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Le 09/03/2010 : Bainsromains.com

ça déchire !!!

"Bains-Romains" est pour moi certainement, pour vous peut-être, un lieu de mémoire qui cristallise, les chaleurs de l'été en Algérie, la plage, les vacances, l'amitié, les bandes de copains, les retrouvailles familiales, les bons moments passés ensemble, les ventrées d'oursins et tous les souvenirs de la jeunesse.
“ Bains Romains ”, c'était, (mais peut-être est-ce toujours ?) plutôt un petit coin de paradis ensoleillé qu'un petit coin de parapluie, faible protection contre l'avalanche des soucis qui ponctuent la vie d'un adulte, surtout quand cette vie est ailleurs...

J'ai envie d'ouvrir un livre qui s'appellerait “ les 400 coups à Bains Romains ” pour y lire le soleil, la mer, la plage, les copains et les copines, les petits rougets, les oursins, les arapèdes, la voile, la planche (qui ne s'appelait pas encore le “ surf ”) dans les vagues et tout le reste qui ne demande qu'à remonter en surface.
Si chacun en raconte un tout petit peu, nous aurons bientôt une mémoire solide qui pourra servir de base à des tas d'histoires à raconter à nos petits enfants.

Chounet

Ce texte a été écrit en 2004 dans un but bien précis, à ce jour, le 27 octobre 2005 ce but n'est pas encore d'actualité, alors autant que ce texte serve de support au site.

Notre histoire commence vers le milieu du 19 ème siècle. A cette époque la région située à l’Ouest d’Alger comprise entre les faubourgs de la ville et Sidi-Ferruch est assez désertique. Il existe une route " carrossable ", en bord de mer, jusqu’à la Pointe Pescade et une ancienne voie romaine, quelque peu réaménagée, sur les collines de la future forêt de Baïnem, permet de rejoindre Sidi- Ferruch. Des faubourgs d’Alger jusqu’à Aïn Bénian, Guyotville n’existe pas encore, nous trouvons un peu d’agriculture et quelques fermiers dont les descendants, pour certains, sont encore là en 2004.
C’est au début du 20 ème siècle que tout se densifie avec l’existence de Guyotville et le développement de l’agriculture. D’autre part Alger se développe, ce qui favorise l’éclosion de résidences secondaires au bord de l’eau et des villages comme Bains Romains ou Baïnem vont voir le jour.
Toute cette partie de la côte algéroise est constituée d’un plateau rocheux qui surplombe la mer d’une quinzaine de mètres ; dans les anfractuosités de ces rochers des plages de sable apparaissent toutes plus belles les unes que les autres, certaines sont difficiles d’accès et les propriétaires de villas, terrains ou lotissements " les pieds dans l’eau " ont déployé des trésors d’ingéniosité pour ouvrir des passages et faciliter la plaisance en mer pour l’armada de nos célèbres pastéras.
Une route nationale longe maintenant ce littoral et toute la partie cultivée se situe en bordure de route et monte sur le versant des premières collines de la forêt de Baïnem.
St Eugène, Deux Moulins, Pointe Pescade, les Horizons Bleus, Miramar, Bains Romains, Villas Bains, Baïnem, Baïnem falaises, le cap Caxine et j’en passe, tous ces villages ou lieux dits qui chantent le soleil et sentent l’oursin, voient leur population considérablement augmenter en période estivale à la grande joie d’une jeunesse qui flirte certes, mais qui nage, plonge, pêche, fait de la voile et de l’aviron tout en profitant des plaisirs que procurent les balades en forêt de Baïnem.
L’eau est belle, transparente et salée, chaude et poissonneuse mais elle reste dangereuse. Les fonds marins sont de toute beauté et certains sont très impressionnants, mais tout ça c’est de la joie avec une pointe de grand frisson.
Cette jeunesse c’est nous, nos aînés ou nos cadets et nous gardons la mémoire du bonheur avec des moments très forts et des lieux mythiques, pour certains ce sera l’îlot de Guyotville ou de Miramar, pour d’autres la bosse du chameau, le rocher des rats ou le grand rocher, pour d’autres encore la plage du tir au pigeon, la plage des algues, la plage de l’archevêché ou la crique.
Les fêtes des villages à la mi-juillet ou à la mi-août ont marqué des générations entières par leur originalité et leur diversité. Des personnages hauts en couleurs, barreurs émérites, plongeurs chevronnés, pêcheurs aux grandes performances, grosses têtes ou sportifs de haut niveau pour employer une expression d’aujourd’hui, resteront dans nos mémoires pour ne plus nous quitter.
Notre histoire n’est pas terminée puisque nous nous retrouvons, plus de quarante ans après, comme si nous nous étions quittés hier, mais elle a, maintenant, une autre dimension. Elle est d’abord internationale puisque nous sommes dispersés aux quatre coins du monde, elle est ensuite très affective car nous avons tous plus ou moins le mal du pays, elle est enfin en passe de devenir immortelle puisqu’elle pourra être transmise.
Continuons de l’écrire cette histoire …

CHOUNET



 




 
 

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