger, rue Dumont d’Urville, qui s’appelait le Maxim . . . Thomas a eu 2 enfants, Thomas et Micheline. Jeannot a eu 2 filles, Jeanine, future Miss des Bains Romains et Michèle. Il habitait rue Benoit Bernardo aux Bains Romains, au dessus de l’épicerie Gruber.
- Pierre a eu 1 fils.
- Joseph, sans descendant, dit Joseph de Chéragas, pour ne pas confondre avec Joseph fils de Joseph des Bains Romains. Dans le temps on donnait les prénoms des anciens aux enfants, je ne vous dis pas l’embrouille !!!!!!
- Joseph a eu une fille, Suzanne, ma mère et un fils, Joseph, sans descendant. J’ai moi-même 1 fils et 2 petits enfants.
- Clarisse, mariée à Mazella à Maison Carrée, a eu 1 fille, Marie-Louise, et 1 fils (j’ai oublié le nom).
- Victorine, mariée à Barthélémy Zagamé, le scaphandrier du port d’Alger, a eu 1 fils et 1 petit fils. Le fils, René Zagamé, a été président la Chambre de Commerce d’Alger. En 1954, il voulait lancer une promotion immobilière sur la propriété de ma grand-mère au Belvédère. Ma grand-mère n’avait pas voulu vendre pour garder en l’état le bien de mon grand-père, décédé. Ironie de la vie, aujourd’hui 540 logements ont été construits sur cette terre.
Peut être que ce qui précède intéressera les amoureux de BAINS ROMAINS. C’est ce que je souhaite de tout mon cœur.
Gary GARRIGOS
Le 10/07/2007 : La Londe, samedi 30 juin 2007 : les commentaires
Le bonheur était sous les pins.
Et sur le sable sable blanc de l’Argentière, pour ce deuxième rassemblement St-Eugénois.
Il faut dire que France et Serge avaient fait en conséquence. Les petits plats avaient été mis dans les grands. Le soleil accroché à la bonne place ; la température juste à point ; deux vrais pieds-noirs pour rappeler à ceux qui se seraient fourvoyés sous ces ombrages, qu’il s’agissait d’une réunion de famille ; et puis apéros et kémias tendaient leurs bras à tous ceux qui s’approchaient du bar de la pointe. Le tout, bien entendu, baignant dans la bonne humeur générale, où le verbe et le geste trouvent tout leur pouvoir de séduction. Monsieur le Maire de La Londe des Maures et son épouse honoraient de leur présence ce pique-nique auquel nous nous étions préparés depuis un moment déjà. Enfin, presque. Je dis cela parce que, pour nous, gens du Nord ( de la France maintenant ) nous pique niquons pas loin d’une fois pas an, au beau jour. Et ouais, nous n’avons pas les moyens de faire plus. Pensant que les choses se feraient de la même manière dans le sud, nous avions redescendu en marche arrière les tomates d’Espagne, du pâté breton (je jure) , des madeleines de Commercy, du melon quasiment apatride puisque sa carte d’identité était tombée quelque part. En plus nous avions oublié à quelques kilomètres de là les blocs réfrigérants, chez les parents de notre belle-fille. Si si !
Donc, avant de prendre un vrai cours de pique-nique pieds-noirs, nous avons sacrifié au rituel de la photo de famille. Pour faire rentrer tout ce gentil monde dans son appareil, le reporter a du prendre du champs, pour ne pas dire un morceau de plage supplémentaire. Le tirage grand format sera de rigueur pour s’y retrouver. Toutes les bobines étant sur la bobine, Claudine et moi avons assisté au déballage du pique nique. Bains Rominois. Mon Dieu, le rouge de la honte y nous est monté à la figure. Là , rien que du produit pieds-noirs.- Soubressade et boudins dont nous tairons la provenance pour ne pas faire de pub trop appuyée, mais Monsieur Pons se reconnaîtra au passage. Pâtés à la soubressade, cocas aux blettes et frita faites par les sœurs de Jean-Louis, pissaladière, taboulé, omelette et gâteau concoctés par Arlette, montécaos, mounas, etc…Provenant d’autres tables, nous avons pu dégusté, poulet au citron, sardines en escabèche, un soupçon de corne de gazelle que J.L. avait échangé contre des tranches de mouna. Mais là, il y avait tant d’amateurs qu’il aurait fallu un prodige pour satisfaire tous les gourmands du coin. En tout cas, bravo les les filles , tout était vraiment excellent. Comme aurait pu le dire Chounet, on en redemande.
Parmi les mots entendus sur place nous avons retenu à propos du soleil « il n’est pas encore tout à fait mûr » Une dame , au sujet de la mer « elle est encore un peu fraîche pour la saison » à priori, c’était banal en diable, mais avec sa mimique et son accent on pouvait dire qu’il manquait cinq, voire six degrés à notre grande bleue pour qu’elle y soit à l’aise. Et puis, il y a eu ce morceau d’anthologie dont nom de l’auteur ne sera pas divulgué : face à un compatriote qui avait peut-être envie de lui poser une question, mais qui n’avait pas encore ouvert la bouche, la réponse fusa « ne me pose pas la question, je connais pas la réponse » inutile de dire que tous ceux qui ont entendu la formule ont pouffé de rire. Là , J.L. , tu as fait fort. Si tu en as d’autres comme celle là dans ton sac, sois gentil , fais profiter tes amis. Si bien rire, équivaut à un bon repas, alors, nous avons du gagner une paire de kg cet après-midi là.
Quels bons moments nous avons passés ce samedi 30 juin 2007 . Ceci est d’autant plus vrai pour moi, que trois fois vingt ans après, j’ai pu retrouver une petite fille d’alors avec qui j’ai joué rue Benoît Bernardo . Arlette , j’ai vraiment été heureux de te revoir et de faire la connaissance de Georges.
Pour l’an prochain, et si Dieu le veut, nous serons de nouveau partants.
Yves et Claudine MARCHAIS.
La Londe-les-Maures, le samedi 30 juin 2007, vu par un Bainrominois.
Comme l’an passé, nous avons mis à peu près 2 heures pour relier Cagnes sur mer à la Londe. Nous étions les mêmes, non une de plus : Christiane et Gaby Dury, Odette et Annie Garcia, Brigitte et Jean-Louis Garcia. Nous étions heureux à l’idée de retrouver, peut être, des amis des Bains-Romains que nous n’avions pas revus depuis notre exode. La veille, Odette, ma soeur aînée, sur mes conseils, avait préparé l’essentiel de notre pique-nique, des spécialités pied-noires, recettes familiales : cocas aux blettes, cocas à la frita, pâtés à la soubressade, pissaladière, pizza, mantécaos et mounas, de quoi nourrir un régiment, en plus salade composée de Christiane et poulet rôti de Brigitte et quelques kilos de charcuterie de chez Pons (soubressade, boudin à la viande, à l’oignon et aux épices et des bliblis, pois chiches grillés) enfin des victuailles pour tenir le temps d’une guerre.
La guerre n’a pas eu lieu, mais la fête, la bonne humeur, la joie des retrouvailles, l’amitié, OUI , tout cela était présent.
Nous sommes arrivés vers les 10 heures. Quelques volontaires, toujours les mêmes, France et Serge Domenech et 2 ou 3 personnes, délimitaient l’emplacement réservé à notre manifestation et dressaient les tables pour l’apéro. Après les congratulations de bienvenue et la joie de nous retrouver, nous avons choisi notre emplacement pour le déjeuner, pas trop au soleil, moitié sous la pinède. C’est un endroit aussi beau et à l’identique de Sidi-Ferruch. C’est pour cela, je pense, que France et Serge l’on choisi.
Une fois tables, chaises, paniers déposés, je proposais mes services à France pour l’installation du buffet apéritif. Les Saint-Eugénois arrivaient par saccades, certains venaient de proximité (Toulon, Aix, Marseille) mais d’autres venaient de plus loin (Paris, Lyon, Grenoble . . . ) Je gardais un œil sur le parking, au cas où j’apercevrais la venue d’un ou plusieurs Bainrominois. Des groupes se formaient, heureux de se retrouver et d’échanger les nouvelles des uns et des autres. Maryse, ma cousine de Pointe Pescade et Marcel son mari de Bab el Oued, en vacances dans la région, nous rejoint dans l’espoir de revoir des Pointus. Nous avions donné rendez-vous à tous ceux que l’on a pu contacter, soit par téléphone arabe, soit par Internet, aussi nous espérions l’affluence. Vers 11heures 30 nous avons eu la joie de voir arriver Arlette Dahlen-Sanglar, amie d’enfance de ma sœur Odette, notre star et pin-up de B.R, avec Georges son mari. Ce fut une grande joie de nous revoir avec cette fameuse phrase « Oh tu n’as pas changé, toujours la même ! « Tu parles après 50 ans . . . .
Et puis il y a eu l’arrivée d’Yves et Claudine Marchais venant de la Somme tout en haut vers le Nord. Surprise et joie d’Yves de rencontrer Arlette avec qui il avait souvenir d’avoir partagé quelques parties de ballon et jeux d’enfant. Naturellement et bla bla bla et bla bla bla . . . . Tout le monde parlait en même temps, impossible de suivre une conversation, ça débitait dans tous les sens. A l’arrivée du Maire de la Londe des Maures et son épouse, une blidéenne, Serge nous convia autour du buffet apéritif pour le discours de bienvenue et de remerciements.
Vint ensuite l’heure de l’anisette. Comme l’an dernier, France et Serge nous avaient concocté une kémia magnifique : pois chiches au cumin, fèves au cumin, tomates sèches à l’huile d’olive avec pain grillé, . . . . Cela a duré 2 heures et il en restait pour le soir.
Vers 14 heures, chacun de nous regagna son cabasset et dressa le couvert. Les victuailles apparurent sur les tables. Inutile de vous dire que comme nous, tout le monde avait prévu un casse-croûte gargantuesque. Nous nous sommes regroupés, nous les Bainrominois, avec les Pointus. La soubressade et les cocas ont attiré les gourmands dont Monsieur le Maire et son épouse qui se sont installés à notre table et nous ont accompagnés jusqu’à la fin du repas. Des échanges entre cocas et sardines à l’escabèche, entre mantécaos et cornes de gazelle nous ont permis de goûter à tous les spécialités, et donné l’occasion d’évoquer histoires et souvenirs d’antan.
Pour un début d’été, le temps était frais. Un vent d’Est ou d’Ouest soufflait et l’eau n’était qu’à 17°. Il n’y avait pas eu beaucoup de candidats à la baignade. Nous préférions réchauffer nos cœurs avec nos souvenirs.
Malheureusement tout a une fin. Vers 18 heures nous avons quitté nos amis Saint-Eugénois , Pointus et Bainrominois en nous promettant de nous revoir très bientôt, au plus tard dans un an au même endroit.
Un grand merci à France et Serge Domenech, organisateurs de la journée, et à leurs amis pour nous avoir accueillis parmi les Saint-Eugenois, en rassemblant ainsi une grande famille fraternelle et nostalgique.
Jean-Louis GARCIA
La Londe-les-Maures, le samedi 30 juin 2007, vu par un Saint-Eugénois
Nous étions presque aussi nombreux, ce samedi 30 juin 2007, qu'un an auparavant le dimanche 4 juin 2006 de Pentecôte, sous la pinède de la plage de l'Argentière à La Londe-les-Maures, nous les Saint-Eugènois.
Sans vouloir mettre à tout prix un bémol sur ces réunions des plus rafraîchissantes, on peut regretter d'abord les nombreuses défections d'une année sur l'autre, notamment pour ceux du Plateau. Ils manquaient les Nivière, Podesta, Gallea pourtant dûment invités à venir nous rejoindre, sans compter les nouveaux retrouvés sur le net tels que les frères Blanchet, Claude Berget, seul parmi ceux-ci Michel di-Siena est venu en compagnie de sa sœur Arlette, épouse Belin, qui habite tout près, à Sanary. Même s'ils ont été remplacés par les Paya, Wassong, Lapoule, Marquetti, Gonalons (prononcez Gognalons), Jacqueline Dahan, épouse Auchère, qui avait, cette fois, accompagné sa sœur Hélène, et la tribu des Gomila (les 7 enfants et la mère, du haut de ses 95 printemps, pour la première fois réunis depuis l'Algérie quittée en 1962. Difficile de faire mieux) et autres Cortès ou Delalande, nous en avons ressenti une légère frustration.
De Saint-Eugène centre, il y avait aussi Gérard Bavois que l'on n'avait pas revu depuis quelques années, et bien d'autres. Le grand mérite en revient aux deux organisateurs, France et Serge Domenech, et à leurs deux complices, Alain Hanana et Dédé Turc, lesquels deux habitent la localité et avaient incité les Domenech à situer depuis 2006 la réunion dans ce lieu si ressemblant à Sidi-Ferruch, au vent près. On pensait en effet que le temps serait beaucoup clément que l'an dernier, où déjà ce vent, avait quelque peu rafraîchi les enthousiasmes, une grande partie de la matinée, et propulsé les présents sur le sable de la plage… au soleil. Là nous étions un mois plus tard ou presque et en plein été, nous pensions suffoquer, mais Éole en décida autrement. Pour autant la réunion était toujours aussi sympathique et la preuve en est que, pour les plus assidus, elle se prolongea même tout le dimanche 1er juillet. On en redemande.
L'apéro, avec le maire de la commune et sa Blidéenne d'épouse, reçut comme l'an dernier un franc succès, et chacun de s'extasier sur la variété et la quantité de la "Kémia", mais sait-on seulement que ce sont les deux organisateurs, France et Serge, qui mettent la main à la pâte sans que personne ne paie quoi que ce soit. Rien que pour ce geste je vous demande un hip, hip, hip hourrah énorme à l'endroit de nos deux amis.
Gérard STAGLIANO.
Le 01/06/2007 : La Croix de Camargue
A partir du 1er juin 2007 Bernard et Sandrine vous accueilleront à
La croix de Camargue.
Bar Brasserie Snack Glacier, restauration rapide, menus, plat du jour.
Apéritifs et Kémias offerts à votre première visite
Très prochainement salle pour toutes vos réunions : d'amis, de famille, simple réunion, Mariage, Communion, Baptême, etc…
Gratuite jusqu’en 2009 si :
1)Vous êtes de Pointe Pescade (inscription sur le site : www.pointe-pescade.123.fr)
2)Vous êtes membre de l’APPP (liste fournie par Jean Bidal)
3)Vous êtes membres de l’ABBR (liste fournie par Jean Louis Garcia)
4)Vous êtes présents à la Londe les Maures en 2007 (France et Serge Domenech)
5)Vous avez réservé une ou plusieurs places au concert de Jean Paul Gavino
Pour sa tournée 2007 (sur présentation du billet)
6)Vous avez ou allez participer à la croisière novembre 2006 ou allez participer à la croisière 45 ans après avec le club des croisières (liste fournie par Yves Bergauzy)
Tel : 06 64 93 70 05
Ouvert chaque jour de l’année
Pour vous occuper, jeux électroniques, billard, baby-foot
Dans les plus brefs délais organisation de soirées concerts
Les plages à seulement 10 kms
Narbonne à 7 kms
Béziers à 20 kms
Sur la nationale 9 en direction de l’Espagne
Le 06/05/2007 : Vous en souvient-il ?
Tout de suite après la guerre, je parle de 1939-1945, il y avait à Saint-Eugène, un marchand de poissons ambulant qui parcourait de la mairie aux Deux-Moulins, toute l'avenue Maréchal-Foch, et revenait par le boulevard Pitolet pour vendre ses poissons. Ma mère surveillait son passage, toujours bruyant pour attirer le chaland bien évidemment. Quand il arrivait sous l'immeuble de Pierre Portelli, au 166 bis, où nous habitions, il déposait son cageot par terre, mais la marchandise était dissimulée sous un linge humide, un sac de jute imbibé d'eau, pour que le ou les poissons ne souffrent pas trop de la canicule. Ma mère sortait la tête et le haranguait de la fenêtre de sa chambre, depuis le 3e étage : "Qu'est-ce que tu as de bon aujourd'hui ?" Pour n'obtenir que la même et lancinante réponse, péremptoire de surcroît : " Descends !".
Le plus souvent, il avait de grosses crevettes rouges *, la maternelle en prenait 1,500 kilo pour deux francs six sous, qu'elle nous préparait de deux manières, avec les grosses têtes et leurs pattes qu'elle écrasait dans un gros pilon de marbre gris, elle faisait une soupe de poissons très odorante, mais moins que celle qu'elle faisait avec les crabes que nous attrapions sur les rochers de la plage de l'Indépendance, les crabes à poils jaunâtres ou « Ériphia Verrago » **. Quant aux belles queues, elle nous les préparait en court-bouillon mayonnaise.
D'autre fois, elle faisait les crevettes, entières, à la sauce armoricaine avec des pâtes, le plus souvent des spaghetti qui avaient la prédilection paternelle. D'autres fois, c'était un cageot entier de rougets de vase, les plus goûteux, comme chacun sait, qu'elle faisait frire légèrement farinés et qu'elle présentait à table en montagne, toujours pour deux francs six sous. Si d'aventures, nous rechignions à les dévorer, c'était mauvais signe. Et à la fin du repas, on avait droit au thermomètre au trou du pet, l'histoire de vérifier s'il n'y avait pas anguille sous roche : angine, rhume des foins etc.
Mais la mémoire maternelle vacille sur le prénom du vendeur ambulant, elle ne se souvient plus du prénom, elle avance Azziz mais sans conviction, moi, mais je ne sais pas pourquoi, je dirai Areski. Sans l'affirmer.
Sur la fin, ce brave ne déambulait plus, on lui avait octroyé une petite voûte, à l'arrêt de la mairie de Saint-Eugène, il y avait d'un côté, la montée en macadam pour aller au chemin des chèvres et à Notre-Dame d'Afrique, qui débutait devant la villa des Chanlon et du moutchou qui vendait le beurre arabe, de l'autre un escalier confortable qui rejoignait cette montée. À la base de l'escalier, du côté de la Poste, c'est là que se trouvait la voûte, et notre Areski ou Azziz ! Vous en souvient-il ? Et du prénom dudit poissonnier ? . . . .
* Ces crevettes sont curieusement appelées "gambas" de leur nom espagnol sur la Côte d'Azur ou la plupart des gens sont Italiens d'origine. (Voir photo) .
** À Marseille, ces crabes poilus sont appelés des Fioupélans, un joli nom en l'occurrence. (Voir photo) .
Gérard STAGLIANO
Le 04/06/2007 : Pour information des internautes :
La série de 3 films "Les pieds-noirs,histoire d'une blessure" de Gilles PEREZ qui a été diffusée au 1er semestre 2007 sur France 3 régions et france 3 national , qui a fait l'objet de projections publiques organisées par les producteurs TREIZE AU SUD à Marseille, Paris, Bordeaux, Biarritz, Limoges, Perpignan etc...., est disponible en DVD sur le site France télévision distribution au prix de 24.99 euros avec des bonus - ce sont les mêmes films découpés différemment (3 à la télévision, 2 en projection ou en DVD).
http://boutique.francetv.com/sommaire.asp?
Alexandre Cazères - Conseiller aux Documentaires France 3
7 Esplanade Henri de France 75 907 PARIS CEDEX 15 - D 510
Tél 01 56 22 71 26 Fax 01 56 22 72 62 Mobile 06 12 13 87 19
Alexandre Cazères
Le 28/05/2007 : L’école des Bains Romains
Si je n’ai pas usé mes fonds de culottes sur les bancs des universités, je n’en suis pas si contrariée ! J’ai suivi mon petit bonhomme de chemin joyeusement, mettant à profit les acquis de la " communale . " et du lycée Lazerges .
C’est bien-sûr de la petite enfance que je garde les souvenirs les plus pittoresques et lorsque que regarde la photo de classe année 50/51 ., une bouffée de petits bonheurs me pousse à abonder le site de quelques témoignages.
A cette époque nous rentrions directement en cours préparatoire, sans expérience de la communauté. La discipline ne nous effarouchait pas, il me semble. Avec, comme enseignante, la Directrice de l’école des filles, Madame Biscos, nous n’avions pas d’autre choix. Si ma mémoire est bonne : elle était la marraine de Renée Galtier ..
La journée était ponctuée d’un quotidien régulier : chant pour bien commencer la journée,- quelques fois Madame Biscos quittait la classe, fâchée après Monsieur Gaubert, Directeur de l’école des garçons, qui faisait chanter ses élèves un peu trop fort " par la fenêtre ouverte, bonjour, bonjour, par la fenêtre ouverte, bonjour le jour…. " les éclats de voix nous glaçaient. Un petit hall d’entrée séparait les deux classes.
Puis, morale ou instruction civique : phrase inscrite d’une belle écriture sur le tableau noir ; apprentissage de l’orthographe : voyelles puis consonnes , mots, phrases ; calcul puis calcul mental avec résultat inscrit sur l’ardoise levée au-dessus de nos têtes.
Les illustrations du livre de géographie nous transportaient, nous les enfants du bord de mer, vers des paysages verdoyants, montagneux. Comment des maisons flottantes, nommées péniches, pouvaient-elles servir d’habitation principale, pour famille ? Traverser la France jusqu’à la Hollande avec ses moulins, ses tulipes ?!
L’exigence de cette enseignante terrorisait certaines élèves. Des claques pleuvaient, des tresses et des oreilles s’étiraient – Marietta en a même perdu sa boucle d’oreille qui lui venait de Majorque -.Il me semble, qu’avec les résultats obtenus par ses élèves, la fierté de notre institutrice était immense ; surtout vis-à-vis de son homologue qui préférait très souvent amener ses élèves, au champ voisin, pratiquer le " plein-air " dont nous n’étions pas privées .-
C’est d’ailleurs, la seule fois de ma scolarité, en CM2, alors qu’elle avait repris une classe unique CM2 et Certificat d’étude, que j’ai obtenu un Prix d’Honneur . !
Il faut ajouter que mon papa, très exigeant aussi, m’avait bien initiée à la vitesse des trains qui se croisent et au débit des robinets qui fuient…
Grand, était le sapin de Noël que toutes les élèves, de confessions différentes, d’ailleurs, décoraient dans sa classe, – plus grand que chez les garçons ! – Beaux, étaient les bouquets de roses qui parfumaient cette classe : certaines élèves apportaient le " bouquet à la maîtresse ". Propres, étaient nos petits bureaux à cases en bois avec encriers blancs, sur l’extrémité droite : les samedis après-midi, nous les frottions à la bougie, et à l’aide d’un chiffon de laine et d’huile de coude, les faisions briller. Peu d’élèves amenaient de la cire, nous étions pour la majorité issus de milieux modestes.
Après cette activité, la fin de l’après-midi variait : inspection des ongles et des cheveux qui étaient à nouveau vérifiés le lundi matin, après la grande toilette du dimanche, dans la lessiveuse ; initiation à la couture : abécédaire au fil rouge sur canevas gros trous ; projection d’un petit film pour toute l’école, dans une salle obscurcie.
Les " punies " restaient derrière le tableau noir en attendant la sortie. Sur le chemin du retour nous rentrions joyeux, accompagnées par le chant du coucou.
Une fois par an, nous avions le devoir de vendre au voisinage des timbres très colorés. La recette était destinée à l’Institut Pasteur. Certaines élèves dégourdies n’hésitaient pas à proposer leurs services, en prenant d’emblée trois carnets : je les soupçonnais de les vendre à leurs parents….
Le vaccin BCG était assez récent, et lors de la visite médicale annuelle nous devions, à la queue leu leu, subir le test de la " la plume qui griffe ", sur l’avant-bras gauche, que l’on appelait " cuti ". C’était une récréation pour certaines et une angoisse pour d’autres.
Très joyeux, le retour du dernier jour de classe où nous rentrions chargées de tous nos cahiers de l’année écoulée en chantant " Gai, gai l’écolier, c’est demain les vacances, les cahiers au feu, la maîtresse au milieu ". J’aimais beaucoup cette maîtresse. Elle invitait ses élèves à un goûter, chez elle, lorsqu’elles la quittaient pour fréquenter le collège ou le lycée. Cette fois c’est nous qui étions fières. Elle est décédée lorsque je fréquentais le lycée. Longtemps je l’ai rêvée. Je reconnaîtrais encore son parfum.
Après la classe, ou le jeudi, nous nous retrouvions par quartiers. Nos plaisirs variaient selon notre imagination, transformant la " plate-forme ", en far-west. Indien et Cow-boy –Jean-Yves Ampart et Alain Mirade - s’affrontaient. Aubergistes et infirmières – Marie-Jeanne Ampart, Elisabeth Greck , Fatima ., Rabeira Moulay . et moi-même-, attendions la fin des hostilités, pour soins et repas.
Et le rituel élevage de vers à soie stocké, quelques semaines, dans des boîtes en carton !. La métamorphose du vers en papillon, servait de " leçon de choses ". La famille Moulay, généreusement, nous autorisait à grimper sur l’unique arbre de son patio, pour cueillir les feuilles de mûrier.
Souvent, après une bonne averse, nous partions dans le champ voisin ramasser les petits gris ; nos paniers à salade en regorgeaient. Un jeûne de trois jours leur était prescrit par nos mamans pour mieux les cuisiner avec la " chouchouka ".
Il reste toujours en nous une part d’enfance, paraît-il. Quelle chance d’avoir vécu celle-là !.
Michèle Pastor-Mari.
Le 30/05/2008 : RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER : LA LONDE, le SAMEDI 28 JUIN 2008
LA LONDE SAMEDI 28 JUIN 2008.
Pour la troisième fois, France et Serge DOMENECH et leurs amis Saint-Eugenois, organisent le grand rassemblement des anciens de la commune : Saint-Eugène, Deux Moulins, Pointe-Pescade, Miramar, Bains-Romains, Baïnem, etc . . . le samedi 28 juin 2008, « Journée Pique-nique » à Londe les Maures, sur la plage de l’Argentière sous les pins, à partir de 9 heures (comme à Sidi-Ferruch . . . . .). Nous sommes tous (Bainrominois, Baïnemois, Pointus, amis et gens de la côte), cordialement invités à participer à ce rassemblement, à ces retrouvailles, à cette cure de souvenirs de jeunesse qui ne peut être que bénéfique.
Un grand apéritif sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer. Bien entendu pas « de feu ».
Serge et France DOMENECH Les Pennes Mirabeau, 17 Avril 2008
La Voilerie
1, Rue du Castelet
13170 – LES PENNES MIRABEAU
Tél. : 04.42.02.60.04 – 06.16.46.14.61
e-mail : franceserge.domenech@free.fr.
Chers Amis Saint-Eugénois,
Pour la troisième fois nous allons réunir tous les St Eugénois
Le Samedi 28 Juin 2008
à La Londe les Maures
Le rassemblement des anciens de la Commune (St Eugène, Deux Moulins Pointe Pescade, Bains Romains, Baïnem, etc…) se tiendra sur la plage de l’Argentière sous les pins (comme à Sidi Ferruch…).
RENDEZ-VOUS A PARTIR DE 9 HEURES
« JOURNEE PIQUE-NIQUE »
Aidés de Lucette GATT-LARCIER et des locaux Dédé TURC et Alain HANANA, nous espérons que cette réunion des anciens de notre belle commune d’ALGER sera une réussite et vous invitons à y participer.
Un grand apéritif (avec beaucoup de kémia) sera offert. Pour le repas de midi, ceux qui viennent en voiture sont invités à porter tables et chaises de camping et de quoi se restaurer.
Bien entendu pas « de feu ».
Pour ceux et celles venant de loin (train…), pas d’inquiétude : ils mangeront avec les amis présents.
Si vous souhaitez dormir sur place, nous avons pris contact avec la résidence hôtelière l’AGELONDE –très proche du lieu de la réunion- (bulletin de réservation joint à nous retourner). Merci par avance.
Les Associations des anciens de Bains Romains et de Pointe Pescade, ont décidé de se joindre à nos retrouvailles et nous pensons réunir cette année 300 à 400 personnes. Beaucoup d’entre nous ne s’étant pas revus depuis notre départ d’Algérie, il est souhaitable que chaque participant porte un badge avec son nom (de jeune fille pour les dames) et son quartier afin de se faire reconnaître.
Nous sommes tous sur le chemin du retour et une petite cure de souvenirs de jeunesse (non remboursée par la Sécu) ne peut faire que du bien !
Alors ! Soyez nombreux à nous rejoindre le 28 Juin
POUR UNE BONNE ORGANISATION ET UNE BONNE GESTION MERCI DE NOUS CONFIRMER VOTRE PARTICIPATION
Le Dimanche 29 Juin –tous ceux venant de loin… et même les autres… pourront se retrouver sur la plage pour une journée détente..
Amitiés nostalgériques de France et Serge DOMENECH
P.J. – Bulletin réservation pour AGELONDE – Plan Agelonde -
(cliquez pour lire la suite ...)
Le 10/06/2007 : Le Rassemblement d'UZES, certains étaient absents, nous avons pensé à vous.
Aux Echos de l’Amicale des Enfants de l’Algérois, on nous rappelle que le 2ème Dimanche de Juin, c'est-à-dire :
DIMANCHE 10 JUIN 2007., c’est le Grand Rassemblement National et ‘même’ International des Enfants de l’Algérois, au Camping du Val de l’Eure à UZES dans le Gard.
Pour la première fois de ma vie, j’ai participé à ce grand rassemblement pied-noir : le rendez-vous traditionnel de l’Amicale des Echos d’Alger que préside Francette Mendoza. Il a toujours lieu le 2ème dimanche de Juin, et, cette année, l’association fêtait son quarantième anniversaire. (vue générale).
Le site est plaisant : le camping municipal d’Uzès, vide de toute installation à cette date, situé dans un large vallon ombragé par des platanes centenaires . Des petits ponts de bois et de cordes enjambent une rivière. De l’autre côté, s’étend un vaste pré ensoleillé .
Nous sommes arrivés à quatre : Solange, Marylise, Gérard et moi, tous quatre anciens élèves de l’école de la rue Roland de Bussy.
Je connais Solange depuis la Maternelle et l’ai suivie jusqu’en 5ème. Nous ne nous sommes jamais perdues de vue. Marylise, je l’ai retrouvée par le biais d’Hervé Cuesta et de son site http://tournantsrovigo.fr en Janvier dernier.
Coïncidence, j’ai appris qu’elle avait une maison de vacances à 4 km de mon domicile. Depuis, nous nous voyons souvent.
Gérard, lui, était dans notre classe en Maternelle, seule classe mixte avec le CP peut-être, dans cette école catholique. Nous ne nous sommes pas revus depuis 53 ans !
Des centaines de personnes arrivent peu à peu, des familles de toutes générations, des groupes d’amis.
Nous repérons le panneau des Tournants Rovigo., saluons Hervé Cuesta et Bernard Venis aux jambes tatouées. Hervé nous présente son épouse. Puis, Solange et moi, nous allons voir les panneaux de Pointe Pescade et de Bains Romains.
Si pendant l’année scolaire j’habitais la rue Roland de Bussy à Alger, en bas des Tournants Rovigo, les dimanches et l’été, je les passais chez mon arrière grand-mère aux Bains Romains et Solange, chez sa grand-mère à la Pointe. Hélas, personne de ces lieux enchanteurs n’était là.
Nous échangeons quelques mots avec une dame des Horizons Bleus. Elle fréquentait l’école de la Pointe, est retournée deux fois là-bas et a toujours été bien accueillie.
Nous repérons des stands de bonnes victuailles comme là-bas : soubressade , cocas, mounas, makrouds, cornes de gazelle… nous faisons nos emplettes pour le pique-nique. Puis, la messe commence en plein air. Une centaine de volontaires y assiste. Le prêtre qui officie, le Père Garcia, est natif d’Oran. Il est curé de Carqueyranne, dans le Var.
La bannière de Notre Dame d'Afrique est dressée sur le côté de l’estrade.
Se recueillir pour savourer ces retrouvailles, intérioriser le bonheur d’être là, tout simplement avec ces amis du fond des temps. Le monde n’est pas qu’à feu et à sang. Les instants magiques comme celui-ci sont milliers.
Je photographie Solange et Gérard avec la bannière de Notre-Dame d’Afrique. La Basilique, nous l’avons bien connue. Nous y sommes montés le jour de notre « communion solennelle ».On y fait encore à l’heure actuelle, oui, en 2007, sa première communion.
Nous retrouvons enfin les deux Monique., arrivées la veille à Uzès, toutes deux avec de la famille. On tchatche, on écoute, on ne sait plus par où commencer. Nous parlons de notre école.
Fondée par les Sœurs de la Congrégation de la Doctrine Chrétienne, elle existe toujours, et s’appelle « l’Assomption » comme autrefois, traduit bien sûr en arabe. Cependant, les Sœurs l’ont quittée en 1976 pour rejoindre leur maison-mère à Nancy. Elles ont laissé derrière elles une école qui fonctionne bien et accueille maintenant 700 élèves, en primaire uniquement.
Avant 62, les filles pouvaient y étudier de la Maternelle à la Terminale. Mais nous n’étions que 400 élèves environ.
L’école a été agrandie. Une aile supplémentaire a été construite à l’emplacement du petit jardin, entre la rue et la cour. Le Portail d’entrée se trouve maintenant en haut de la rue Boubzari (ex- rue Roland de Bussy), à l’angle avec la rue Mogador. La chapelle est toujours au premier étage, mais est désaffectée.
Je tiens ces informations d’un ancien voisin algérien qui est allé interviewer le Directeur. Celui-ci reçoit, paraît-il, la visite d’anciennes élèves de temps à autre.
Tout le monde s’attable par-ci, par-là, ou bien s’assoit par terre. Certains sont venus avec leurs camping-cars et font table commune avec leurs voisins. Gérard qualifie ce campement de « Casbah mobile ».
L’après-midi, Stéphane Petit, le sosie de Florent Pagny, et Jean-Paul Gavino chantent. Un bal est donné. D’autres font des concours de pétanque ou de belote. Nous, nous bavardons. Je me promène aussi en cherchant des têtes connues. Je ne reconnais que Françoise Mesquida dont la photo figure sur les livres qu’elle a écrits. J’entends avec délectation l’accent pied-noir, contemple un tatouage étonnant sur les bons biceps d’un ancien de Belcourt, le quartier d’Albert Camus et de l’une de mes grands-mères.
De gentils voisins de pique-nique nous font goûter un peu de Sélecto, potion magique qui nous fait retomber en enfance…
Mais il faut repartir prendre le train…déjà. Il nous reste les nombreuses photos pour revivre cette belle journée et internet pour ne pas se re-perdre de vue.
Mille mercis aux organisateurs, à Francette Mendoza, à Hervé Cuesta qui nous a si bien accueillis et à ceux qui nous ont offert l’anisette.
Stand des Armoiries de l'Algérois.
Camille Dumont-Desgoffe (ép. Delpla)
Le 15/03/2007 : Souvenirs de Fernand Mari,
A mes enfants Marc et Marianne
Souvenirs de Fernand Mari,
votre grand-père maternel
(1922-1957)
Extrait : Les 4 Saisons
……« Fernand était contemplatif et sensuel aussi, je pense. Il aimait nous faire partager son goût pour la nature qu’il respectait ; ses sens captaient les plus infimes éléments qui composent la beauté de l’environnement. A chaque saison sa différence : du chant d’un oiseau à son plumage pour mieux le reconnaître, de la lumière d’un ciel changeant, d’un soleil couchant sur la mer, du parfum des algues après la tempête ou du contact de la neige qui nous brûlait les doigts.
Avec le printemps commençaient les balades en forêt, les pique-niques joyeux. Avec son sens organisateur et bricoleur, le confort se transportait : une petite valise en bois, de sa fabrication, contenant la vaisselle en fer blanc, et puis la balançoire qu’il suspendait entre deux solides branches d’un pin parasol. J’ai un souvenir précis de la fabrication de cette balançoire : en sciant l’assise en bois, la scie avait glissé et il s’était blessé à la cheville, j’en avais été impressionnée. Quelquefois, nous ramenions un rouge-gorge blessé – d’où mon attirance pour cet oiseau rustique qui vole de buissons en buissons -, quelques têtards que je gardais quelques semaines dans une cuvette, sous la glacière, et dont j’admirais la métamorphose physique chaque jour.
Les étés paraissaient longs et les activités multiples. Je l’accompagnais à la pêche, au pied de notre habitation. Il me confectionnait une ligne qui souvent s’accrochait aux rochers et se rompait. Ma maladresse devait le déranger dans ses moments paisibles et il me chargeait alors de ramasser des vers, à l’aide d’un chiffon contenant une pierre de sulfate de cuivre, les meilleurs appâts. Mes cousins, Alain et Jean-Jacques partageaient cette activité tous les ans alors qu’ils passaient un mois chez nous. C’étaient des fans de la pêche ! A table il y avait bonne ambiance. Mon père adorait faire des blagues et en raconter. Un verre baveur, une mouche en plastique qui remonte à la surface du café le sucre fondu, une petite pompe dissimulée sous l’assiette de soupe qui la fait vaciller sur la table, une panoplie de farces et attrapes qui animaient nos repas de vacances scolaires. Nous dînions dehors, sous la véranda faite de lattes, par lui. Il faisait très chaud l’été et les lézards couraient au plafond. Je me demandais comment ils pouvaient ainsi courir, à l’envers !
Après dîner, les activités étaient variées. Mon père installait le projecteur de films dans la véranda et nous suivions avec grand plaisir les aventures de « Laurel et Hardy » ou de « Charlot ». Les films étaient muets et nos commentaires couvraient le bruit du moteur. Nous partions aussi en famille faire de longues promenades, les yeux levés au ciel pour contempler la galaxie et pointer les étoiles filantes ou rivés sur la queue lumineuse d’un beau ver luisant ou attentifs à la trajectoire du rayon du phare du Cap-Caxine. Nous étions aussi tout ouïe aux concerts des grillons.
1953 – Fernand, Jeannette, Josette, Paulette, Jean son mari,Jean-Paul, Moi et Robert, Annie, X, André et Chantal .
Très peu de familles partaient en vacances. Nous avions sur place tous les attraits de la douceur de vivre. Quittaient le territoire pour le Continent ceux qui y avaient de la famille. Ce n’était pas notre cas. Même si la mer était à nos pieds, mon père était toujours partant pour la fantaisie et le dépaysement. Aussi, durant ses congés annuels, il n’hésitait pas à charger sa « traction-avant » du matériel rudimentaire de camping. Paulette, Josette et leur famille ont fait partie de ces belles aventures. Destination le Chenoua - depuis 1914 région d’extraction de marbre - à 60 Kms à l’ouest d’Alger, près de Tipasa. Je me souviens d’une immense plage entourée de falaises, accueillant des toiles de tente occupées par une nuée d’enfants mal fagotés, nu-pieds, en liberté surveillée. Des Romanichels !
L’automne c’était la cueillette des cyclamens, des champignons et des arbouses en forêt de Baïnem. Les arbousiers étaient alors rouges de petits fruits mûrs. Je garde un souvenir particulier pour l’une de ces cueillettes : perchée sur les épaules de mon père, je tenais sa gibecière, bien qu’il ne fût pas chasseur, qu’il remplissait allégrement, et que je vidais goulûment. Evidemment, la nuit fut difficile et maman passa une partie de la nuit dérangée par mes vomissements.
L’hiver, la Citröen parcourait les 65 kms de route sinueuse escaladant les pentes de l’Atlas tellien. Enfin Chréa – 1 525 m d’altitude - et la neige ! Cette unique station de sports d’hiver, couverte de cèdres majestueux, qui faisait notre bonheur était assez déserte car rares étaient ceux qui avaient un véhicule.
Chréa Février 1955 –Debout à gauche Robert, André et moi à droite.
De la bataille de boules, au modelage du bonhomme de neige et à la glisse sur la pente douce, le froid paralysait mes doigts et je finissais souvent la journée en larmes, car les gants de laine tricotés par maman n’étaient pas la protection idéale.
Durant cette saison humide nous restions souvent à la maison. Fernand s’adonnait à ses passions : la philatélie, le dessin et la peinture. Inscrit par correspondance à une école parisienne d’art graphique, il devait effectuer des croquis et dessins dont les thèmes lui étaient imposés, à l’encre de chine, au crayon, ou peinture ; perspectives, objets divers, études de position d’êtres humains, d’animaux. Cette activité se pratiquait, le dimanche dans la cuisine. Ses modèles évoluaient à sa portée : « Minette », la chatte noire pelotonnée sur une chaise, « Miss » couchée à mes pieds, « Maman » baignant les enfants dans la lessiveuse ou « Moi »………
Michèle Mari.Pastor
Le 04/04/2007 : Les Rameaux
Etait-ce le retour silencieux des hirondelles, respectueuses de notre somnolence post-hivernale, qui ponctuait le prélude au renouveau du printemps et aux rituels qu’il engendrait ?
La machine biologique reprenait son tempo « allegretto », la nature faisait peau neuve. Et puis, comme si durant notre léthargie tout avait été empoussiéré, nos habitations s’animaient ! On poussait les meubles, les vidait, les cirait. On sortait les sommiers, les aérait, les brossait. On étendait les tapis, les battait.
La « tête de loup » - boule de poils noirs au bout d’un long manche – courait au plafond, supprimant les toiles que les araignées auraient pu tisser ; quant aux journaux, indispensables à maints usages, humides, ils rendaient aux vitres, leur effet cristallin.
(Michèle Avril 1947).
Du sol au plafond tout y passait. Cette folle énergie se nommait : « le nettoyage du printemps ». Cela laissait envisager des journées plus longues et joyeuses, des activités variées et des évènements attendus.
Le premier était les « Rameaux », occasion de notre première grande sortie à l’église, tout de neuf vêtus, et surtout munis de notre encombrant rameau garni de breloques en chocolat.
L’objet plié et rangé depuis l’année précédente, dans une feuille de journal, réapparaissait à l’occasion de ce grand chambardement. Une branche centrale et quelques autres latérales, très joliment enrubannées, de rose pour les filles et de bleu pour les garçons, formaient ce qui servait à suspendre ces breloques.
Garnis et encombrants, ces « engins » se suspendaient alors en hauteur, à un lustre ou tout autre suspension.
Le dimanche venu, il fallait alors parcourir le grand kilomètre qui nous séparait de l’église pour faire bénir le tout. La tentation de décrocher une cloche, un œuf ou de lécher l’orange confite qui brillait sur le haut du rameau, était grande ! Je me demande si nous n’y avons pas cédé, mon frère André et moi, cachés derrière un pilier, à l’intérieur de l’église. Toujours est-il que nous étions impatients à ce que l’Abbé Juan en finisse avec sa liturgie ! Nous n’étions pas impies, juste des enfants gourmands comme tous les enfants !
Michèle Mari.Pastor
Le 21/03/2007 : Le Mérou de Marcel et Jean, été 1941
Il y avait dans un creux de rocher un "monstre" qui occupait les pensées de mon frère et de mon mari. Une énorme gueule, un corps marron puissant, une queue majestueuse !!!...
Comment le traquer ce beau mérou?
C'était un projet sérieux car il représentait des kilos de nourriture en cette période de restriction de l'été 1941 où tomates et poivrons étaient bien accueillis quotidiennement faute de mieux.
Grande discussion!
On ne l'attraperait pas avec les rares crevettes gardées dans du sel avant d'en attacher des petits bouts aux hameçons pour tenter girelles et vidroits multicolores. Non, il fallait un vrai gros poisson blanc!
Or, on vit arriver un jour nos deux hommes avec un sar d'au moins vingt cinq centimètres, on en avait l'eau à la bouche!
Mais non, il était pour le mérou!
En effet, il lui fut offert, solennellement, par une belle nuit de lune. Attaché à un gros hameçon, celui-ci bien serré au bout d'un fil électrique fixé à un rocher solide, tout cela près de sa caverne.
Puis, on s'endormit en rêvant ... et de bonne heure le lendemain, ils le trouvèrent occupé à son festin et purent l'embrocher au fusil harpon.
Il pesait 17 kg ! . . . .
Vite, on fit cuire la tête pour en faire une bonne soupe et on se régala !
Pour le reste, quel travail et quelle patience!
Il fallut découper les morceaux, les placer dans du sel sans qu'ils puissent se toucher, après plusieurs jours jeter l'eau, enfiler les morceaux dans des cordelettes et les faire sécher au soleil, tantôt sur l'un des balcons à l'est puis sur l'autre à l'ouest et le soleil perfectionnait le travail.
Il y avait toujours des pâtes malgré la guerre car le blé comme la vigne continuait à pousser. Quels bons repas nous avons faits avec une sauce à l'huile d'olive et à l'eau car il n'y avait pas de lait alors! Grâce à la patience de Marcel et Jean nous avions ainsi des repas substantiels et délicieux.
Bravo à nos pêcheurs !!! .
Solange Carayol
Le 21/03/2007 : LE POISSON ROUGE EN BALADE
Ce joli poisson, fallait-il le laisser rue Charras où il faisait déjà si chaud ? Impossible ! dirent Marie-Geneviève et Solange ! Trois jours de vacances à la Pointe Pescade lui feront beaucoup de bien.
Et nous voilà à la recherche d’un taxi pour enfourner tout notre barda, le couffin bien plein, le petit bassin à poisson rouge gagné dans une loterie, quelques jouets qu’on ne voulait pas abandonner et notre chien Doré en laisse.
Il nous fallait une auto stable, surtout pas une DS qui nous avait toujours coûté des nausées désagréables. Pas de taxi en bas de notre rue ! On prendra l’autobus jusqu’à la Place du Gouvernement où se dresse la statue équestre du duc d’Orléans. Deuxième autobus qui nous mène à Bab-el-Oued et nous admirons au passage sur les étals les milliers de pastèques vert foncé et de melons de toutes les nuances de jaune. Un peu plus loin, il faut descendre d’autobus car rien ne va plus dans les estomacs délicats de ces demoiselles !
Quelques dizaines de mètres le long du Boulevard Front de Mer ramènent le calme et la santé au cœur du poisson rouge et de nos filles. Un autobus passe, on fait signe. Cette fois, il va jusqu’à Baïnem, Guyotville et Sidi Ferruch. Et ce fameux bus nous emmène enfin au but de nos petites vacances, comme aux beaux jours tous les jeudis, chez Jeanne Bertrand, grand-mère gâteau et jardinière, Villa Les Tamaris, avenue Villalba à la Pointe Pescade.
Quelle joie sous les tamaris et les lauriers roses et blancs, près du grand bougainvillier violet, sans oublier les baignades interminables à la crique. Quand nous descendions la pastera, c’était l’aventure pour aller par la mer retrouver Camille et sa famille aux Bains Romains ! Que de jeux, de cris et de rires sur la petite plage face au Grand Rocher de Camille et que de plongeons, des bombes et … des plats aussi ! (voir photo)
Au retour, nous revenions avec le poisson rouge, le chien et le couffin en tram et bus le long du boulevard Front de Mer. Mais arrivées au carrefour de l’Agah, Solange et Marie-Geneviève se sentaient un peu barbouillées. Devinez le remède ?
Il était dispensé avec un bon sourire par un gros Mozabite, marchand de beignets. Juste avant l’impasse du Caravansérail se trouvait un garage et au bout, une niche dans le mur, tapissée de ces fameux carreaux de faïence volés par les pirates barbaresques turcs aux bateaux européens en Méditerranée.
De cette caverne sortait une odeur de friture délicieusement sucrée et miellée, et de ses longs doigts, le dispensateur de ces délices tendait aux fillettes des beignets brûlants entourés d’un mince papier blanc protégeant leurs petites mains.
Toutes ravigotées, elles avaient la force d’atteindre la porte de l’ascenseur qui nous déposait enfin au 3ème étage, 8 rue Charras, et elles rêvaient au prochain séjour dans le jardin fleuri de leur grand-mère ou dans les vagues écumantes tout en contemplant le petit poisson rouge dans son bocal.
Que de belles journées ensoleillées et joyeuses nous avons passées à la Pointe Pescade et aux Bains Romains !
Yvonne Carayol, née Bertrand
Le 20/03/2007 : LES MERVEILLEUSES AMOURS JUVENILES
De notre belle jeunesse algéroise, de ses étés flamboyants et iodés, nous nous souvenons tous. Mais de nos premières amours bien davantage encore, sûrement.
Pour ma part, je devais être en troisième au Lycée Bugeaud et la veille au soir, j'avais connu mon premier baiser, le plus merveilleux de tous assurément et bien sûr c'est la demoiselle qui me l'avait posé sur des lèvres tremblantes d'émotion. Avec un goût de rose thé car de mère anglaise, elle était tenue de prendre le "five o'clock" traditionnel des English. Et le lendemain, c'était en classe d'Italien, avec un professeur métropolitain du nom de Boulay, que je réfrénais une folle envie de me lever et de le clamer. Je suis aimé et surtout j'aime. Je voulais que tout le monde le sache, j'éprouvais le besoin de le déclarer, à haute et intelligible voix, à la face du monde. Bien sûr, je ne l'ai pas fait mais j'en perdais le sommeil, je ressassais à l'envi ces instants délicieux qui m'avaient fait découvrir la vie, le grand frisson,une forme d'aliénation aussi qui me rendait taciturne quand je n'étais pas tout près de l'objet de toutes mes pensées. Elle répondait au doux surnom, de "Pinky", c'était en effet une petite rose pour sa mère, sujette de sa Très Gracieuse Majesté britannique, que le mariage avait anoblie et fleur-de-lysée. C'était au tout début des années 1950 et j'en garde une trace indélébile dans mon subconscient. À l'époque, les rapports filles et garçons étaient pudiques,hésitants, charmants. Et pour nous, Deux-Moulinois, il y avait la promenade test, qui consistait à aller se promener du côté de la Pointe-Pescade, depuis les Deux-Moulins, mais en passant par le bas, par le chemin de terre qui débutait après la plage Lebhar, et se terminait à la plage "chez Franco". Pourquoi la promenade test ? Tout simplement parce qu'au beau milieu, il y avait le tunnel, sombre à souhait et long de deux à trois cents mètres. On n'y voyait goutte et on semblait marcher sur des œufs dans cette obscurité. Si donc au sortir du tunnel, les couples n'étaient pas formés, si les bouches ne s'étaient pas soudées dans l'innocence de nos quinze printemps, c'était à désespérer de tout. Mais que je vous rassure, en ce qui me concerne, je n'ai jamais encaissé de refus, je n'ai jamais été repoussé. Non pas que j'étais sûr de mon fait, loin de là parce doté d'une timidité maladive… mais surtout aussi parce que je laissais indéfiniment mijoter mon plat. Et quand, enfin, j'avançais mon minois, c'est parce que j'avais subodoré son succès sans contestation possible et que le fruit était mûr, pour ne pas dire blet.
En revenant aux Bains-Romains, du 4 au 8 mai 2005, je suis descendu faire des photos au boulodrome, que je ne connaissais pas très bien, moi le Deux-Moulinois, et j'y ai aperçu un petit escalier discret et ombragé par un immense figuier (voir photo).
Et savez-vous à quoi j'ai pensé ? Tout simplement qu'il avait dû servir, à l'instar de mon tunnel, à pas mal de Bainsromanais pour déclarer leur flamme et faire éclore ces merveilleuses amours juvéniles. On ne demande pas confirmation, mais ceux qui oseront le dire et mieux encore l'écrire, ne sont pas obligés (ou obligées) de dire qui était l'autre. On ne veut pas le savoir.
Gérard Stagliano
Le 01/01/2006 : En mémoire à CHOUNET
" L'Histoire est en quête de vérité, la mémoire de fidélité "
François Hartog, cité par Marc Ferro "Les individus face aux crises du XXe siècle" Odile Jacob janvier 2005
Bains Romains est un village en bord de mer, à 9 km à l'Ouest d'Alger.
Aujourd'hui, 9 km, c'est la très proche banlieue d'une ville moyenne. À l'époque, entre 1945 et 1960, 9 km, c'était un trajet conséquent, de mémoire, une demi-heure à trois-quarts d'heure en autobus, sur une route étroite en bordure de mer, souvent encombrée, en particulier le dimanche soir.
Avant d'être Citoyen du monde, Européen, Français, Chartrain, Français d'Algérie, je suis Bainsrominois. Si j'ai des racines, elles sont profondément ancrées dans le sol de Bains Romains.
La motivation de ces mémoires c'est de faire revivre nos adolescences.
Mon adolescence, elle a baigné dans le bonheur, elle a été écartelée, déchirée, elle a pleuré d'émotion, elle s'est coltinée avec des sensations fortes, mais elle n'a jamais été seule.
Chounet
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